Prévoir son budget de coloc

  • Colocation

Pour éviter les embrouilles, si courantes quand il s’agit d’argent, mettez-vous d’accord dès le début sur la répartition et le mode de paiement des factures. Vous et vos colocataires pourrez ainsi mettre en place des règles pour que tout se passe au mieux.

Rappel important : outre le loyer et les charges locatives, les colocataires partagent également l’ensemble des charges liées au logement… et elles sont nombreuses !

Loyer et charges : le premier poste de dépense !

À Paris, une chambre en colocation dans un trois pièces, avec l’usage des parties communes, coûte entre 600 € et 800 € par mois en moyenne selon l'emplacement et le standing de l'appartement. À titre de comparaison, un studio de 20 m2 environ se loue environ 800 € par mois.

Il faut bien sûr ajouter à cette dépense incontournable :
- les factures d’eau (souvent comprises dans les charges) ;
- les factures d’électricité ;
- les factures de gaz ;
- les factures de téléphone et d’internet.

Assurance habitation : le choix des garanties

L’assurance habitation est obligatoire. Elle doit être souscrite avant l’entrée effective dans le logement. Selon le type de bail signé et le choix des colocataires, elle peut être individuelle ou collective, mais il est plus simple d’avoir une assurance commune en cas de sinistres ou de litiges. Quoi qu’il en soit, l’assurance doit garantir toutes les personnes habitant dans le logement.

La souscription d’une assurance couvrant les risques locatifs (incendie, explosion, dégâts des eaux, vol, vandalisme et bris de glace) est donc incontournable. D’ailleurs, le bailleur a le droit d’introduire dans son contrat de location une clause de résiliation pour défaut d’assurance. Cela dit, personne ne peut vous contraindre à choisir un assureur en particulier.

Vous pouvez choisir également de souscrire un contrat « multirisques habitation », qui comprend un volet « responsabilité civile » et un volet « dommages aux biens de l’assuré ». Le mieux est de comparer les contrats et le montant des franchises des différents assureurs pour trouver celui qui vous correspondra le mieux.

Taxe d’habitation : bien choisir l’occupant principal

Elle est parfois prise en charge par les propriétaires, mais le plus souvent c’est aux locataires de la payer.

Le montant de la taxe d’habitation est variable d’un endroit à l’autre. Pour se faire une idée au plus juste, le mieux est de demander au propriétaire combien ont payé les précédents locataires.

Une taxe, et une seule, peut être émise par habitation. Et elle ne peut être calculée et émise qu’au nom de deux personnes maximum. Au-delà, les autres colocataires peuvent éventuellement être rattachés au local et être pris en compte, s’ils dépassent certains plafonds.

Si vous devez payer une taxe d’habitation, il s’agit donc de bien choisir le colocataire désigné à titre d’occupant principal. C’est en effet sur ses revenus (ou ceux de ses parents) que sera calculé le montant dû aux impôts !

Nourriture

Pour éviter les compartiments réservés dans le frigo et les étagères privatives, vous pouvez faire le choix de partager toutes les dépenses de nourriture, mais cela suppose évidemment de partager au moins les mêmes habitudes alimentaires !

Entretien et réparation

Enfin, les dépenses d’entretien et de réparation de l’habitation (entretien des parties communes, de la chaudière, du chauffe-eau…) sont également à prendre en compte dans le budget global, ainsi que l’équipement ménager et le mobilier des parties communes. En revanche, les gros travaux sont en général à la charge du propriétaire.

Estimation de budget mensuel
Pour une colocation de 5 personnes dans une maison de 150 m² à Paris.

Loyer et charges : 650 € par personne/mois
Électricité : 30 € par personne/mois
Gaz : 50 € par personne/mois
Téléphone et internet : 6 € par personne/mois
Assurance habitation : 8 € par personne/mois (500 € par an au total)
Taxe d’habitation : 3 € par personne/mois (200 € par an au total)
Nourriture et produits d’entretien : 65 € par personne/mois
Équipement ménager et mobilier : apports de chacun et investissements communs en fonction des besoins et des moyens.

Valérie François © CIDJ
Article créé le 27-06-2011 / mis à jour le 21/05/2018