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Anesthésiste-réanimateur / Anesthésiste réanimatrice

Synonymes : médecin anesthésiste

  • Santé
Le médecin anesthésiste-réanimateur endort le patient avant une opération chirurgicale. Ensuite, il surveille l’état de son patient pendant toute la durée de son opération, puis à son réveil. Il intervient enfin pour atténuer les douleurs postopératoires.

Description métier

L’anesthésiste-réanimateur est un médecin qui intervient avant, pendant et après toute opération chirurgicale qui nécessite une anesthésie générale ou locorégionale.

Lors d’une consultation préopératoire, il évalue l’état général du patient, choisit la technique d’anesthésie la plus appropriée et rassure le patient. Son rôle psychologique à cette étape est loin d’être négligeable.

En « salle d’op », en cas d’anesthésie générale, l’anesthésiste applique un masque diffusant un gaz à effet instantané ou injecte un antalgique par intraveineuse.

En cours d’intervention, et en liaison étroite avec le chirurgien, il utilise un matériel ultrasophistiqué (électrodes, moniteur, défibrillateur, appareil de mesure d’oxygène dans le sang, neurostimulateur…) pour surveiller l’état du patient, et intervenir si nécessaire. Pendant toute cette phase dite de sécurisation de l'intervention, l’anesthésiste est lui-même assisté par un infirmier anesthésiste.

Après l’intervention, l’anesthésiste contrôle la réanimation de l’opéré en salle de réveil, puis assure le suivi postopératoire.

A côté des interventions ou opérations programmées, le métier se pratique aussi dans l’urgence (accidents, intoxications, situations critiques…). Dans ce cas, le médecin anesthésiste doit intervenir avec sang frois et rapidité pour comprendre l'origin edu ou des problèmes et mettre en place les techniques de réanimation appropriée..

Études / Formation pour devenir Anesthésiste-réanimateur / Anesthésiste réanimatrice

En tant que médecin, l’anesthésiste réanimateur a franchi toutes les étapes du cursus des études de médecine puis s’est ensuite spécialisé en anesthésie – réanimation via un DES (diplôme d’études spécialisées) soit 11 ans d’études au total.

Beaucoup de changements à partir de 2020 dans les études de médecine désormais appelées filière MMOP : Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie : suppression de la PACES et du concours d’entrée en 2ème année, suppression du numérus clausus au profit d’un numérus apertus (nombre de places fixé par les universités en fonction de leur capacité d’accueil et de leurs besoins), fin des ECN en 6ème année (pour les étudiants entrants en 4ème année de médecine en 2019).

Les études MMOP sont désormais accessibles selon 2 voies :

  • portail santé (qui remplace la PACES)
  • licence à mineure santé (qui offre une seconde chance aux étudiants voulant intégrer médecine)

Pour accéder en 2ème année de médecine, les étudiants passent une épreuve d’admission (écrite et/ou orale) Conditions d’accés :
avoir validé 60 crédits,
avoir des résultats supérieurs à un seuil minimum
avoir validé les unités d’enseignements de la mineure de santé pour les étudiants passés par la licence à mineure santé

2e et 3e année : bases du médical + obtention du DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales) reconnu au niveau licence

4e, 5e et 6e année : externat + obtention du DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales) reconnu au niveau master + évaluation des compétences cliniques pour l’orientation vers les spécialités suite à la suppression des ECN.

7e année et suivantes : internat + spécialisation via le DES Anesthésie réanimation (10 semestres) + obtention du diplôme d’Etat de docteur en médecine

PS : pour devenir médecin militaire, candidater après un bac scientifique à l’ESA (Ecole de santé des armées) via un concours annuel très sélectif.  Le cycle d’études associe enseignements médicaux et militaires.

Salaires

Environ 4 000 € brut par mois pour un anesthésiste hospitalier débutant, environ 7 300 € en fin de carrière + indemnités et primes de garde.

Plus de 12 000 € brut par mois pour un anesthésiste en libéral (en liaison avec une clinique, un hôpital, un centre d’imagerie médicale ou de transfusion sanguine).

Evolutions de carrière

Possibilité pour le ou la médecin anesthésite-réanimateur·trice de renforcer sa spécialisation par le biais d’options ou de formations spécifiques transversales.

L’anesthésiste réanimateur peut effectuer des travaux de recherche pour des organismes universitaires, pour l’industrie pharmaceutique ou dans le cadre de ses activités hospitalières.

Une fonction d’enseignant au sein d’un CHU (centre hospitalier universitaire) est aussi possible. Une implication dans la mise en œuvre de programmes de santé publique n’est pas à exclure.

Pour un temps, l’anesthésiste-réanimateur peut partir en missions humanitaires pour le compte d’un organisme international ou une ONG (MSF...).


Crédit photo : Piron Guillaume - Unsplash