Poursuite d'études Mon Master 2026 : hausse des candidats et parcours de plus en plus variés
En bref
- La phase d’admission Mon Master 2026 commence le 3 juin pour les 270 000 personnes qui ont confirmé au moins un vœu sur la plateforme.
- Pour décrocher une place en master, les candidats ont multiplié les vœux, parfois loin de leur ville d’études actuelle.
- Les chiffres de la campagne 2026 montrent également que les profils et les parcours vers le master sont de plus en plus variés.
Mon Master 2026 : une hausse continue du nombre de candidats
Créé en 2023, Mon Master est devenu un passage presque incontournable pour les étudiants qui souhaitent intégrer une première année de master. Lors de la campagne 2026, un peu plus de 270 000 candidats ont confirmé au moins un vœu, soit 20 000 de plus que l’année dernière. Dans le même temps, les candidats formulent davantage de vœux : chacun d’entre eux a confirmé en moyenne 11,1 candidatures (10,6 en 2025).
Côté profils, les grandes tendances restent assez stables en 2026. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à souhaiter continuer en master et représentent 61 % des inscrits. La plupart des candidats ont entre 21 et 22 ans et poursuivent déjà des études dans l’enseignement supérieur. Les étudiants en licence générale restent les plus nombreux (50 %) même si leur part diminue par rapport à l’année dernière.
La campagne 2026 marque l’arrivée des formations mixtes, accessibles aussi bien sous statut étudiant qu’en alternance. Ces cursus flexibles semblent attirer puisque près d’un tiers des candidats a confirmé au moins un vœu dans une formation de ce type.
Focus
Formations mixtes : la nouvelle voie entre initial et alternance
Mises en place à la session 2026, les formations mixtes sont des cursus qui peuvent être suivis en alternance ou sous statut étudiant. En pratique, quand vous postulez à une formation de ce type, c’est vous qui décidez du statut dans lequel vous la suivez. Les candidats qui souhaitent opter pour l’alternance doivent déposer leur contrat dans leur dossier candidat. Contrairement aux formations en alternance qui disposent d’un calendrier spécifique, les formations mixtes suivent le calendrier des formations hors alternance.
Accès au master : des parcours de plus en plus diversifiés
Quand on pense au master, on imagine souvent un parcours assez linéaire : l’obtention du bac, les trois ans de licence et l’entrée en master. Pourtant, ce parcours, considéré comme le plus classique, ne concerne plus qu’un peu plus d’un étudiant sur cinq.
Les étudiants issus de BUT, de licence pro ou de classe préparatoire sont de plus en plus présents sur la plateforme. À cela s’ajoutent les personnes qui reprennent des études après une ou plusieurs années dans la vie active, dans le cadre d’une reconversion ou pour acquérir de nouvelles compétences.
D’autres candidatent depuis l’étranger après y avoir effectué une partie de leur cursus ou obtenu un diplôme. Au total, environ 22 % des candidats n’étaient pas inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2025-2026. Ces diverses trajectoires montrent que le master n’est plus réservé aux étudiants suivant un parcours continu.
Les candidats ont également tendance à élargir leur champ de recherche. Pour mettre toutes les chances de leur côté, beaucoup postulent dans des établissements éloignés de leur ville d’études. Cela se reflète dans les chiffres : près de six candidatures sur dix sont faites pour des formations situées à plus de 100 km du lieu dans lequel les étudiants suivent leur cursus actuel.
Mobilité étudiante : proximité ou changement de vie
Postuler loin de chez soi ne signifie pas forcément vouloir partir à tout prix. Au moment de faire leur choix, les étudiants privilégient souvent les formations les plus proches de leur établissement. Ainsi, en 2025, plus de la moitié des propositions acceptées concernaient un master situé à moins de cinq kilomètres du lieu d’études fréquenté auparavant.
Pour d'autres étudiants, l’entrée en master constitue néanmoins la première expérience de mobilité longue. En 2025, près d’un tiers des candidats qui acceptent une proposition d’admission rejoignent une formation située à plus de 100 kilomètres de leur ancien établissement. Ce qui implique d’autres changements : recherche d’un logement, déménagement, découverte d’une nouvelle ville...
Certains cursus ou disciplines amènent davantage les étudiants à s’éloigner. C’est le cas des masters en sciences économiques ou en « sciences de la vie, biologie, santé » pour lesquels 40 % des étudiants acceptent une proposition à plus de 100 kilomètres. Au contraire, les candidats au master MEEF second degré, remplacé cette année par le master M2E, étaient peu mobiles puisque cette filière était peu sélective et bien répartie sur le territoire.
Focus
Aide à la mobilité en master
Si vous changez de région académique pour votre master, vous pouvez bénéficier (sous conditions) de l’aide à la mobilité en master d’un montant de 1 000 €. Pour cela, vous devez bénéficier d’une bourse sur critères sociaux ou une allocation annuelle (aide spécifique) et être titulaire d’un diplôme national de licence (exit donc les licences pro ou les BUT). Si vous y êtes éligible, l’aide vous sera versée en une fois le mois suivant votre demande de bourse ou d’allocation annuelle.