Journée des droits des femmes Salaire, diplôme, emploi : femmes et hommes à égalité ?
En bref
- Davantage diplômées, moins rémunérées. En 2026, les clichés de genre ont toujours la vie dure.
- À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026, le CIDJ a réalisé un quiz vidéo auprès des jeunes.
- Choix d’orientation, disparités salariales… Ce microtrottoir confronte les idées reçues à la réalité des chiffres, en vous interrogeant.
Femmes ou hommes : qui gagne le plus ?
Malgré une réduction quasi continue des écarts depuis 30 ans, les hommes perçoivent toujours une rémunération supérieure à celle des femmes. Selon les analyses de l'INSEE publiées en février 2026, l'écart de salaire moyen dans le secteur privé s'établit désormais à près de 22 %.
Des disparités qui s’expliquent par différents facteurs, selon l’institut de statistiques économiques. Les femmes sont, en effet, plus souvent contraintes d’opter pour des temps partiels ou des pauses au cours de leur carrière, pesant directement sur leur volume horaire annuel, et donc sur leur rémunération.
Par ailleurs, les femmes sont plus nombreuses à occuper des postes dans des secteurs moins rémunérateurs (santé, social, éducation…). Elles accèdent, enfin, moins fréquemment aux postes de haute direction ou d'encadrement supérieur, c’est le fameux “plafond de verre”.
Outre ces disparités, l'INSEE souligne que, même à poste équivalent dans le même établissement, un écart de salaire de 3,6 % persiste selon le genre.
Qui est le plus diplômé d’études supérieures ?
Sur le terrain de l'éducation, le constat s'inverse de manière spectaculaire. Le rapport 2025 du ministère de l’Éducation nationale “Filles et garçons sur le chemin de l’égalité”, confirme une tendance : les filles affichent une réussite scolaire supérieure à celle des garçons à presque tous les stades de la scolarité.
Dès le baccalauréat, les filles sont plus nombreuses à obtenir le diplôme et présentent des taux de mention plus élevés. Cette dynamique se prolonge dans l'enseignement supérieur où elles sont également plus nombreuses à valider un diplôme de niveau master ou doctorat.
Cependant, l’étude montre aussi une “préfiguration de la féminisation de certains métiers”, notamment dans le choix des études. En France comme ailleurs en Europe, les femmes s’avèrent surreprésentées en études de santé et protection sociale, en sciences sociales et en lettres et arts. Elles sont moins nombreuses que les hommes à se lancer dans les sciences, l’ingénierie et l’industrie. Seule la filière commerce, administration et droit obtient une quasi égalité.
Qui réussit le mieux son entrée sur le marché du travail ?
L'accès à l'emploi stable constitue un autre volet de ce paradoxe. Ici, les données du ministère de l’Éducation et de l'INSEE se rejoignent pour dessiner une insertion professionnelle différenciée. À niveau de diplôme égal, les jeunes hommes accèdent plus rapidement à un CDI que les femmes à la sortie des études. Bien que moyennement plus qualifiées, elles sont ainsi plus souvent exposées à des contrats précaires (CDD) dès leur début de carrière.