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Secteurs qui recrutent : quelles perspectives pour les jeunes en 2019 ?

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Secteurs qui recrutent : quelles perspectives pour les jeunes en 2019 ?

Le Guide des secteurs qui recrutent 2019, édité par le Cidj, vient de paraître. L’occasion de faire un zoom sur les perspectives d’emploi pour les jeunes, alors que l’Insee annonce un taux de chômage en France passé sous la barre des 9 %.

L’insertion professionnelle des jeunes diplômés devrait poursuivre son embellie. Si le taux de chômage des diplômés du supérieur (5 %) est trois fois moins élevé que celui des jeunes sans diplôme (18 %), ces derniers ont bel et bien des perspectives d’embauche dans certains secteurs d’activité.

Commerce, hôtellerie-restauration, sécurité… recrutent et forment des jeunes sans diplôme

Le secteur du commerce et de la vente est le 1er employeur des jeunes tous niveaux de qualification et de diplôme confondus car il concentre 19 % des actifs de moins de 25 ans. 15 % des jeunes sans diplôme travaillent dans ce domaine, surtout dans des postes de caissier, employé libre-service ou vendeur. Il est bien entendu possible de se former et d’obtenir des certifications, comme les CQP (certificat de qualification professionnelle).

Dans l’hôtellerie-restauration, plus de 25 % des recrutements concernent des jeunes sans diplôme : aide de cuisine, employé polyvalent de restauration ou de l’hôtellerie, serveur. « Mais le secteur peine à garder ces jeunes recrues », précise Michel Tardit, chargé de veille au Cidj. Dans les postes opérateurs de l’hôtellerie-restauration, les cadences sont parfois difficiles à tenir, il faut savoir supporter une certaine pression. Dans le secteur de la restauration, un grand oublié n’attire pas les jeunes, c’est la restauration collective. « Il y a pourtant des besoins, notamment de cuisiniers », ajoute Michel Tardit.

À côté de l’Armée, qui reste un employeur important pour les jeunes sans diplôme, il y a la sécurité privée qui commence à se structurer et à proposer des formations. Des CQP sont accessibles : agent de prévention et de surveillance, surveillance des grands événements, agent de sécurité cynophile… Par ailleurs, l’administration pénitentiaire s’est lancé pour objectif de former 2 400 surveillants pénitentiaires par an jusqu’en 2022. Seulement, elle a des difficultés à attirer, selon Michel Tardit, car la profession souffre d’un déficit d’image : « sur les 15 000 inscrits au concours de septembre 2018, seuls 3 000 candidats se sont présentés ».

Enfin, le domaine de la propreté propose 16 000 postes en CDI pour une durée hebdomadaire d’un peu plus d’un mi-temps. Le secteur n’attire pas les jeunes, qui représentent moins de 9 % des salariés. Parmi les 8 CQP accessibles, ceux d’agent machiniste classique, agent d’entretien et de rénovation en propreté et chef d’équipe sont les plus préparés.

Jeunes diplômés : une meilleure insertion professionnelle

Qu’ils sortent d’une grande école d’ingénieur ou de commerce, ou d’un master universitaire, les jeunes diplômés sont mieux lotis en terme d’accès au marché du travail. L’enquête 2018 de la Conférence des grandes écoles révèle que 9 diplômés sur 10 trouvent un emploi moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme. Près des 2/3 ont même été embauchés avant la fin de leurs études. « L’insertion des titulaires d’un master universitaire dépend tout de même du domaine étudié. Les diplômés en sciences humaines et sociales ont le plus de difficultés contrairement aux diplômés en droit, gestion et économie », précise Florence Devenne, Directrice veille et ressources au Cidj.

En 2019, les perspectives d’emploi pour les cadres sont plus favorables. « Le secteur le plus demandeur est l’informatique, notamment le domaine de la data ».  L'Apec prévoit près de 60 000 recrutements pour l’année à venir dans l’informatique et les télécommunications.
L’ingénierie et la R&D est aussi un domaine pourvoyeur d’emplois d’après l’Apec : près de 40 000 recrutements seraient attendus. 23 % des opportunités concernent les jeunes cadres débutants. Les domaines de recherche les plus demandeurs : informatique et télécommunication, matériels de transport, électronique, mécanique-métallurgie.

Dans l’industrie, les opportunités se trouvent dans les activités informatiques, le conseil et les services aux entreprises industrielles.
L’industrie mécanique recrute des titulaires de CAP jusqu'au diplôme d’ingénieur. C’est un secteur qui souffre d’une mauvaise image, les métiers de production attirent beaucoup moins que les métiers de bureau d’études. Dans la robotique, il y a peu de formations initiales, ce qui explique la pénurie dans l’installation, l’après-vente et la maintenance.
Enfin, le secteur de l’audit et du conseil offre des postes juniors : auditeur, expert-comptable, consultant. Les experts en data, cybersécurité et intelligence économique sont recherchés.

L’info en +

L’alternance constitue une bonne porte d’entrée sur le marché du travail

•    Près de 90 % des apprentis ingénieurs et techniciens ont trouvé un emploi 6 mois après leur formation. En 2018, ils sont près de 40 % à avoir été embauchés dans leur entreprise d’accueil ;
•    73 % des bénéficiaires d’un contrat pro dans le commerce ont un niveau inférieur ou égal au bac ;
•    Dans l’hôtellerie-restauration : 45 % des apprentis diplômés sont en emploi 6 mois après la fin de la formation, ce taux monte à 63 % pour les contrats de professionnalisation ;
•    Chaque année, près de 1 600 apprentis sont formés dans les 7 CFA Propreté.

Odile Gnanaprégassame © CIDJ
Actu mise à jour le 26/02/2019 / créée le 21-02-2019

Crédit photo : Pixabay

 

 

 

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