Ambulancier / Ambulancière

Fiona Simoens
Publié le 23-03-2026
2.746 ambulance galina barskaya otolia Crédit : Galina Barskaya

L’ambulancier est à la fois un auxiliaire sanitaire et un transporteur spécialisé. Il est responsable du confort et de la santé du malade qu’il transporte. S’il véhicule un blessé, il doit savoir faire fonctionner des appareils d’assistance médicale.

Métier qui recrute

L’ambulancier ou l’ambulancière transporte des blessés et des malades au moyen d’un véhicule spécialement adapté. Il peut également exercer des activités relatives au transport de produits sanguins labiles, d’organes, ou au transport d’équipes de transplantations.

Transporteur spécialisé et auxiliaire sanitaire, l’ambulancier est au service du patient : il l’aide à se rendre jusqu’à la voiture, au besoin en le transportant sur un brancard. Le conducteur ambulancier est capable de surveiller l’état du malade ou du blessé en utilisant au besoin des appareils d’assistance médicale. À l’arrivée, il doit savoir transmettre au personnel soignant les informations dont il dispose sur l’état du patient. En cas d’urgence, il peut être amené à réaliser des soins dans son domaine de compétences.

Il doit, en plus de la conduite, assurer la tenue des divers documents administratifs (hospitaliers, Sécurité sociale...), l’établissement des dossiers, la perception de la recette, avoir une bonne connaissance des principaux itinéraires à emprunter, même si son véhicule est doté d’un GPS. Il peut être appelé à conduire des véhicules type fourgon s’il possède les permis C ou D.

Par définition, il n’est jamais seul. Dans un véhicule, il y a deux professionnels présents : l’un d’entre eux doit être obligatoirement titulaire du Diplôme d'Etat ambulancier, l’autre est souvent un auxiliaire ambulancier.

La profession d'ambulancier s'exerce dans le secteur privé commercial (entreprises de transport sanitaire), éventuellement associatif (la Croix-Rouge, par exemple), mais aussi dans le secteur public hospitalier.

Salaire brut mensuel débutant : environ 1 850 €. À son compte, l’ambulancier peut toucher davantage mais il devra obtenir un agrément auprès de la délégation territoriale de l’ARS et investir dans l’achat d’un véhicule répondant aux normes (entre 40 000 et 70 000 €).

L'ambulancier est amené à travailler pendant les weekends et les jours fériés, aussi bien en journée que de nuit. Le rythme de travail est soutenu et les professionnels sont souvent soumis au stress lors de ses prises en charge, surtout lors des plus urgentes.

S'il travaille à bord d'un véhicule de transport d'urgence, il doit obligatoirement être accompagné d'un auxiliaire ambulancier.

Le Diplôme d'Etat ambulancier, niveau CAP, est obligatoire pour exercer ce métier. Si le niveau de la classe de 3e pour se présenter aux épreuves de sélection est un minimum, beaucoup de candidats sont titulaires du bac.

Conditions pour candidater :

  • permis de conduire
  • attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’une ambulance
  • certificat médical de non contre-indications au métier d’ambulancier + vaccinations

La sélection comporte une épreuve d’admissibilité sur dossier. L'épreuve d'admission comprend un stage de 70h dans une entreprise de transport sanitaire, suivi d'un entretien avec un jury.

Dispenses :

  • les candidats titulaires du bac (ou équivalent), d’un titre ou diplôme du secteur sanitaire ou social de niveau CAP sont dispensés de l'épreuve d'admissibilité ;
  • les auxiliaires ambulanciers ayant exercé au moins un mois sont dispensés du stage d'observation.

La préparation au diplôme d’État d’ambulancier est assurée au sein des IFA (institut de formation d’ambulancier) qui peuvent être publics ou privés (liste disponible sur le CNSA). Elle dure environ 6 mois (23 semaines) et comprend 3 stages.

Des équivalences de compétences et des allègements de formations sont accordés aux titulaires de certains diplômes.

Pour exercer en SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation), les ambulanciers doivent avoir suivi une formation complémentaire d’adaptation à l’emploi (FAE) d’ambulancier SMUR ainsi d’un stage de sécurité routière et de conduite en état d’urgence dans un centre de formation agrée. La formation complémentaire d’ambulancier SMUR comprend 6 modules : radiotéléphonie ; hygiène décontamination et désinfection ; situation sanitaire d’exception ; participation à la prise en charge du patient au sein d’une équipe médicale ; relation et communication ; aspects réglementaires médico-légaux et éthiques (recyclage tous les 5 ans). S'y ajoutent deux stages pratiques.

Le conducteur ambulancier peut se spécialiser dans le transport sanitaire pédiatrique ou d'urgence.

Après quelques années de pratique, le conducteur ambulancier peut devenir régulateur en transport sanitaire. Sa fonction consiste alors à recevoir les appels, coordonner les demandes et établir le planning des courses ou des interventions.

Un conducteur ambulancier expérimenté peut aussi se mettre à son compte et devenir chef d’entreprise en libéral. Dans ce cas, il lui faudra obtenir l'agrément des services préfectoraux et acheter un véhicule conforme aux exigences de la profession.

Enfin, pour les ambulanciers qui souhaitent se réorienter, il existe des passerelles vers d'autres métiers, comme celui d'aide-soignant (dispenses de certaines unités de formation).

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