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Aquaculteur / Aquacultrice

Synonymes : technicien aquacole

  • Agroalimentaire - Alimentation
  • Animaux
L’aquaculteur / l'aquacultrice élève des poissons d’eau de mer ou d’eau douce pour la vente. Spécialiste du repeuplement, il (elle) produit des œufs et des alevins pour les entreprises piscicoles d’élevage.

Description métier

L’aquaculture intensive et industrielle consiste à vider des bassins d’élevage ou des étangs pour en récupérer les poissons.

L’aquaculteur / l'aquacultrice en eau douce aménage un chenal dans l’étang pour recueillir le poisson pendant la saison de pêche.

Pour limiter le développement des végétaux et favoriser celui du phytoplancton (nourriture microscopique), il cure l’étang. On appelle cette opération le « faucardage ».

Il empoissonne avec des espèces choisies : ablettes, tanches, gardons, carpes, brochets ou perches… Il limite les espèces indésirables et contrôle la reproduction des géniteurs.

Dans une eau courante le pisciculteur peut se spécialiser dans la production de truites ou salmoniculture. Une installation d’alevinage en eau pure est alors indispensable.

En eau de mer, l’aquaculteur travaille dans une ferme marine. Il utilise des cages flottantes pour l’élevage du saumon, de la dorade ou du bar, ou des bassins "hors sol" en bord de mer qui permettent une alimentation enrichie.

Eau douce ou de mer, le quotidien de l’aquaculteur-pisciculteur consiste en une surveillance constante du renouvellement de l’eau, de sa température et de son oxygénation. L’état sanitaire de l’installation en dépend. Les poissons sont vendus après lavage, triage, emballage, étiquetage.

L’aquaculteur travaille presque toujours en plein air, sur l’eau dans une barge, ou dans l’eau. Soumis aux aléas climatiques et aux marées ses horaires sont irréguliers. Ciré, bottes ou cuissardes et gants de caoutchouc constituent son « uniforme ».

Il peut aussi exercer dans des laboratoires de recherche comme ceux de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). L’aquaculteur est (aussi) souvent un producteur de coquillages : moules, huîtres, palourdes…

Études / Formation pour devenir Aquaculteur / Aquacultrice

Les formations sont les suivantes :

niveau CAP
- CAP conchyliculture,
- CAP agricole agricultures des régions chaudes - ARC (préparé uniquement en Polynésie française, Nouvelle Calédonie, Martinique et Guadeloupe), 
- CAP développement option gestion et entretien en milieu marin,

niveau bac
- Bac pro cultures marines,
- Bac pro productions aquacoles,
- BP responsable d'exploitation aquacole marine continentale,

niveau bac + 2
- DEUST technicien de la mer et du littoral option valorisation et production des bio ressources aquatiques,
- BTSA aquaculture, 

niveau bac + 3
- cadre technique production et valorisation des ressources marines Cnam-Intechmer (niveau bac +3),
- LP production animale spécialité aquaculture continentale et aquariologie (Université de Lorraine),
- LP métiers de la protection et de la gestion de l'environnement parcours AQUAREL (aquaculture et relation avec l'environnement). 

Ces diplômes se préparent en formation initiale ou dans le cadre de l’apprentissage.

A signaler : le BPAM (brevet professionnel agricole maritime) productions aquacoles. Niveau CAP. 18 ans minimum et 1 an d’expérience www.educagri.fr

Salaires

Un ouvrier aquaculteur débutant est payé au S.M.I.C. Le salaire d’un professionnel chevronné et plus qualifié est fonction de la taille de l’exploitation et de la nature de sa production.

Evolutions

Après quelques années d'expérience possibilité de créer sa propre exploitation ou d'évoluer vers des postes de chargé(e) d’études environnementales, de conseiller pour la mise en œuvre de la réglementation européenne (normes ISO, Système de Management Environnemental - SME), de responsable dans les ateliers expérimentaux des établissements de recherche, d’animateur nature.

Crédit photo : Milada Vigerova - Unsplash