En bref
- Loin de l’image d’une jeunesse désengagée, les initiatives étudiantes et solidaires se multiplient. Selon le baromètre DJEPVA, réalisé par l’Injep et le Crédoc, 28 % des 15-30 ans donnent régulièrement et bénévolement de leur temps à une association.
- Pourtant les initiatives des jeunes restent insuffisamment représentées dans les médias.
- Harishan Uthayakumar, président d’Animafac, défend une meilleure reconnaissance de la diversité des engagements.
VIDÉO : Engagement des jeunes : pourquoi leurs initiatives restent peu visibles ?
On entend souvent dire que les jeunes ne s’engagent plus. Pourtant, de la solidarité étudiante à la vie associative, en passant par les réseaux sociaux et les gestes du quotidien, les formes d'engagement des jeunes sont multiples.
Comment mieux les faire connaître et reconnaître ? C’est la question soulevée par Harishan Uthayakumar, président d’Animafac, lors des Rencontres nationales pour l’engagement et la santé mentale, organisées à l’automne 2026.
Engagement associatif : donner la parole à toutes les jeunesses
« On n’a pas une seule jeunesse. La jeunesse est plurielle. » Pour Harishan Uthayakumar, cette diversité doit être au cœur de la reconnaissance de l’engagement des jeunes. À la tête d’Animafac, une association qui accompagne et valorise les initiatives étudiantes et de la jeunesse, il défend une meilleure représentation de leurs parcours et de leurs formes d’action.
Selon le baromètre DJEPVA sur la jeunesse, réalisé par l’INJEP et le CRÉDOC en 2025, 28 % des 15-30 ans donnent régulièrement et bénévolement de leur temps à une association. Ce bénévolat régulier correspond à un engagement au moins une fois par mois au cours des douze derniers mois.
Pourtant, leurs initiatives restent parfois peu visibles dans l’espace médiatique. « Ce ne sont pas les jeunes qui parlent des jeunes dans les médias », déplore Harishan Uthayakumar, qui pointe leur faible place dans les récits consacrés à leurs actions.
Pour changer la donne, plusieurs pistes émergent : accompagner les jeunes dans la prise de parole publique, leur donner les clés pour comprendre les codes des médias et des institutions, mais aussi valoriser des profils plus diversifiés, issus des grandes villes comme des territoires ruraux. « Ce sont toutes ces jeunesses qu’il faut mettre en avant », martèle le président d’Animafac.