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Cardiologue

  • Santé
Le cardiologue est un médecin spécialisé dans les maladies du cœur ou cardio-vasculaires : insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, infarctus du myocarde, troubles du rythme cardiaque, embolie pulmonaire, problèmes de circulation sanguine…

Description métier

Pour assurer le dépistage d’éventuelles maladies du cœur, le cardiologue doit établir un diagnostic.

Pour cela, il interroge d’abord son patient : a-t-il des douleurs dans la poitrine, des essoufflements, des palpitations, une présence de diabète ou autre facteur de risques ?

Le cardiologue ausculte ensuite le cœur et les poumons, prend le pouls, mesure la tension artérielle, et se livre à des tests et des examens : épreuve d’effort physique (pour étudier les variations et les éventuelles anomalies du rythme cardiaque), électrocardiographie (pour enregistrer l’activité électrique du cœur), mesure de la capacité respiratoire, électrocardiogramme... 

Ensuite, le cardiologue analyse les résultats de ces examens, qui lui permettront de prescrire un traitement médicamenteux, de délivrer des consignes de prévention, de conseiller un régime alimentaire adapté, ou encore des examens complémentaires dans un centre spécialisé, voire un acte chirurgical.

Comme dans beaucoup de spécialités médicales, les techniques d’investigation évoluent vite. Le cardiologue doit donc actualiser ses connaissances en permanence. Par ailleurs, ses horaires sont souvent très chargés, sans compter d’éventuelles astreintes ou gardes nocturnes notamment si le cardiologue exerce en milieu hospitalier.

Études / Formation pour devenir Cardiologue

En tant que médecin, le ou la cardiologue a franchi toutes les étapes du cursus des études de médecine puis s’est ensuite spécialisé en médecine cardiovasculaire via un DES (diplôme d’études spécialisées) soit 11 ans d’études au total.

Beaucoup de changements à partir de 2020 dans les études de médecine désormais appelées filière MMOP : Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie : suppression de la PACES et du concours d’entrée en 2ème année, suppression du numérus clausus au profit d’un numérus apertus (nombre de places fixé par les universités en fonction de leur capacité d’accueil et de leurs besoins), fin des ECN en 6ème année (pour les étudiants entrants en 4ème année de médecine en 2019).

Les études MMOP sont désormais accessibles selon 2 voies :

  • portail santé (qui remplace la PACES)
  • licence à mineure santé (qui offre une seconde chance aux étudiants voulant intégrer médecine)

Pour accéder en 2ème année de médecine, les étudiants passent une épreuve d’admission (écrite et/ou orale).

Conditions d’accés :

  • avoir validé 60 crédits,
  • avoir des résultats supérieurs à un seuil minimum
  • avoir validé les unités d’enseignements de la mineure de santé pour les étudiants passés par la licence à mineure santé

2e et 3e année :

bases du médical + obtention du DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales) reconnu au niveau licence

4e, 5e et 6e année :

externat + obtention du DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales) reconnu au niveau master + évaluation des compétences cliniques pour l’orientation vers les spécialités suite à la suppression des ECN.

7e année et suivantes :

internat + spécialisation via le DES médecine cardiovasculaire (10 semestres)+ obtention du diplôme d’Etat de docteur en médecine

Pour devenir médecin militaire, candidater après un bac scientifique à l’ESA (Ecole de santé des armées) via un concours annuel très sélectif. Le cycle d’études associe enseignements médicaux et militaires.

Salaires

  • Environ 3 900 € brut par mois pour un cardiologue débutant hospitalier, et 7 000 € pour un hospitalier au dernier échelon.
  • Environ 8 500 €-9 000 € brut par mois pour un cardiologue en libéral (en cabinet ou en clinique privée) payé à l’acte.

Evolutions de carrière

Possibilité pour le ou la cardiologue de renforcer sa spécialisation par le biais d’options ou de formations spécifiques transversales.

Un cardiologue peut effectuer des travaux de recherche pour des organismes universitaires, pour l’industrie pharmaceutique, dans le cadre de ses activités hospitalières ou à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).

Un poste d’enseignant au sein d’un CHU est également possible. Une implication dans la mise en œuvre de programmes de santé publique n’est pas à exclure, de même qu’une participation à des missions humanitaires dans le cadre d’une ONG.


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