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BTS, BUT, licence : les certifications obligatoires en langue anglaise sont recalées !

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Le Conseil d’État casse un décret conditionnant la délivrance des diplômes de BTS, BUT et de licence au passage d’une certification en langue anglaise auprès d’un organisme privé. Une victoire pour les associations estudiantines qui réclament plus de professeurs de langue dans l'enseignement public.

La FNAEL et la FAGE saluent une « réelle victoire étudiante » après la décision rendue par le Conseil d’État visant casser un arrêté et un décret d’avril 2020. Saisie par une quinzaine d’associations estudiantines, l’autorité administrative vient de trancher : l’obtention d’un BTS, d’un BUT ou d’une licence (y compris professionnelle) ne peut pas être conditionnée par l’obtention d’une certification, de type TOEFL ou TOEIC, auprès d’un organisme privé. 

Une certification coûteuse et contraire au plurilinguisme

La FNAEL et la FAGE, dans un communiqué commun, précisent que cette « certification induisait un risque de précarisation de la population étudiante puisque le financement de cette mesure n’apparaissait pas dans les textes ». Parce qu’ils devaient alors être amenés à financer leur propre certification, les étudiants ouvraient, malgré eux, « une porte aux organismes privés dans nos établissements d’enseignement supérieur publics. » Cette certification, uniquement en anglais, était de plus contraire aux « valeurs de promotion du plurilinguisme. » Par ailleurs, « elle n’avait aucun réel impact sur l’apprentissage des langues des étudiantes et étudiants puisque seul le passage de la certification, et non l’obtention d’un niveau, était obligatoire. »

Plus de cours, plus de professeurs, plus de sous

Tout en saluant la décision rendue, les associations rappellent que le code de l’éducation dispose dans le deuxième alinéa de son article L613-1 que « les diplômes nationaux […] ne peuvent être délivrés qu’au vu des résultats du contrôle des connaissances et des aptitudes appréciés par les établissements accrédités ». Aux associations d’enfoncer le clou en interpellant le gouvernement et lui adresser ses doléances. Elles réclament le remboursement par l’État des frais engagés pour le passage de cette certification, la mise en place de cours adaptés aux différents niveaux des étudiants et une augmentation du budget alloué au recrutement de professeurs de langues étrangères afin de pallier le manque d’effectif.

La rédaction © CIDJ
Actu mise à jour le 14-06-2022 / créée le 14-06-2022

Crédit photo : Gillian Callison - Pixabay

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