L'administrateur de mission humanitaire assure la gestion financière, administrative et logistique des projets menés sur le terrain.
Secteurs d’activités
Centres d’intérêts
Que fait le/la Administrateur / Administratrice de mission humanitaire
Garant de la rigueur et de la transparence de la gestion des procédures comptables, l'administrateur de mission humanitaire élabore des budgets prévisionnels en lien avec les responsables de programme et veille à leur bonne exécution tout au long de la mission. Il contrôle les dépenses, suit les flux de trésorerie, prépare les rapports financiers destinés aux bailleurs de fonds et garantit le respect des procédures internes.
Au quotidien, il gère également les ressources humaines locales : contrats, paie, suivi des congés, respect du droit du travail... Il participe au recrutement du personnel national et accompagne les équipes dans leurs démarches administratives.
Sur le plan logistique, il supervise les achats, la gestion des stocks, les contrats avec les fournisseurs et les aspects liés aux infrastructures (bureaux, logements, véhicules). Il travaille en étroite collaboration avec le logisticien humanitaire et le responsable de mission.
L'administrateur veille également à la conformité juridique des activités juridiques et à la bonne application des règles de sécurité administrative. Selon les organisations, il peut aussi former les équipes locales aux procédures de gestion et contribuer à l'amélioration des outils internes.
Ou travailler ?
L'administrateur de mission humanitaire exerce principalement pour des ONG françaises ou internationales. Il intervient sur des missions à l'étranger, souvent dans des zones en développement ou en contexte de crise (urgence humanitaire, post-conflit, catastrophe naturelle...). Quelques postes existent également au siège des ONG pour assurer le suivi administratif des missions.
Quel salaire ?
Salaire brut mensuel débutant : smic
Quelles sont les conditions de travail ?
Les conditions de travail varient fortement selon le contexte géographique et sécuritaire. Sur le terrain, l'administrateur peut être confronté à des conditions de vie difficiles : chaleur intense, infrastructures limitées, accès restreint à certains services (santé, internet, transports...). Les déplacements sont fréquents et souvent contraignants.
Le rythme de travail est soutenu, avec des responsabilités importantes liées à la gestion des fonds et au bon fonctionnement des missions. Dans les contextes d'urgence, les horaires peuvent être étendus et inclure du travail le weekend.
La dimension interculturelle est importante et nécessite une forte capacité d'adaptation et de communication.
Comment devenir Administrateur / Administratrice de mission humanitaire ?
Ce métier est accessible après une formation de niveau bac + 3 à bac + 5 dans des domaines tels que la gestion, la comptabilité, les ressources humaines ou encore la gestion de projets. Les diplômes les plus courants sont les licences pro en gestion, les bachelors en administration ou les masters en management des organisations, en gestion financière ou en gestion de projets internationaux.
Certaines formations spécialisées dans l'humanitaire existent, notamment des masters en solidarité internationale. Parmi les établissements qui en proposent, citons Bioforce (Lyon), l'Iris Sup (Paris), l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l'Istom (Cergy), l'école 3A (Lyon)...
Quelles sont les évolutions de carrières ?
Avec quelques années d'expérience, l'administrateur de mission humanitaire peut évoluer vers des postes à plus forte responsabilités. Il peut par exemple devenir coordinateur administratif et financier, supervisant plusieurs projets ou plusieurs bases, ou encore chef de mission, en prenant la direction globale d'un programme humanitaire.
Il peut également se spécialiser dans des domaines précis, comme la gestion des financements institutionnels, l'audit interne ou la gestion des ressources humaines à l'international.
Les liens utiles à consulter
Nous rencontrer
Le réseau Info jeunes est accessible à tous les publics (collégiens, lycéens, étudiants, salariés, demandeurs d'emploi...) mais aussi à leurs parents, à leurs enseignants et à tous les travailleurs sociaux. L'accès est libre et gratuit.