Les lycéens reprennent les blocus, malgré les inquiétudes face à l’avenir
En bref
- Après les vacances d’automne, les blocus reprennent ce mardi 3 novembre 2026 aux portes des lycées et des universités.
- Pourquoi les élèves continuent-ils de se mobiliser ? Qu’attendent-ils encore du gouvernement après l’annonce de la fin de Parcoursup ?
- Le CIDJ s’est rendu devant le lycée parisien Hélène Boucher auprès des élèves mobilisés.
“Bien sûr qu’on a peur du bac et de Parcoursup, mais c’était déjà le cas avant la mobilisation, au moins, maintenant, on se bouge ensemble !”. Lily, élève de terminale, ne cache pas sa crainte face à l’avenir après six semaines de mobilisation.
Pourtant, elle fait partie des dizaines d’élèves rassemblés devant le lycée parisien Hélène Boucher dès 8 heures du matin, qui ont répondu à l’appel à bloquer des syndicats. Pas de chance, ce mardi 3 novembre, les policiers ne laissent pas le temps aux jeunes manifestants d’installer leurs barricades ni d’atteindre le bâtiment, obligeant les lycéens à se rassembler derrière un cordon de forces de l’ordre.
VIDÉO : Retour de vacances, retour des blocus : les lycéens remettent ça !
Blocus des lycées : “la fin de Parcoursup, on la veut maintenant”
“Le gouvernement nous a proposé des miettes, alors on continue de se mobiliser !” Ni Lily, ni les autres lycéens ne se laissent décourager pour autant et entament une série de chants pour “se faire entendre”. “Nous, ce qu’on veut, c’est la fin de Parcoursup dès maintenant, et plus de moyens dès maintenant,” renchérit son amie Madeleine, 17 ans, visiblement pas satisfaite par les promesses annoncées par le gouvernement le 26 octobre dernier.
Selon l’Union syndicale lycéenne (USL), plus de 500 lycées et 50 campus ont été bloqués dans le pays ce mardi 3 novembre. Cette mobilisation intervient au lendemain d’une rentrée d’automne que le gouvernement espérait apaisée, après six semaines de contestation.
Plusieurs annonces ont pourtant été faites pour répondre aux revendications des lycéens, notamment le remplacement de Parcoursup en 2028 et la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur.
Les organisations lycéennes et étudiantes entendent déjà poursuivre la mobilisation : elles appellent à une nouvelle journée de grève et de blocages ce jeudi 5 novembre.