Journée sans smartphone Je ressens une connexion électrique avec mon téléphone

Zoé Ruffy
Publié le 03-02-2026

En bref

  • Trop connectés, pas assez impliqués : la GenZ, ce n’est pas ça !
  • À micro tendu, vous parlez de vie intime, d’études, de boulot, de santé…
  • Pas de vérité universelle ni de leçon toute faite, mais vous avez le dernier mot.
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La vie sans smartphone ? Découvrez-la dans la deuxième diapo… Crédit : Zoé Ruffy - CIDJ
La vie sans smartphone ? C’est vous qui le dites ! Crédit : Zoé Ruffy - CIDJ

Smartphone : entre dépendance et quête d’équilibre

Pouvez-vous imaginer une journée sans smartphone ? Pour la majorité des jeunes interrogés par la rédaction de cidj.com, cette idée semble presque inconcevable. La plupart d’entre eux avouent d’ailleurs utiliser leur téléphone plusieurs heures par jour, souvent entre 5 et 6 heures. Les réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou YouTube, la musique ou même les applications bancaires sont devenus des réflexes quotidiens. Communiquer, se divertir, maintenir le lien avec des proches éloignés… pour tous, le téléphone est aujourd’hui un outil indispensable.

Malheureusement, cette hyperconnexion n’est pas sans conséquences. Certains se disent impactés par les contenus qu’ils consomment : mauvaises nouvelles, images choquantes ou comparaisons sociales peuvent affecter leur moral et augmenter leur stress. « Il y a quelques mois je me sentais extrêmement seul et voir des personnes heureuses ensemble sur les réseaux […] cela nous renvoie à notre situation et ça peut l’empirer », se confie Julian. Les témoignages révèlent aussi une dépendance difficile à surmonter. « Parfois, je me dis que je peux avoir des interactions sociales directement sur mon téléphone et il m’est arrivé de rester isolé 2 ou 3 jours, voire plus, chez moi », raconte Rayan.

Pourtant, beaucoup cherchent tout de même des moyens de mieux gérer leur temps d’écran. Ils utilisent le mode avion, éloignent leur téléphone pendant les repas ou s’octroient des moments sans stimulation. Certains expriment un besoin croissant de pauses numériques, de retour à la nature, au silence, comme un véritable « bol d’air frais ». « Je ressens l’envie de couper mon téléphone, de ne plus être harcelé par les différentes notifications », nous dit Rayan.

Beaucoup s’imaginent un futur où le smartphone disparaîtrait au profit de la réalité virtuelle, d’hologrammes ou encore d’objets connectés directement au corps ou à la voix. D’autres craignent un monde où les interactions réelles se feraient rares. Entre fascination et inquiétude, une certitude émerge : l’importance de garder un usage raisonné du numérique.

La vie sans smartphone ?

Quoi ? Du 6 au 8 février, les journées mondiales sans smartphone nous mettent au défi de nous en séparer quelques heures, et jusqu’à quelques jours. L’occasion de nous interroger sur nos usages de cet outil numérique, devenu omniprésent dans notre quotidien.

Pourquoi ? C’est un écrivain français qui est à l’origine de l’initiative en 2001. Nous incitant à la “désintoxication numérique”, Phil Marso a choisi initialement la date du 6 février, jour de la saint Gaston, pour ranger nos appareils au placard, en référence aux paroles de la chanson de Nino Ferrer : “Gaston, il y a le téléphon qui son, mais il n’y a jamais person qui répond”. La pause numérique est aujourd’hui étendue à trois journées successives.

Qui ? Presque tous équipés ! Selon l’INSEE, moins d’un Français sur dix vit sans téléphone, et 97 % des 18-39 ans possèdent même un smartphone. Un outil de communication devenu indispensable pour certains, dont l’usage excessif peut aussi s’avérer nocif. La perte de notion du temps passé à scroller peut avoir des conséquences sur notre sommeil, débouchant sur des états de stress, sans compter les risques de cyberharcèlement auxquels sont soumis les plus jeunes. Une étude menée par le CHU de Brest en 2024, a ainsi établi le lien entre consommation d’écran et activité physique.

Quand ? Concernant les usages, les Français auraient passé un peu plus de 3 heures et 30 minutes par jour sur leur téléphone, en moyenne, durant l’année 2023, selon le rapport annuel du spécialiste de l'analyse de données Data.AI.
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) estime, de son côté, que les Français passaient en moyenne 32 heures par semaine devant un écran, dont 17 heures de télévision, 8 heures de vidéos et 6 heures de jeux vidéo.

Où ? Envie de réduire la cadence ? Les constructeurs de téléphone développent, depuis quelques années, des fonctionnalités visant à nous faire prendre conscience du temps passé sur les écrans. Des applications mobiles, disponibles sur Android et IOS, comme Forest, Flipd ou encore Offtime peuvent également vous aider à vous détacher du smartphone, en encadrant votre temps d’écran quotidien. 

Pour protéger les plus jeunes, le gouvernement a aussi lancé, en 2021, “Je protège mon enfant”, cette plateforme d’information conseille les parents sur un usage “raisonné” des écrans afin de limiter la surexposition des plus jeunes aux écrans et les risques liés à internet (arnaques, cyberharcèlement…).

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