En bref
- Le bac n'est pas l'unique voie d'accès aux études supérieures.
- Université, droit, sport, animation, secteur social et sanitaire… De nombreuses formations restent accessibles sans ce diplôme.
- Elles permettent de reprendre des études, d’acquérir une qualification ou de préparer un diplôme.
Aller à l’université sans le bac grâce au DAEU
Si vous souhaitez reprendre des études à l’université sans le bac, le DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires) peut être une bonne solution. Véritable alternative au bac, il permetd’obtenir un diplôme ouvrant les portes de l’enseignement supérieur. Le DAEU peut être préparé en un an, mais il est aussi possible de l’obtenir sur plusieurs années.
Deux options sont proposées.
- Le DAEU A, à dominante littéraire, s’adresse notamment aux personnes qui envisagent des études en lettres, droit, langues, arts, sciences humaines et sociales, communication, économie ou gestion.
- Le DAEU B, davantage scientifique, peut être intéressant pour les sciences, le sport ou les secteurs médical et paramédical.
Pour préparer ce diplôme, vous devez avoir interrompu vos études initiales depuis au moins deux ans. Vous devez également avoir 24 ans ou plus, ou avoir au moins 20 ans et justifier de deux années d’activité professionnelle. Certaines situations particulières peuvent aussi être prises en compte.
La formation comprend au minimum 225 heures d’enseignement et porte sur au moins quatre matières. Elle peut être suivie en un an ou étalée sur plusieurs années. Certaines universités proposent des tests de positionnement et une remise à niveau avant le début de la formation.
Le coût varie selon les universités. Selon votre situation, des aides peuvent être mobilisées, notamment auprès des régions ou via le CPF, lorsque les conditions sont réunies. Le DAEU est proposé dans de nombreuses universités et peut aussi être préparé à distance, notamment via le Cned.
La capacité en droit, une autre voie vers les études supérieures sans le bac
Sans le bac, vous pouvez aussi accéder aux métiers du droit. La capacité en droit permet de se former aux bases juridiques en deux ans et, sous certaines conditions, de poursuivre ensuite des études supérieures en droit. Elle est accessible dès 17 ans, sans condition de diplôme. La capacité en droit se prépare généralement en deux ans, à l’université, en cours du soir ou à distance, notamment avec le Cned.
La formation exige une solide charge de travail et de la régularité, mais peut devenir un vrai tremplin vers les études de droit. Selon les résultats obtenus, une entrée en première ou en deuxième année de licence de droit peut être envisagée.
La capacité en droit est un diplôme de niveau 4, équivalent au bac. Elle peut également ouvrir la voie à d’autres formations, comme le BUT carrières juridiques, certains BTS ou écoles du notariat. Elle peut aussi permettre l'accès à certains concours de la fonction publique.
Sport et animation, des formations accessibles sans le bac
Le secteur de l’animation et du sport vous offre plusieurs possibilités de formation sans le bac.
Le CPJEPS (certifcat professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport), accessible dès 16 ans sans condition de diplôme, constitue une première porte d’entrée.
Selon la spécialité, ce diplôme de niveau CAP permet de se former en un an à l’animation d’activités physiques et sportives, socio-éducatives ou culturelles et d’exercer notamment comme animateur assistant.
Le BPJEPS (niveau bac) permet de se former en un an aux métiers d’animateur, de moniteur ou encore d’éducateur sportif. Pour y accéder, vous devez avoir 18 ans. Aucun diplôme scolaire n’est exigé pour accéder au BPJEPS, mais les conditions d’entrée et les éventuels tests varient selon la spécialité choisie.
Pour certaines mentions, des tests d’exigences préalables (TEP) ou des conditions particulières sont demandés avant l’entrée en formation.
Les diplômes de la santé et du social accessibles sans le bac
Le secteur social propose également plusieurs formations encadrées par l’État et accessibles sans condition de diplôme :
- le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES), de niveau CAP, prépare notamment à accompagner des personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie ;
- le diplôme d’État de moniteur-éducateur (DEME, niveau bac) forme en deux ans à l’accompagnement de personnes en difficulté ou en situation de handicap ;
- le diplôme d’État de technicien de l’intervention sociale et familiale (DETISF, niveau bac) permet quant à lui d’intervenir auprès de familles ou de personnes confrontées à des difficultés sociales ou liées à la vie quotidienne.
Si vous souhaitez vous tourner vers la santé, il est également possible possible d’intégrer certaines formations sans le bac qui mènent à des diplômes d'État :
- le diplôme d’État d'aide-soignant se prépare en un an et vous conférera le niveau bac ;
- le diplôme d’État d'ambulancier (niveau CAP), forme en 23 semaines à la prise en charge et aux transports sanitaires de personnes. L'accès est possible sans conditions de diplôme, mais des prérequis spécifiques sont demandés, notamment d'avoir son permis de conduire.
- le diplôme d’État d'auxiliaire de puériculture (niveau bac) prépare en un an les futurs professionnels intervenant en maternité auprès des nourrissons ou des jeunes enfants.
Les écoles privées : vérifiez le diplôme prépapré
Certaines écoles privées proposent des formations accessibles sans le bac, notamment dans la communication, l’informatique, le commerce ou le tourisme.
Les formations dispensées permettent de préparer uniquement le diplôme ou un titre propre à l'établissement, qui n'est pas forcément reconnu par l'État ou par les fédérations professionnelles, ni enregistré au RNCP.
Menez votre enquête avant de vous inscrire : vérifiez la reconnaissance de l'établissement par l'Etat, la nature et le niveau de la certification proposée, son éventuelle inscription au RNCP, les débouchés et les possibilités de poursuite d’études.
Le coût de la formation doit également être pris en compte : comparez plusieurs établissements et renseignez-vous précisément sur la valeur du diplôme ou du titre obtenu.