Profession inventeur Les visages du Concours Lépine 2026
En bref
- Objets du quotidien, innovations en matière de santé, outils pédagogiques… près de 200 projets sont présentés au Concours Lépine qui se tient du 30 avril au 11 mai 2026 à Paris.
- Oubliez le cliché du savant fou ! Le CIDJ est allé à la rencontre d'une nouvelle génération de candidats afin lever le voile sur cette vocation méconnue : inventeur.
- Entre passion et précarité, découvrez les coulisses de ces métiers de l’innovation.
De la simple idée au précieux brevet : le parcours de l'inventeur
Quoi ? “Aujourd'hui, il y a un peu cette image du fou furieux qui crée des trucs dont personne n’a besoin”. C’est par ce constat que Joff Turner nous accueille sur son stand. Pour la première fois, le jeune autodidacte se confronte au Concours Lépine 2026 avec une innovation de santé : un système d'éclairage reproduisant le cycle de la lumière naturelle. Il n’est pas seul dans l’arène. Son projet côtoie quelque 200 autres œuvres dans les allées de la Foire de Paris. Une brosse à cheveux adaptative pour pommeau de douche, le jeu pédagogique “Maths et ma Toque” pour réconcilier les enfants avec les calculs, ou encore des appareils de cryothérapie portables pour soulager les bouffées de chaleur… Chaque prototype présenté ici est le fruit d’une exigence technique qui a valu plusieurs années de travail à ses créateurs.
Pourquoi ? “Généralement, les idées ne viennent pas de nulle part”. Pour Joff, comme pour les autres participants croisés dans les allées de la Foire de Paris, l’inventeur est celui qui est capable de transformer une “problématique personnelle” en solution universelle. Voir une petite fille dyscalculique reprendre goût aux maths après dix minutes de démonstration est une récompense qui efface des mois d’incertitudes, pour Judith Sasportes, créatrice du jeu éducatif “Maths et ma Toque”.
Qui ? Le profil type n’existe pas. Être inventeur, c’est porter simultanément la “casquette d’autrice, d’éditrice et de distributrice”, sourit Judith. C’est aussi accepter une charge mentale hors norme : “On y pense le matin en se levant, le soir en se couchant et même le week-end”. Pour Joff, le métier est aussi synonyme de précarité : “On est sans arrêt en train d’aller chercher des financeurs”.
Quand ? L’aventure se vit sur le temps long. Pour cette nouvelle édition, ouverte du 30 avril au 11 mai, les candidats ont dû s'armer de patience. Car l'invention est un “marathon, pas un sprint,” prévient le créateur des lampes Laqi. Entre l’idée initiale et le stand au Lépine, il faut solliciter des bureaux d’études, des ingénieurs et des avocats pour sécuriser les précieux brevets.
Où ? Aux côtés de Joff et Judith, les inventeurs sont venus de toute la France pour tenter leur chance au concours parisien, organisé chaque année au sein du Paris Expo de la Porte de Versailles. Le suspense prendra fin le 10 mai 2026, date à laquelle seront dévoilés les lauréats de cette 125e édition.