Immobilier : quels sont les métiers de demain ?

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Les métiers de l'immobilier

L’immobilier attire chaque année de nombreux jeunes. On pense souvent, à tort, que les métiers de l’immobilier se résument à ceux vus dans les médias ou aperçus à travers la vitrine d'une agence immobilière or les métiers sont bien plus nombreux !

Un peu plus de 230 000 personnes travaillent aujourd’hui dans l’immobilier dont 18% de cadres, selon l’Apec.

Une embellie prometteuse dans l’immobilier

Après la crise des subprimes en 2008, l’immobilier a connu un ralentissement de son activité et de nombreuses agences immobilières ont été contraintes de mettre la clé sous la porte. 

"Les emplois liés à la vente immobilière sont ceux qui en ont le plus pâti explique Lisbeth Pasquet, professeure en BTS professions immobilières (PI) au lycée Jean-Lurçat à Paris. La transaction est beaucoup plus sensible aux cycles immobiliers que la gestion locative ou la gestion de copropriété". 

Aujourd’hui les affaires reprennent : "L’année 2017 a été une année exceptionnelle, grâce notamment à des dispositifs fiscaux avantageux" se réjouit Jean François Buet, président de la FNAIM. "Cette année le nombre de transaction a même battu des records, les ventes atteignent les niveaux précédents la crise" ajoute Lisbeth Pasquet, professeure.

L’enquête BMO de Pôle emploi confirme la tendance, le secteur est à nouveau pourvoyeur d’emplois : plus de 20 700 projets de recrutement sont attendus en 2017 dans les activités immobilières, dont 8 700 agents immobiliers.

Construction, transaction, gestion locative ou de copropriété…Des métiers variés

Dans l’immobilier, il n’y a pas que le métier de Stéphane Plazza, l’agent immobilier préféré du petit écran ! Les professionnels de l’immobilier interviennent à différentes étapes de la vie d’un bien immobilier de la construction à sa vente jusqu’à sa démolition. 

Les meneurs de projets qui se sentent l’âme d’un chef d’orchestre et qui n’ont pas peur des contraintes techniques, administratives et financières peuvent se diriger vers les métiers de la construction et la promotion immobilière.

Ceux qui ont la fibre commerciale se dirigeront plus volontiers vers les métiers de la transaction (négociateur, agent immobilier, diagnostiqueur…) qui consistent à faire l’intermédiaire entre vendeurs et acheteurs d’un bien immobilier.  

Quant aux plus rigoureux et organisés ils s’épanouiront dans les métiers de la gestion de biens (gestionnaire de parc locatif, gestionnaire de syndic de copropriété, gérant de patrimoine…). Les débouchés y sont souvent intéressants et les voyants sont au verts : "Avec l’évolution de la société, les gens sont beaucoup plus mobiles et déménagent plus facilement. De même qu'avec l'urbanisation des villes, il y a de plus en plus de biens en copropriété" souligne Jean-François Buet, président de la FNAIM.

Immobilier à vocation sociale, pour ceux qui veulent exercer un métier qui a du sens

De plus en plus de jeunes, et moins jeunes, expriment l’envie d’exercer un métier qui a du sens, utile à la société. Immobilier et vocation sociale ne sont pas incompatibles.

Par méconnaissance du secteur, les jeunes diplômés hésitent souvent à postuler dans l’habitat social, c’est pourtant un acteur important dans le secteur du logement. 

 Avec la hausse du prix de l’immobilier, de nombreuses familles se tournent vers la location sociale ou la location d’habitats à loyer modéré (HLM). Les professionnels de l’habitat social interviennent dans de nombreux domaines : promotion, gestion,aménagement, syndic de copropriété…  Des opportunités existent aussi bien au sein d’organismes publics que privés. 

"Les agences immobilières à vocation sociale (AIVS), qui sont le plus souvent des structures associatives, recrutent des profils issus de l’immobilier diplômés d’un BTS PI ou d’une licence professionnelle et sensibilisés à la lutte contre le mal-logement" explique Agnès Damothe chargée de mission à la Fapil, la fédération qui a développé le label AIVS.

En plus des missions classiques d’un gestionnaire locatif (prospection, encaissement des loyers, état des lieux d’entrée et de sortie…), s’ajoute une dimension spécifique à l’habitat social (soutien auprès des ménages en difficulté, rôle d’information sur leurs droits…) qui saura séduire les plus engagés.

 

Laura El Feky © CIDJ - 26/02/2018