Objectif « excellence » Le diplôme national du brevet rehaussé en 2026
En bref
- Lors d’une interview accordée au Dauphiné Libéré, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé la création d’un concours général des collèges.
- Il prévoit aussi le renforcement de l’exigence du niveau de l’examen du DNB, avec des consignes plus strictes concernant l’orthographe.
- Prévu pour 2027, le concours a pour objectif d’élever les exigences et les ambitions des collégiens.
Un concours pour favoriser l’excellence
Sur le modèle du concours général des lycées, créé en 1744 pour distinguer les meilleurs élèves, cette nouvelle compétition vise à « créer une émulation dans les collèges et valoriser différentes formes d’excellence ». Chaque établissement pourra sélectionner, sur la base du volontariat, jusqu’à 10 % de ses élèves de 3e pour y participer, en veillant à un équilibre entre filles et garçons. Les candidats choisiront l’une des cinq disciplines proposées : français, mathématiques, histoire-géographie, arts plastiques ou informatique et codage. Ce panel de matières a été conçu pour mettre en lumière la pluralité des talents sur tout le territoire. Les épreuves nationales se dérouleront en janvier 2027 dans toutes les académies et les résultats seront dévoilés au printemps. Les meilleurs candidats seront ensuite récompensés lors d’un événement national, où des prix leur seront remis.
Une nouvelle notation
La session 2026 du diplôme national du brevet (DNB) est marquée par un changement de notation : l’épreuve finale, qui comptait jusqu’alors pour 50 % de la note finale, pèsera désormais 60 %. Autre évolution : le calcul du contrôle continu, qui s’appuiera uniquement sur les notes de l'année de 3e, et non plus sur celles de l’ensemble du cycle 4 (5e, 4e et 3e). Le ministre estime que ces nouvelles modalités pourraient faire chuter le taux de réussite à « 75 % », avec une baisse du nombre de mentions. Lors de la session précédente, un candidat sur dix avait obtenu la mention « Très bien avec félicitations du jury ». Afin d’encourager les élèves à bien préparer cette épreuve, une semaine banalisée sera mise en place en amont de l’examen : « Les collégiens doivent aussi prendre conscience qu’un examen, ça se prépare. »
Une évaluation plus stricte
Par ailleurs, le ministre a réaffirmé sa volonté de durcir la notation du brevet : « Il faut s’attendre à une chute assez drastique du taux de réussite, qui pourrait perdre dix points. » Le taux de réussite au DNB, toutes séries confondues, s’élevait à 85,5 % en 2025, un chiffre quasiment stable par rapport à 2024. La moitié des candidats de la voie générale avaient obtenu plus de 12,4/20 en mathématiques, tandis qu’en français, la médiane des notes ne s’élevait qu’à 10,7/20. Dans une circulaire publiée en mars, le ministre a plaidé également pour l’instauration d’une « exigence nationale » concernant le niveau de l’expression écrite des candidats. Ainsi, une note de 10/20 ne serait plus accordée à une copie présentant une orthographe et une syntaxe « déplorables ». Selon Édouard Geffray, il n’est plus possible « d’induire les élèves en erreur sur leur niveau » en gonflant les notes, au risque de les mettre en difficulté lors de leurs années de lycée.