Actualité Stage en seconde : une étape obligatoire ou presque
En bref
- Annoncé à la rentrée par Gabriel Attal, un stage d’observation de deux semaines sera obligatoire pour tous les élèves de seconde générale et technologique, dès juin 2024.
- Un séjour linguistique à l’étranger ou la participation au service national universel (SNU) pourraient toutefois faire office de stage.
- Et pour aider les jeunes à trouver un stage, une plateforme nationale devrait bientôt voir le jour.
Stage de seconde : les alternatives possibles
Depuis 2024, les élèves de seconde générale et technologique. doivent faire un stage d’observation, sur une période de deux semaines en juin. Cette décision est justifiée par deux objectifs : dans un premier temps, la nécessité de faire découvrir le monde professionnel aux élèves, et dans un second de repousser la date des grandes vacances au mois de juillet. Le créneau a donc été positionné au moment où les élèves de première et de terminale révisent et passent les épreuves du baccalauréat. Durant ces deux semaines, les jeunes pourront découvrir le monde de l'entreprise, celui de l'institution de service public ou du milieu associatif.
Une obligation pour tous les élèves ou presque. Des dérogations restent possibles. Ainsi, les lycéens peuvent « échapper » au stage obligatoire, après accord du chef d'établissement, s'ils participent à la place à une mobilité scolaire européenne et internationale d'au moins deux semaines en classe de seconde (ou d'au moins 4 semaines en classe première).
Bientôt 200 000 offres publiées
Cette "séquence d'observation en milieu professionnel" de deux semaines en seconde, semblable au stage déjà effectué en classe de troisième, avait été annoncée à la rentrée pour "reconquérir le mois de juin". La nouvelle avait été bien accueillie par le syndicat du patronat, le Medef. En revanche, les projets de décret et d’arrêté, discutés en Conseil supérieur de l’éducation, avaient reçu majoritairement des avis négatifs.
Pour les lycéens et familles, la plus grande source d'inquiétude reste celle de ne pas trouver de stage. Aux 550 000 élèves de seconde générale et technologique qui devront trouver une entreprise d'accueil, s'ajoutent les 600 000 élèves de bac pro dont le cursus prévoit aussi des périodes de formation en milieu professionnel.
Lors des annonces, les syndicats d’enseignants, comme l’Se-Unsa, se sont inquiétés cependant que cette nouvelle période ne vienne perturber les stages des secondes et de premières de bac professionnel, qui se déroulent au même moment : « La reconquête du mois de juin ne peut se faire au détriment des lycéens de la voie professionnelle. (…) Les 550 000 élèves de 2d GT (générale et technologique, NDLR) vont donc, à leur corps défendant, devenir des concurrents de leurs camarades de la voie professionnelle ».
C'est pourquoi l'opération "Mon stage de seconde" vise à mobiliser l'ensemble du tissu économique du pays. Pour l'heure, 300 entreprises et organisations, ainsi que le service public, associatif et culturel, se sont d'ores et déjà engagés à accueillir des stagiaires dès juin prochain. À suivre...