L'heure des choix Parcoursup : découvrez les formations les plus demandées lors de la dernière session
En bref
- Plus de 25 000 formations, diplômes nationaux ou d’établissement, sont accessibles sur Parcoursup.
- Les élèves de terminale comme les candidats en réorientation ont jusqu’au 12 mars 2026 pour formuler leurs vœux d’inscription pour la rentrée prochaine.
- À l’heure des choix, retour sur les filières qui ont le plus attiré les candidats en 2025.
Sur Parcoursup, les formations en santé confirment leur succès
D'après les données du ministère chargé de l'enseignement supérieur, le Parcours accès santé spécifique (PASS) s’est à nouveau imposé, l'an dernier, comme la formation la plus demandée sur Parcoursup. Avec plus de 840 000 vœux confirmés, la filière a enregistré 60 000 vœux supplémentaires par rapport à 2024. Et ce, malgré l’exigence et la longueur du parcours (6 à 12 ans d’études selon la spécialité choisie). Le PASS s’appuie sur un programme intensif, articulé autour d’un enseignement majeur en santé (30 crédits ECTS) et d’une mineure disciplinaire au choix représentant au minimum 10 crédits. Une formule qui s’avère payante : près de 80% des étudiants admis dans les filières médicales sont passés par cette voie. La licence accès santé (L.AS), l’autre principale voie d’accès vers les études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou masso-kinésithérapie (MMOPK), n’est pas non plus en reste. En 2025, la L.AS figurait sur la liste de vœux d’un candidat sur cinq. Le plus souvent, la mineure en santé était associée à une majeure en sciences de la vie et de la terre (71 500 vœux en 2025), mais aussi dans une moindre mesure en sciences pour la santé (56 500 vœux), en psychologie (43 000), en STAPS (35 000) ou en droit (24 000).
Autre formation plébiscitée par les candidats, le diplôme d’État d’infirmier a enregistré plus de 720 000 vœux sur Parcoursup en 2025. Ce qui la place dans le top 3 des formations les plus demandées par les lycéens, après le PASS et les écoles d’ingénieurs post-bac. Dispensée au sein des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), cette formation de trois ans qui confère le grade de licence repose sur une alternance entre cours théoriques, travaux pratiques et stages. L’accès est sélectif et l’examen des dossiers par les IFSI repose sur les compétences scolaires mais aussi relationnelles acquises au lycée et en dehors. Pour postuler, les candidats doivent également se soumettre, depuis 2024, à un test d’autopositionnement. Obligatoire mais non évaluatif, il vise à aider les lycéens à mieux cerner les exigences du métier et à tester leur motivation.
Focus
Trois lycéens sur 4 prêts à bouger
Changer de ville ne semble pas effrayer les lycéens. En 2025, 3 élèves de terminale sur 4 ont confirmé au moins un vœu hors de l’académie de leur lycée. Pour celles et ceux qui s’apprêtent à faire leurs valises, sachez qu’une aide à la mobilité Parcoursup existe. Versée en une seule fois en début d’année universitaire, cette aide de 500 euros s’adresse aux lycéens boursiers qui changent d’académie en entrant dans l’enseignement supérieur. Pour plus d'informations : https://amp.etudiant.gouv.fr
École d’ingénieur : les cursus post-bac en 5 ans continuent d’attirer
Arrivées à la deuxième place des formations préférées sur Parcoursup, les écoles d’ingénieurs post-bac ont totalisé près de 750 000 vœux l’an dernier. Ces cursus en 5 ans, accessibles directement après le baccalauréat, continuent de séduire un nombre croissant de lycéens, en particulier ceux issus des spécialités scientifiques. Parmi les élèves ayant suivi les spécialités mathématiques et physique-chimie, 38% ont ainsi confirmé au moins un vœu dans une école d’ingénieurs. Un succès qui s’explique par une volonté des candidats de se spécialiser généralement plus tôt et d’échapper au rythme réputé exigeant de la prépa. La sélection n’en demeure pas moins rigoureuse : le dossier scolaire reste un critère central et l’admission s’effectue le plus souvent via des concours communs à plusieurs établissements. Autre point de vigilance : le coût des études. La majorité des écoles d’ingénieurs post-bac sont privées. Sur près de 700 établissements proposant ce type de cursus sur Parcoursup, un peu plus d’un quart seulement relèvent du secteur public.
