J'ai 14 serpents. Mon travail ? Vendeuse de reptiles !

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J'ai 14 serpents. Mon travail ? Vendeuse de reptiles !

Depuis plus de sept ans, Stéphanie travaille à la Ferme Tropicale, une animalerie parisienne spécialisée dans la vente de reptiles. Dans quelques semaines, elle va se reconvertir dans le secteur du transport d'animaux. L'expérience aura été riche en apprentissages. Témoignage.

“J'ai travaillé en usine, j'ai fait des crêpes dans un bar, j'ai même fabriqué des ampoules électriques avant de me dire que le secteur de l'animalerie pouvait être une solution sympa pour quelqu'un qui, comme moi, aime beaucoup les animaux. J'avais un bac STL biochimie-génie biologique. J'ai cherché les cursus qui correspondaient à mon projet… Et j'ai trouvé !”

Attraper un perroquet sans se faire mordre, ça s'apprend !

“J'ai opté pour le lycée agricole de Pontaumur, dans le Puy-de-Dôme, où j'ai passé un bac pro vendeur en animalerie. Comme j'avais intégré une formation accélérée pour adultes, mes cours étaient condensés sur une période de 8 mois. J'y ai appris à élever, à manipuler les animaux, notamment les oiseaux, les reptiles et les rongeurs.

Par exemple, il faut employer une technique spécifique pour attraper un perroquet sans se faire mordre ! Pour les reptiles, c'est pareil : la plupart n'ont pas du tout envie de se laisser prendre. J'avais aussi des cours sur la vente des produits pour animaux.”

Trouver des reptiles adaptés à l'environnement du client

“Après cette formation, j'ai été embauchée à la Ferme Tropicale, où je suis aujourd'hui chef de rayon en animalerie. J'ai beaucoup appris ici. Quand on fait ce métier, il faut être pédagogue pour pouvoir apprendre aux gens à s'occuper des reptiles qu'ils achètent. Je leur pose des questions pour trouver l'animal qui corresponde à leur environnement, la place qu'ils ont chez eux, leur personnalité… Un iguane face à un jeune enfant qui veut le toucher, par exemple, ça peut être dangereux !”

 Vendeuse de reptiles

Travailler dans une atmosphère à 30° C

“C'est un travail physique. Le premier mois, j'avais des courbatures ! Je m'active toute la journée, notamment avec les bacs à nettoyer. Dans une grande animalerie ça fait beaucoup d'entretien ! Je nourris les animaux, je vérifie qu'ils mangent bien, j'isole ceux qui sont malades… La contrainte supplémentaire avec les reptiles, c'est la chaleur : il doit faire environ 30° C pour les serpents !

L'autre particularité, c'est que, contrairement aux chiens et chats, les reptiles ne sont pas affectueux. Mais c'est une passion. Aujourd'hui, j'ai quatorze serpents et deux tortues. Et encore, j'en ai moins qu'avant ! Tous mes collègues en ont aussi, nous nous les confions lors de nos vacances.”

Après l'animalerie, le transport d'animaux

“Je vais bientôt devoir passer moins de temps avec les reptiles car je quitte la Ferme Tropicale pour me reconvertir dans le transport d'animaux, autant pour les laboratoires que pour les zoos. Je serai beaucoup en déplacement, mais je manipulerai moins les animaux, quoique je pourrai aider en cas de besoin. Je vais transporter de tout, même des panthères ! C'est une autre aventure qui commence…”

Mis à jour en 2017/ Propos recueillis en 2012.

Laura El Feky © CIDJ
Article mis à jour le 21/05/2018 / créé le 18-07-2012