Budget Logement étudiant : loyers en hausse et marché tendu dans les villes françaises

Laura El Feky
Publié le 17-06-2026

En bref

  • Chaque année, des milliers d’étudiants redoutent le même casse-tête : trouver un logement pour la rentrée.
  • En 2026, la situation semble un peu moins tendue qu’auparavant, mais les difficultés sont loin d’avoir disparu.
  • Les loyers des studios enregistrent une hausse de plus de 4% en un an.
Rennes
Malgré des loyers plus abordables, se loger reste difficile dans des villes comme Rennes et Caen, où le marché locatif est particulièrement tendu. Crédit : Pascal Bernardon / Unsplash

Studio étudiant : des loyers en hausse

Les réponses de Parcoursup et de Mon Master marquent le début d'une autre recherche, tout aussi importante pour de nombreux étudiants : celle d'un logement.  Une quête qui s'annonce encore compliquée cette année. Car si le marché montre globalement quelques signes d'amélioration, la tension reste forte. C’est ce que montre la dernière étude de LocService, basée sur près de 110 000 offres et demandes enregistrées au cours des 12 derniers mois. 

Autre mauvaise nouvelle pour les étudiants : les loyers continuent de grimper. Dans la moitié des villes analysées, le prix des studios a augmenté de 4,3% en un an. « Les loyers à Nice, Perpignan ou Le Mans progressent même encore plus rapidement », observe Ivan Thiébault, data analyst chez LocService. 

Aujourd’hui, à l'échelle nationale, il faut compter en moyenne 583 euros par mois, charges comprises, pour louer un studio, contre 559 euros l'an dernier. Mais derrière cette moyenne, les écarts sont importants selon les villes : de 413 euros à Poitiers à 923 euros à Paris. 

La capitale reste de loin la ville la plus convoitée. « Après un ralentissement pendant la crise sanitaire, la demande est repartie à la hausse et dépasse désormais son niveau d'avant-covid, souligne Ivan Thiébault. Près d'un étudiant en recherche de logement sur trois vise aujourd'hui l'Île-de-France.» Sans surprise, la région concentre aussi les loyers les plus élevés : sept des dix villes étudiantes les plus chères de France s'y trouvent.

Logement étudiant : les villes universitaires toujours sous pression

Des loyers plus abordables ne garantissent pas pour autant un accès plus facile au logement. À Caen, par exemple, un studio se loue en moyenne 438 euros par mois, bien en dessous de la moyenne nationale. Pourtant, la ville normande arrive en 3e position, derrière Paris et Lyon, parmi les villes étudiantes où le marché locatif est le plus tendu. Même constat à Rennes, qui figure juste après Montpellier dans le top 5 : malgré un loyer moyen de 499 euros, les étudiants peinent à se loger.

Dans ce contexte, mieux vaut anticiper chaque étape. « Préparer son dossier en avance, être réactif et répondre immédiatement aux annonces peut faire toute la différence », conseille Ivan Thiébault de chez LocService. Car dans certaines villes, les biens les plus recherchés peuvent partir très vite. Et ces biens sont très souvent les mêmes : 68% des étudiants recherchent un studio ou un T1 (une pièce). 

Cette période est aussi propice aux arnaques. Chaque année, de faux propriétaires profitent de l'urgence dans laquelle se trouvent certains étudiants. « Il faut se méfier des annonces trop alléchantes et des demandes de paiement inhabituelles, comme les mandats cash », prévient Ivan Thiébault. 

Pour mettre toutes les chances de leur côté, les étudiants peuvent s’appuyer sur la garantie Visale. Si les parents restent les principaux garants dans la grande majorité des cas, ce dispositif gratuit et accessible sans condition aux 18-30 ans, représente désormais « 12% des garanties utilisées et continue de gagner du terrain ». Un bon plan pour éviter un casse-tête supplémentaire : avoir un garant en CDI gagnant environ trois fois le montant du loyer.

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