Blues du dimanche Dès la tombée de la nuit, on a déjà un pied dans le lundi

Laura El Feky
Publié le 19-01-2026

En bref

  • Après les fêtes de fin d’année, entre euphorie et fatigue, le mois de janvier a souvent un goût de grisaille.
  • Le blues du dimanche s’en trouve alors amplifié et les étudiants n’y échappent pas.
  • Cinéma, jeux vidéo, lecture, grand ménage ou soupe entre amis : chacun a sa petite routine pour tenir la morosité à distance avant le retour du lundi.
CVQLD blues dimanche
Une personne sur deux ressentirait une certaine mélancolie à l'approche de la fin du week-end. Crédit : CIDJ
Chacun a son petit rituel pour tenter d'adoucir la fin du week-end. Crédit : CIDJ

Le blues du dimanche : les étudiants n’y échappent pas

Quoi ? En ce mois de janvier, qui compte son fameux « lundi le plus déprimant de l’année », difficile d’échapper à la morosité ambiante. Entre journées courtes, froid persistant et fatigue post-fêtes, nombreux sont ceux qui sentent leur moral flancher, surtout à l’approche de la fin du week-end.


Qui ? Le blues du dimanche soir toucherait 52% de la population, selon un sondage Monster de 2008. Et les étudiants ne font pas exception : entre les derniers partiels et le début du second semestre, la mélancolie dominicale s’invite souvent au programme. 


Quand ? Pour certains, la boule au ventre s’installe dès l’après-midi, surtout après un réveil tardif qui prolonge un samedi soir un peu trop festif. Ce malaise peut même s’accompagner d’une certaine hangxiety, contraction de hangover (gueule de bois) et anxiety (anxiété) pour définir le malaise qu'on peut ressentir un lendemain de soirée. Pour d’autres, le coup de blues débarque à la tombée de la nuit. En été, la lumière retarde l’échéance, mais en hiver, « à 16 heures, il fait nuit, on a déjà un pied dans le lundi ! » déplore Gaspard, 18 ans, étudiant en double licence géographie et économie.


Où ? Les étudiants ayant quitté le foyer familial semblent particulièrement touchés. « Être loin des siens, ça accentue le sentiment de solitude », s’accordent Bérénice, 19 ans et Faustine, 20 ans, toutes les deux étudiantes en 2eme année de licence LLCER coréen. Mais vivre seul, c’est aussi se retrouver dans une grande ville plus animée, « où tout reste ouvert », ce qui sur le fond est « discutable », selon Gaspard, l'étudiant clermontois fraichement débarqué à Paris, mais a au moins le mérite d’atténuer un peu la sensation de solitude.


Pourquoi ? Pour beaucoup, le blues du dimanche est presque un passage obligé, la conséquence naturelle d’un week-end synonyme de liberté déjà terminé. Certains y voient même un bon signe : « ça prouve qu’on a bien profité ! Ce serait inquiétant si on avait hâte d’être lundi » estiment Éléonore et Maxine, 18 ans. Pour d’autre, c’est un repère : « en prépa, je le ressentais plus fortement, remarque Anouk, 19 ans. Maintenant que j’ai changé d’orientation, ça va mieux ». « À la fac, on a plus de temps libre qu’au lycée. Et puis, ici, les cours me plaisent » renchérit Jules, 18 ans.


Comment ? Tous ont leurs petits rituels pour tenter d’adoucir la fin de week-end : une séance de cinéma, un thé bien chaud, un coup de fil à ses proches, une soupe cuisinée entre amis, quelques parties de jeux vidéo, un match de football américain à la télé, une playlist réconfortante ou une session préparation des objectifs de la semaine à venir.
 

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