Hyperconnexion Sans les réseaux sociaux, on parlerait plus entre nous

Caroline Féral Palma
Publié le 18-02-2026

En bref

  • Trop connectés, pas assez impliqués : la GenZ, ce n’est pas ça !
  • À micro tendu, vous parlez de vie intime, d’études, de boulot, de santé…
  • Pas de vérité universelle ni de leçon toute faite, mais vous avez le dernier mot.
Réseaux sociaux : les jeunes en ont-ils marre de scroller ?
Le CIDJ a interrogé les jeunes sur leur rapport aux réseaux sociaux… en prise directe ! Crédit : Caroline Féral Palma - CIDJ
Ras-le-bol des réseaux sociaux ? Crédit : Caroline Féral Palma - CIDJ

Réseaux sociaux : les jeunes en ont-ils marre de scroller ?

« Je passe 4-5 heures par jour sur les réseaux. » Dans la rue, les jeunes rient jaune en calculant leur temps d’écran. « On pense rester quelques minutes… et en fait ça fait plusieurs heures. » TikTok, Instagram, Snapchat... difficile de décrocher.

Parfois, c’est l’overdose. « Je pose mon téléphone et j’ai l’impression d’avoir le cerveau aspiré. » D’autres parlent de culpabilité : des projets remis à plus tard, des heures qui filent entre les doigts.

Et pourtant, impossible de s'en passer. Les réseaux sociaux servent à discuter avec les amis, s’informer, rire, trouver de l’inspiration. Certains s’y réfugient quand ça ne va pas. Refuge et piège à la fois.

Hyperconnectés dès le plus jeune âge, les jeunes grandissent avec des applis qui redessinent leurs relations, leur image et leur rapport au monde. Un espace de liberté… mais à quel prix ?

Vers un usage maîtrisé des réseaux sociaux

Quoi ? TikTok, Instagram, Snapchat… Les jeunes passent aujourd’hui en moyenne plus de quatre heures par jour sur les écrans, notamment sur les réseaux sociaux. Avec des effets documentés sur la santé physique et mentale : manque d'activité physique, troubles du sommeil, harcèlement, dépendance numérique, ces plateformes sont conçues pour capter l’attention grâce aux algorithmes personnalisés, aux notifications et au scroll infini. 

Pourquoi ? Les réseaux sociaux sont incontournables. Ils répondent à des besoins essentiels à l’adolescence : appartenir à un groupe, se construire une identité, recevoir de la reconnaissance. Ils servent aussi à discuter avec ses proches, s’informer, apprendre se divertir et même étudier ou travailler. 

Qui ? Les adolescents sont les plus concernés. En France, plus de 90 % des 13-17 ans utilisent au moins un réseau social, et l’âge moyen du premier smartphone se situe autour de 9-10 ans. Beaucoup de jeunes ont un appareil numérique dans leur chambre, ce qui favorise une connexion permanente.

Quand ? Dès l’entrée au collège – parfois avant – les réseaux s’imposent dans la vie quotidienne. La pandémie de Covid-19 a renforcé cette tendance en remplaçant les interactions physiques par des échanges en ligne. Depuis, cette hyperconnexion s’est installée durablement dans les habitudes des jeunes.

Comment ? Ces plateformes exposent les adolescents à des images idéalisées et à des normes irréalistes, avec des effets néfastes sur la santé mentale : comparaison sociale, baisse de l’estime de soi, anxiété... Pour limiter les risques liés à l'utilisation des réseaux sociaux, il est conseillé de :

  • fixer des limites de temps d’écran,
  • développer l’esprit critique face aux contenus,
  • encourager les activités hors écran,
  • parler des effets négatifs des réseaux, sans les diaboliser.

Les réseaux sociaux ne disparaîtront pas. L’enjeu est donc d’apprendre à les utiliser sans qu’ils prennent toute la place. 

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