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DUETI : sept questions à se poser avant de partir étudier à l’étranger

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DUETI : sept questions à se poser avant de partir étudier à l’étranger

Envie de prendre le large, de progresser en langue et de découvrir une nouvelle culture ? Les raisons d'effectuer un DUETI après votre DUT sont nombreuses ! Mais pour un séjour réussi, avant même de déposer votre dossier de candidature, faites le point sur vos envies, votre projet et votre budget.

# 1 Quelles sont les possibilités proposées par votre IUT ?

Avant de vous imaginer étudier sur les bancs d’une université à l’autre du bout du monde, premier point essentiel : assurez-vous que votre IUT propose un DUETI en lien avec votre domaine d’études. Renseignez-vous ensuite sur les universités étrangères partenaires de votre IUT et le nombre de places proposées. Rapprochez-vous le plus tôt possible de la personne chargée des mobilités dans votre IUT ou du service des relations internationales de l’université rattachée à votre IUT. 

# 2 Quelle langue souhaitez-vous améliorer ?

Espagnol, anglais, allemand ou italien… À vous de miser sur la langue que vous souhaitez améliorer. Cela déterminera vos vœux en matière de destination mais aussi d’université, car la langue d’enseignement n’est pas forcément la langue du pays.

En effet, beaucoup pensent à tort qu’il faille obligatoirement aller dans un pays anglophone pour progresser en anglais, pourtant, certains pays non-anglophones proposent aussi des cursus en anglais.

"J’ai fait mon DUETI à Bratislava en Slovaquie, explique Thibault Vial, titulaire d'un DUT GEA. Tous mes cours étaient en anglais et, avec les autres étudiants des quatre coins du monde, on parlait anglais. Cette année de DUETI m’a donc permis de faire d’énormes progrès." Seul bémol pour le jeune homme : "Aujourd'hui, j’ai un anglais correct pour exercer mon métier, mais je garde toujours mon accent français. Peut-être que si j’avais été au Royaume-Uni, j’aurais fait plus de progrès."

# 3 L’université étrangère vous délivrera-t-elle un diplôme ?

Le DUETI est un diplôme d’université qui se prépare après un bac + 2. Mais il n’est pas reconnu comme un bac + 3. Toutefois, dans certains cas, les étudiants en DUETI peuvent valider un diplôme étranger, comme un bachelor degree. Mais attention, ce n’est pas automatique ! Mieux vaut se renseigner avant de partir pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

"Après un DUT GEA, j’ai validé un DUETI à Valence en Espagne, mais à mon retour je n’ai pas été acceptée en master 1, j’ai donc dû m’inscrire en licence 3", regrette Camille Fontaine, jeune étudiante de 23 ans.

# 4 Votre future école ou université reconnaîtra-t-elle votre bac + 3 ?

Concernant la reconnaissance de votre diplôme, c'est souvent au cas par cas. À vous de contacter l’école ou l’université que vous souhaitez intégrer à votre retour pour connaître les modalités d’admission après un DUETI. Lisa Hugues Dit Ciles, après avoir obtenu un DUETI et un bachelor marketing en Irlande, a intégré une première année de master (bac + 4/5).

Quentin Bezombes, étudiant à l'Ecam, école d'ingénieurs à Lyon, a étudié à Édimbourg après son DUT génie thermique et énergie. Bien que le jeune homme y ait validé un bachelor en énergie, son école d’ingénieurs ne proposait pas d’admissions parallèles pour les bac + 3. Il a donc intégré l’école au niveau bac + 2. Malgré tout, l’étudiant ne regrette pas son choix : "Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu une année. Je suis content d’être parti juste après mon DUT. Lors de l’entretien à l’école d’ingénieurs, on m’a fait comprendre que mon niveau en langue a joué en ma faveur. Car l'école mettait l'accent sur la pratique de l'anglais. En fin de scolarité, pour obtenir le diplôme d’ingénieur, l'école exige que ses étudiants obtiennent un score minimum au TOEIC."

# 5 Êtes-vous prêt à vivre toute une année à l’étranger ?

Partir en DUETI sous-entend être capable de vivre loin de chez soi. "En France, je vivais encore chez mes parents. L’année du DUETI m’a permis de gagner en autonomie et aussi de mieux me connaître. Je n’aurais jamais imaginé être aussi à l’aise avec des personnes inconnues", remarque Thibault Vial, parti à Bratislava, en Slovaquie.

Si l’éloignement vous fait peur, privilégiez une destination en Europe qui vous permettra éventuellement de rentrer plus facilement en France. Pour Camille Fontaine, qui a un faible pour l’espagnol, le choix était vite vu. "Je ne me sentais pas encore prête à partir loin, j’ai préféré opter pour l’Espagne plutôt que l’Amérique latine", confie la jeune femme.

# 6 Quel est votre projet professionnel ?

"Selon si l'étudiant souhaite poursuivre ses études à l'étranger ou rentrer en France après le DUETI, on ne va pas lui conseiller les mêmes universités", indique Sophie Busi, chargée des relations internationales à l’université de Lyon 1.

L’important est de choisir un DUETI cohérent avec votre projet. Vous aurez ainsi plus de facilité à valoriser ce diplôme encore peu connu auprès des formations ou des entreprises pour lesquelles vous postulerez. Idem dans le choix du sujet de mémoire à rendre, optez pour un sujet qui vous intéresse et que vous avez envie d’approfondir.

"Lors de mon DUETI marketing, j’ai choisi de faire un mémoire sur la responsabilité sociale des entreprises (RSE) en France et en Irlande", explique Lisa Hugues Dit Ciles. "En master 1, ces connaissances ont été utiles dans l'entreprise où j'effectue mon alternance". L'étudiante envisage éventuellement de postuler l’année prochaine à un master 2 spécialisé sur le sujet.

# 7 Quel est votre budget ?

La question du budget doit se poser assez tôt. "Avant de partir, l'IUT nous a demandé d’établir un budget prévisionnel, avec une estimation des dépenses (logement, nourriture, sorties…) et des aides (parents, bourses éventuelles…), explique Lisa Hugues Dit Ciles. C’est un bon exercice. Mais le budget ne doit pas être un frein pour autant. Une année à l’étranger ce n’est certes pas gratuit mais, selon le pays et la ville, ça ne coûte pas nécessairement beaucoup plus cher qu’une année en France."

Le niveau de vie est en effet très variable d’un pays à l’autre. Niveau logement, Thibault Vial a loué une chambre partagée en résidence universitaire à Bratislava pour 65 €/mois. De son côté, Claire Coussy qui est partie effectuer un DUETI sciences et génie des matériaux a Édimbourg a déboursé 600 € mensuels pour une chambre en colocation. "Quand je suis rentrée en France pour les vacances de Noël, j’ai dû faire un prêt à la banque car je n’avais pas assez anticipé ce point", regrette la jeune femme.

Les aides financières (Erasmus+, région…) que vous percevrez sont un coup de pouce mais ne couvrent pas tous les frais. La bourse Erasmus+ varie selon le pays de destination. Elle est comprise entre 200 et 300 € par mois.

Laura El Feky © CIDJ
Article créé le 28-10-2015 / mis à jour le 15/03/2019