Étape clé « C’est un peu une famille qu’on quitte » : l’émotion des élèves de terminale au moment de quitter le lycée

Laura El Feky
Publié le 10-07-2026

En bref

  • Un chapitre se referme pour les centaines de milliers de lycéens qui ont passé le bac cette année, et dont les derniers oraux de rattrapage se sont achevés ce vendredi 10 juillet.
  • Le taux de réussite provisoire à l'examen s'établit à 85,5 %.
  • Quelques jours avant de quitter définitivement le lycée, plusieurs élèves de terminale avaient accepté de revenir sur cette année si particulière.
Les terminales quittent le lycée non sans émotion
Au-delà des cours, du bac et de Parcoursup, les lycéens garderont surtout en mémoire les liens tissés pendant leur année de terminale. Crédit : CIDJ
À l'heure de quitter le lycée, les émotions se mélangent entre nostalgie et impatience de découvrir la suite. Crédit : CIDJ
Avant les rattrapages, 85,5 % des candidats ont été admis. Crédit : CIDJ

Entre amitié, confiance en soi et découverte de soi, une année de terminale charnière

« On a beaucoup travaillé, mais on a aussi beaucoup rigolé. » Pour Adrien, 18 ans, cette phrase résume à elle seule son année de terminale. Devant le lycée Gabriel Fauré, dans le 13e arrondissement de Paris, ses camarades acquiescent. 

Car au-delà des cours, du bac et de Parcoursup, ce sont surtout les liens noués qui resteront. « Le mot qui résume mon année, c’est l'amitié », confie Lina, 18 ans. Avec ses deux camarades de spécialité LLCER, les déjeuners pris le midi à l’extérieur du lycée étaient devenus un rituel. « Ce sont toutes ces habitudes qui vont me manquer », sourit son amie Ava. « C’est un peu une famille qu’on quitte », glisse Sophie.

Pour d’autres, cette année a aussi rimé avec adaptation. Arrivé de Jordanie à la rentrée, après toute sa scolarité dans un lycée français à l’étranger, Yehyia, 17 ans, a dû s’habituer à Paris et aux expressions françaises. « Je me suis finalement fait une super bande de potes. » Pour Kévin, le défi était différent : après une première terminale, il a dû retrouver la motivation. « Mais je me suis découvert une vraie capacité de travail. J’ai compris que je ne lâche pas facilement. »

Les enseignants ont aussi joué un rôle déterminant. « Ils nous ont vraiment bien accompagnés durant toute l’année », souligne Lina. « Ils ont été très à l’écoute », ajoute Sophie. Nina, 18 ans, lance avec un sourire : « Je n’oublierai jamais ma prof de SES. Big up à elle ! »

Après le bac, entre nostalgie, orientation et nouveaux projets

« L’année de terminale est passée beaucoup plus vite que celle de première », constate Indou, 18 ans. À l’heure de quitter le lycée, les sentiments se mêlent. « Je suis un peu nostalgique, j’appréhende un peu l’année prochaine », confie Sophie. D’autres se projettent déjà avec enthousiasme.  « Je vais faire une licence de cinéma et ça me passionne, donc je suis impatiente », sourit Ava. 

Tous s’accordent pourtant sur un point : ils ne sont plus les mêmes qu’en septembre. « Moi, je n’ai jamais été très studieuse, reconnaît Ava. Cette année, j’ai compris que je devais me mettre au travail. » Une prise de conscience qui s’est faite sans toutefois renoncer à la vie de groupe. « J’ai été surprise de voir que je pouvais travailler avec mes amis, être aidée par eux et avancer ensemble. » 

Pour Neil aussi, le changement est visible. « Entre le début de l’année et maintenant, je vois un grand changement dans ma personnalité. Je suis beaucoup plus assuré. J’ai appris à dire ce que je pense », considère le lycéen.  

Dianka Bintou qui a préparé cette année un bac pro au lycée Jean Lurçat dans le 13e arrondissement de Paris, mesure elle aussi le chemin parcouru depuis la seconde : « j'étais différente de celle que je suis maintenant. Avant, je n’osais pas parler en public, demander de l’aide ou participer en classe. Maintenant, ça devient facile pour moi. » 

Cette année leur aura en effet appris à prendre confiance en leurs capacités. « En spécialité HGGSP, j'ai acquis des connaissances que je ne pensais jamais maîtriser, se réjouit Ava. Aujourd'hui, je peux même en parler de façon fluide. » 

Pour Sophie, la principale leçon est ailleurs : « j'ai appris qu'il fallait être autonome dans la vie. Mes parents et mes amis sont là pour m'aider, mais au final, ce sera à moi de faire mes propres choix. Personne ne pourra décider à ma place de mon orientation ou du métier que je veux faire. » 

Au fond, il semblerait bien que la terminale ne se résume pas aux leçons du bac, elle apprend aussi des leçons pour la vie !
 

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