• actualité

L’esport débarque sur le marché de l’emploi

  • Secteurs qui recrutent
  • Digital
L’esport débarque sur le marché de l’emploi

Le secteur du jeu vidéo est l’un des plus porteur en France, avec 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017. Parmi les nombreux domaines du jeu vidéo, l’esport émerge et commence à proposer de nouveaux emplois. Quelles sont les réelles opportunités de ce secteur et quels sont les métiers les plus porteurs ? On fait le point.

Joueur professionnel, caster, coach, organisateur de compétition, marketing, communication, … l'esport se développe en France et avec lui, des opportunités d'emploi dans des domaines variés. La plateforme de recrutement dédiée au marché du jeu vidéo, Gaming Jobs, a mené une étude sur l’emploi et les stages dans ce nouveau secteur.

Le développement de l’esport encore à ses débuts

Par esport, comprenez des compétions de jeux vidéo en réseau ou via internet, sur console ou sur ordinateur. D'après l'étude menée par Gaming jobs, sur un peu plus de 100 offres en CDI, 24% concernent le domaine de l'esport. De nombreuses offres concernent des emplois en stage (37% des offres) et la majorité des employeurs recherchent des freelances (58%).

Attention tout de même, les réelles opportunités dans le milieu du esport semblent encore faibles. Pour Stéphan Euthine, président de l'association France esports, « le secteur est au début de sa phase de structuration. Il est encore difficile de quantifier les besoins ». Une phase qui pourrait durer au moins deux ans. Un temps nécessaire « pour convaincre les institutions que l'esport ce n'est pas un joueur seul dans sa chambre en train de boire du soda et manger des pizzas » explique t-il. « Le problème c'est qu'en France on doit d'abord légiférer avant de lancer les choses, ce qui prend du temps ».

Si le milieu professionnel du esport est déjà structuré et géré par les éditeurs de jeux, tout reste à faire du côté amateur. Des besoins devraient être créés dans ce milieu, principalement pour des emplois d'encadrants et d'entraîneurs.

Des métiers qui émergent

Avec l’émergence du esport, de nombreux nouveaux métiers commencent à voir le jour. C’est par exemple le cas des joueurs professionnels qui participent à des compétitions dans un jeu vidéo spécifique (sport, combat, stratégie, …) et représentent une structure. Selon l'étude menée par Gaming jobs, parmi les recruteurs, près de 17% recherchent des joueurs professionnels pour constituer leur team esport.

Pour en savoir plus sur les métiers du esport, lisez notre article « Joueurs professionnels, caster, coach… Les nouveaux métiers du e-sport ».

Pour Stéphan Euthine « les métiers les plus demandés dans le domaine du esport sont en réalité des métiers qui existent déjà dans les entreprises ». Les profils de commerciaux, managers, community managers et tous les métiers liés à la communication sont les plus recherchés. « Aujourd'hui le principal besoin du secteur est de trouver des investisseurs. C'est pour cette raison que les profils de commerciaux et tout ce qui relève du management sont demandés » précise t-il.

Les profils de responsable juridique, directeur financier sont aussi de plus en plus recherchés dans le but de multiplier et rendre pérennes les start up qui se développent dans le domaine de l'esport. « Car ce sont ces entreprises qui auront besoin de recruter. Plus il y en aura et plus il y aura d'opportunités » explique le président de l'association France esports.

Le secteur de l'esport a donc encore besoin de temps avant d'être véritablement considéré comme un secteur porteur. Du temps pour se structurer et pour adapter les formations qui se développent dans ce milieu aux besoins des entreprises. Pour Stéphan Euthine, « comme pour tout nouveau secteur, des formations voient le jour. Le problème c'est que souvent ces écoles ne forment pas forcément à des postes recherchés par les entreprises. Notre rôle est de discuter avec ces établissements pour s'assurer qu'ils forment à des métiers qui recrutent ».

Marine Ilario © CIDJ
Actu créée le 23-10-2018 / mise à jour le 23/10/2018

Crédit photo : LEF