Dernière chance ? Refusé en master : Les solutions pour décrocher encore une place après Mon Master
En bref
- La phase complémentaire de Mon Master s’achève, vous pouvez encore recevoir des propositions d’admission jusqu’au 19 juillet inclus.
- À partir du 20 juillet, il vous reste encore une chance d’obtenir une place en cas de désistements de candidats admis.
- Vous pouvez aussi saisir le recteur de région académique pour exercer votre droit à la poursuite d’études après une licence.
Refusé en master : comment la gestion des désistements de Mon Master peut vous aider
Vous avez été refusé en master après la phase complémentaire de Mon Master ? Tout n'est pas perdu. La gestion des désistements peut encore vous permettre d'obtenir une place en master à la rentrée. Vous pouvez également exercer votre droit à la poursuite d'études grâce à la saisine du recteur.
Vous pouvez encore recevoir des propositions d’admission en master à partir du 20 juillet via « la gestion des désistements ». Cette phase permet de redistribuer les places des candidats admis qui renoncent finalement à s’inscrire. Vous avez alors encore une petite chance d’intégrer un master pour lequel vous avez postulé.
Pour y prétendre, vous devez remplir trois conditions :
- avoir formulé des vœux lors de la phase complémentaire ;
- n’avoir accepté aucune proposition d’admission ;
- et disposer encore de vœux sur liste d’attente ou de candidatures pour un master en alternance.
Si c’est votre cas, vous n’avez aucune démarche à effectuer, votre dossier est automatiquement pris en compte pour cette procédure.
Mon Master : comment fonctionne la phase de gestion des désistements ?
Entre le 20 juillet et le 30 août, vous recevrez peut-être des propositions d’admission, que vous pourrez accepter définitivement ou refuser.
Respectez bien les délais de réponse indiqués :
- pour une proposition reçue entre le 20 juillet et le 17 août inclus, il faut répondre jusqu’au 18 août, 23 h 59 ;
- pour une proposition reçue entre le 18 août et le 29 août inclus, vous avez jusqu’au lendemain, 23 h 59, du jour où vous avez reçu la proposition pour répondre. Par exemple, si vous recevez une proposition le 20 août, vous avez jusqu’au 21 août, 23 h 59 pour y répondre.
Sachez que le classement des vœux réalisé en phase complémentaire reste valable. Ainsi, lorsque vous recevez une proposition de master vous perdez toutes les candidatures moins bien classées.
Durant la phase de gestion des désistements, vous pouvez continuer à chercher une entreprise si vous avez postulé à des masters en alternance. Cette possibilité est offerte même si vous avez entre-temps accepté une proposition d’admission pour un master hors alternance.
Enfin, si vous êtes encore placé sur liste d’attente après le 30 août : les universités pourront toujours proposer des places vacantes jusqu’au 27 octobre 2026. Vous devrez répondre avant le lendemain, 23h59 du jour de réception de la proposition.
Refus en master : comment saisir le recteur pour faire valoir votre droit à la poursuite d'études ?
En parallèle, vous pouvez saisir le recteur de la région académique dans laquelle vous avez obtenu votre licence, à partir du 20 juillet.
L’objectif : que le rectorat vous trouve une place en master pour la rentrée. Vous exercez ainsi votre droit à la poursuite d’études après une licence, instauré depuis 2017, année de la mise en place de la sélection en M1.
Pour que la demande soit recevable, il faut toutefois répondre à des critères bien précis :
- N’avoir reçu aucune proposition d’admission durant la phase principale ou la phase complémentaire ;
- Et avoir posé au moins cinq candidatures, dans deux mentions de master distinctes, dans au moins deux établissements différents, sauf dans les régions académiques qui ne comptent qu’une seule université.
Alors ne tardez pas trop, car vous disposez de 15 jours pour faire votre demande à partir du moment où vous avez eu votre dernier refus en master ou si vous avez reçu l’attestation de réussite en licence, après ce dernier refus.
Dans tous les cas, il faut attendre le 20 juillet, date d’ouverture de la plateforme de saisine.
Vous devez alors renseigner un formulaire, puis créer un compte pour y déposer plusieurs éléments : la preuve de l’obtention de votre licence, les relevés de notes de vos trois années de licence, les attestations de refus en master téléchargeables sur Mon Master. À ces documents s’ajoute une lettre de motivation qui présente votre projet.
Ensuite, le rectorat envoie votre candidature dans les universités où il reste des places dans des masters compatibles avec votre projet et votre licence. Et normalement, le recteur doit vous faire trois propositions d’admission. Vous avez huit jours pour y répondre.
Si elles représentent une chance supplémentaire d’obtenir une place en master, dans les faits, les saisines ne conduisent pas toujours à des propositions d’admission. En 2025, par exemple, seules 14 % des saisines ont abouti. Les masters en droit, en gestion et en psychologie, très demandés, concentraient les saisines.
Dernière étape pour les concernés : les demandes infructueuses sont transmises automatiquement à une commission d'accès au deuxième cycle de l'enseignement supérieur composée du recteur de région académique et des présidents des universités de la région. Cette année, la commission se réunira en septembre.
Refusé en master : tenter le recours gracieux auprès de l’université
Pour finir, il vous reste une dernière possibilité : faire un recours gracieux directement auprès de l’université.
C’est une option pour les candidats n’ayant pas accès à la saisine du recteur comme les titulaires d'un BUT, d'une licence professionnelle ou d’un autre diplôme de niveau bac +3.
Vous disposez de deux mois à compter de la notification de refus pour le faire. Chaque université dispose de son propre espace en ligne pour cette démarche.
Petit conseil si vous vous lancez : assurez-vous de présenter des arguments étayés, car votre candidature a déjà été étudiée par une commission d’admission ! Aussi, tout nouvel élément ou tout nouveau document pourra être pris en compte.
L’établissement a deux mois pour répondre. L’absence de réponse dans ce délai signifie un rejet du recours.
Vous pouvez alors contester cette décision auprès du tribunal administratif dont dépend l’établissement.