• Vos droits

À vélo, je fais attention !

  • Deux-roues

Non-respect des stops ou des feux rouges, défaut d’éclairage ou de visibilité… Les comportements désinvoltes des cyclistes augmentent les risques d’accident. Pour votre sécurité et celle des autres, respectez vos obligations.

Soyez bien visible sur votre vélo

Sur un deux-roues, être visible améliore votre sécurité. C’est pourquoi le Code de la route impose que votre vélo soit équipé de dispositifs réfléchissants (catadioptres) de couleur blanche à l’avant, rouge à l’arrière et orange sur les côtés (c’est-à-dire dans les roues), sous peine d’une amende forfaitaire de 11 €. Les pédales doivent également être équipées des catadioptres.

La nuit, ou le jour lorsque la visibilité est réduite, vous devez rouler avec un feu de position avant, jaune ou blanc, et un feu arrière rouge.

Enfin, vous devez porter un gilet rétro-réfléchissant si vous circulez de nuit (et de jour en cas de mauvaise visibilité) hors agglomération (art. R431-1-1 du Code de la route). Sinon, vous risquez une amende forfaitaire de 35 €.

Bon à savoir. Si le casque est obligatoire sur les deux-roues à moteur (art. R431-1 du Code de la route), il ne l’est pas à vélo. Mais la Prévention routière conseille vivement de porter un casque homologué, adapté à votre taille et correctement attaché.

À vélo aussi, respectez le code de la route !

Être sur un vélo ne vous autorise pas toutes les fantaisies ! Vous devez respecter les règles du Code de la route : stops, feux rouges, “cédez le passage”… De même, vous n’avez pas le droit de dépasser le taux d’alcool autorisé, ni de téléphoner en pédalant, sous peine d’amende (lire encadré).

En ville, vous n’avez pas le droit de rouler sur les trottoirs, sauf si vous descendez de votre vélo et le tenez à la main, en marchant. En cas d’infraction, vous risquez une amende de 2e classe (35 €). Les enfants de moins de 8 ans peuvent rouler sur les trottoirs ou accotements, sauf dispositions contraires, à condition de conserver l’allure du pas et de ne pas gêner les piétons (art. R412-34 du Code de la route).

En groupe, roulez toujours en file indienne, et non pas côte à côte. Hors agglomération, vous avez le droit de rouler de front à deux, mais pas plus. Attention de ne pas obliger les véhicules à des manœuvres d’évitement dangereuses si la chaussée est étroite (art. R431-7 du Code de la route) : vous risquez une amende forfaitaire de 35 €. 

Bon à savoir. Être assuré en vélo n’est pas obligatoire, mais très utile. Le volet “responsabilité civile” de votre assurance multirisques habitation (ou celle de vos parents si vous êtes couvert par la leur) vous garantit pour tout dommage que vous pourriez causer à autrui avec votre vélo. Vérifiez si c’est bien le cas.

Les exceptions en faveur des cyclistes

À certains endroits jugés non dangereux, les cyclistes ont la possibilité d’effectuer certaines manœuvres interdites aux autres véhicules. Elles sont alors signalées par des panneaux particuliers.

Attention ! Ces pratiques sont totalement interdites en l’absence de panneau spécifique les autorisant.

Double-sens cyclable. Sens unique classique pour les véhicules motorisés, mais ouvert à la circulation des cyclistes dans les deux sens. Dans les zones de rencontre et les zones 30, toutes les rues à sens unique pour les voitures sont autorisées à double sens aux vélos, sauf disposition contraire.

Tourne à droite cycliste. Une signalisation installée à certains feux tricolores autorise les cyclistes à franchir le feu rouge afin de tourner à droite (ou à continuer tout droit s’il n’y a pas de voie à droite). Mais dans tous les cas, les cyclistes ont l’obligation de céder le passage aux piétons qui traversent la chaussée.

Pistes et voies cyclables : obligatoires ou facultatives

Certains aménagements pour les vélos doivent être empruntés obligatoirement, d’autres de manière facultative. On les distingue par la forme des panneaux : s’ils sont carrés, ils signalent un aménagement facultatif ; s’ils sont ronds, c’est un aménagement obligatoire. Les pistes cyclables ont été conçues pour isoler les vélos des dangers de la circulation, donc les protéger : autant les utiliser !

 

Être verbalisé à vélo, c’est possible !
En cas d’infraction au code de route sur votre vélo, vous êtes passible des mêmes amendes qu’un automobiliste. Par exemple : ne pas marquer l’arrêt à un stop ou téléphoner en roulant, tout en ayant votre portable à la main, peut vous coûter 135 €. Mais vous ne pouvez pas subir de retrait de points sur votre permis de conduire, si vous en possédez un (circulaire du 11 mars 2004).

Anaïs Coignac © CIDJ
Article créé le 09-01-2013 / mis à jour le 21/05/2018