Focus
Élargir le champ des possibles
Sur Parcoursup, les candidats n’hésitent pas à multiplier les options. Plus d’un candidat sur deux (52%) a ainsi confirmé des vœux dans 2 ou 3 filières différentes, lors de la dernière session. À l’inverse, seuls 26% des candidats concentrent leurs vœux sur une seule filière, un chiffre en recul de deux points par rapport à 2024.
Parcoursup : la licence de droit est toujours la plus demandée
L’an dernier, 7 élèves de terminale sur 10 ont confirmé au moins un vœu en licence, hors L.AS. Une proportion encore plus forte dans la voie générale, où 9 candidats sur dix valident un vœu de ce type, contre 55% en filière technologique et 21% en filière professionnelle. Premier diplôme de l’enseignement universitaire, la licence propose une formation en 3 ans, plutôt théorique et généraliste, et constitue une porte d’entrée vers une poursuite d’études en master (bac + 5) puis en doctorat (bac + 8). Le format laisse une large place à l’autonomie et vise avant tout l’acquisition de solides connaissances disciplinaires. Sur Parcoursup, les vœux en licence jouent aussi un rôle de filet de sécurité. Selon une note du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, près de 9 candidats sur 10 ayant postulé à des filières sélectives en classes préparatoires, écoles d’ingénieurs ou de commerce ont également formulé au moins un vœu en licence.
Côté disciplines, le droit s’impose largement en tête, avec près de 360 000 vœux confirmés en 2025. Il devance nettement la psychologie (154 000 vœux) et l’économie-gestion (146 000 vœux), suivies des mathématiques (97 000 vœux), des STAPS (96 000 vœux) et des sciences de la vie (94 000 vœux). Enfin, nouveauté à surveiller en 2026 : la licence professorat des écoles (LPE) fait cette année son entrée sur Parcoursup. Pensée pour les étudiants qui se destinent à enseigner en école maternelle et élémentaire, la formation proposera dès la rentrée prochaine des enseignements pour consolider les bases en français, maths et dans toutes les matières de l’école primaire (sciences, histoire-géographie, EPS, langues…) ainsi que des notions de pédagogie. Dix semaines minimum de stages d’observation et de pratiques accompagnées dans les écoles complèteront le cursus.
La classe prépa MPSI détrônée par le BUT techniques de commercialisation
C’est l’une des surprises de la dernière session Parcoursup : le BUT techniques de commercialisation a fait son entrée dans le top 5 des formations les plus demandées, dépassant la classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) Mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur (MPSI). Cette dernière recule à la septième place avec 203 000 vœux, juste derrière le BUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA), qui en totalise 214 000.
Préparé en 3 ans et conférant le grade de licence, le bachelor universitaire de technologie (BUT) est dispensé au sein des instituts universitaires de technologie (IUT), rattachés aux universités. En 2025, 38% des candidats ont formulé au moins un vœu en BUT, un chiffre qui grimpe à 62% en filière technologique. Si le BUT, bien que sélectif, séduit autant, c’est avant tout pour son côté très professionnalisant. Le cursus intègre 22 à 26 semaines de stages réparties sur les 3 années et propose dès la deuxième année de l’alternance. Conçu pour permettre une insertion rapide sur le marché du travail à l’issue du diplôme, le BUT n’exclut pas pour autant une poursuite d’études, notamment en master, en école de commerce ou en école d’ingénieurs. Autre atout : les frais d’inscription en BUT sont identiques à ceux d’une licence universitaire.
Focus
Le BTS : filière préférée des lycéens de la voie pro
La part des élèves de terminale ayant confirmé au moins un vœu a continué de progresser en 2025, une hausse principalement portée par les élèves de la voie professionnelle (+2,6 points). D’après la note du Sies, cette progression s’inscrit dans le contexte de la réforme de la terminale professionnelle, qui pousse les élèves à se projeter plus tôt dans l’après-bac et à mieux préparer leur orientation. Chez les candidats issus de la voie professionnelle, les listes de vœux se composent à 70% de candidatures en BTS.