• Témoignage

Stage à Londres : le témoignage de Zakaria Sadki

  • Stage
  • Stage à l'étranger
  • Stage à l'étranger
  • Angleterre
Stage à Londres : le témoignage de Zakaria Sadki

Zakaria Sadki, 21 ans, en 3e année d’études à l’Ensai, a effectué deux mois et demi de stage non rémunéré à Londres l’été dernier. Il nous raconte son expérience et met fin à un mythe : le tea-time n’est plus d’actualité dans la capitale britannique !

Comment avez-vous trouvé votre stage ?

J’ai commencé à chercher en janvier pour un stage qui avait lieu l’été. J’ai pris contact avec un ancien élève qui avait fait son stage chez Millward Brown  – un institut d'études et de conseils stratégiques spécialisé dans la marque et la communication – et qui m’a mis en relation avec la personne chargée du recrutement. J’ai envoyé mon CV et ma lettre de motivation.

Comment s’est passé votre recrutement ?

J’avais préparé les entretiens en anglais avec l'adjointe au responsable des relations internationales de mon établissement. Ce qui m’a servi vu que j'ai eu deux entretiens téléphonique. Le premier avec le responsable des ressources humaines et le second avec le directeur du département des statistiques. Ils voulaient notamment évaluer mon niveau d’anglais.

Quel est le niveau d'anglais requis ?

Contrairement à ce que beaucoup d'étudiants pensent, on ne choisit pas un stage à Londres uniquement pour améliorer son niveau d'anglais. Il faut être efficace tout de suite, donc la maîtrise de la langue doit être suffisante pour pouvoir répondre au téléphone, participer aux réunions et faire des présentations clients en anglais.

Pourquoi votre profil de "Frenchie" les a séduit ?

Je sais que ma spécialité en statistiques et marketing les intéressait beaucoup. Apparemment, ils ne trouvent pas facilement des stagiaires de mon profil, avec une dominante en communication.

Comment s'est passé votre stage ?

Bien, j'étais le seul stagiaire de l'entreprise. Sur dix semaines, j'ai passé les deux premières à me rôder au logiciel de statistiques et aux problématiques. Dès la troisième semaine, j’avais beaucoup d'autonomie. J’ai travaillé sur de gros projets avec des grandes marques comme HSBC, Dior, Chanel…

Comment vous en sortiez-vous financièrement ?

Le budget, c'est le gros problème à Londres, mon stage n'était pas rémunéré. Pour se loger dans un studio, il faut compter un loyer entre 1 000 et 1 300 € ! J'ai dû me rabattre sur une colocation où je payais 600 € pour une chambre dans le quartier bien placé de London Bridge mais avec cinq autres colocataires ! L'autre point noir, c'est le prix des transports. Cela peut facilement monter à 170 € par mois ! Heureusement dans mon cas, ma boîte remboursait les frais. Ça peut être un point à négocier avec son employeur.

Que diriez-vous des Londoniens ?

Qu'ils sont assez réservés, ils ne font pas le premier pas, mais une fois la glace brisée, ils sont très chaleureux. L'ambiance de travail était assez détendue, même avec les managers. C'est vrai que l'emploi du "you", qui vaut à la fois pour le tutoiement et le vouvoiement brouille les pistes.

Un petit truc qui vous a marqué à Londres ?

On peut faire ses courses à n'importe quelle heure, 7 jours sur 7. Ça m'est arrivé d'aller au supermarché à 3h du matin, ce qui est très pratique. Sinon je peux vous assurer que le tea-time est un cliché bien révolu. Cette pratique de l'aristocratie britannique n'existe plus depuis longtemps.

CIDJ © CIDJ
Article mis à jour le 06/09/2018 / créé le 26-11-2013