http://www.cidj.com/

Eleveuse / Eleveur de chevaux

Synonymes : agent d’élevage équin

  • Animaux
L’éleveur de chevaux s’occupe d’un troupeau d’équidés : chevaux, mais aussi poneys ou ânes. Pour améliorer la race dont il est responsable, il prend soin de la santé, du bien-être et de la croissance de ses animaux.

Description métier

L'éleveur de chevaux travaille à l'entretien et à la reproduction d'un troupeau d'équidés. Ce troupeau peut être destiné à fournir des bêtes de selle (monte), de trait (attelage, tractage) ou de sport (saut d'obstacles, parcours complet).

L’éleveur de chevaux est avant tout un soigneur : il contrôle au quotidien l’état de santé des chevaux de l’élevage et pratique les soins courants (pansage, traitements antiparasitaires…). En cas d’anomalie sérieuse, il fait intervenir le vétérinaire.

L'éléveur de chevaux participe aussi à toutes les tâches liées à la reproduction (saillies et mises bas). Dans ce cas, ses horaires de travail sont généralement assez lourds.

Il inspecte aussi les ferrures et, si nécessaire, il fait appel au maréchal-ferrant. Chaque intervention extérieure (vétérinaire, maréchal-ferrant…) effectuée sur les animaux est notée par l’éleveur, qui doit rendre compte au responsable d’élevage de l’état de santé des équidés.

Après les séances de dressage auxquelles il assiste, l’éleveur vérifie l’état des chevaux : pose de la selle, mise au licol, tenue à la longe…

L'éleveur de chevaux est aussi chargé de l'alimentation des bêtes. Il évalue et distribue les rations alimentaires en fonction de l’activité et de l’âge de chaque animal.

Enfin, selon l'organisation de l'établissement ou du haras, l'éleveur de chevaux assure parfois l’entretien du matériel de sellerie et des écuries, ainsi que le nettoyage des box. Il peut aussi participer à la récolte du foin, voire à la culture des céréales qui alimentent les chevaux.

L'éleveur de chevaux peut travailler sous la responsabilité d'un responsable d’élevage ou être lui-même propriétaire/gérant de l'élevage. Dans ce cas, le métier est d'autant plus difficile car il demande, en plus d'une connaissance pointue des chevaux (anatomie, psychologie…), des capacités en gestion et en commerce.

Études / Formation pour devenir Eleveuse / Eleveur de chevaux

Du BP (brevet professionnel) au BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) et à la licence professionnelle, plusieurs formations professionnelles sont spécifiques au monde du cheval et de l’élevage.

niveau bac 
- BP (brevet professionnel) responsable d'entreprise hippique,
- bac professionnel CGEH (conduite et gestion de l'entreprise hippique), pour accéder à des responsabilités de gestion,

niveau bac + 2
- BTSA PA (productions animales) spécialité élevage équin et valorisation des jeunes chevaux (pour accéder à la direction de grands élevages) à Sablé sur Sarthe, 
- BTSA  ACSE (analyse, conduite et stratégie de l'exploitation agricole) support équin à Sablé sur Sarthe, 

niveau bac + 3
- Licence professionnelle management et gestion des organisations. Différents parcours :

  • management et gestion des entreprises de la filière cheval (MGEFC) à Caen.

Salaires

Environ le S.M.I.C pour un éleveur de chevaux salarié débutant.
Environ 1 600 € après quelques années d’expérience.
Jusqu’à 3 000 € avec des formations complémentaires.

Les revenus d'un éleveur-propriétaire varient en fonction de son volume d'affaires.

Evolutions de carrière

Un éleveur de chevaux peut suivre des formations complémentaires pour accéder à d’autres métiers de l'univers du cheval : enseignant d’équitation, guide de tourisme équestre, responsable de centre équestre, négociant en chevaux... 

Il peut aussi évoluer vers le monde des courses en devant entraîneur, par exemple ou superviser les chevaux dont il est, en tout ou en partie, propriétaire.


Crédit photo : Cheik Saïdou - Ministère de l'agriculture

Vous pourriez être intéressé(e) par...