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15 mesures contre le mal-être des étudiants en santé

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15 mesures contre le mal-être des étudiants en santé

Les ministres de l’enseignement supérieur et de la santé ont annoncé un plan d’action visant à améliorer le bien-être des étudiants en santé

Angoisse, stress, dépression, ... Un rapport, commandé en juillet 2017 fait l’amer constat du mal-être généralisé des étudiants en santé. Mené par la psychiatre Donata Marra, le rapport a identifié les risques psychosociaux auxquels sont confrontés les étudiants en santé durant leur parcours de formation. De ce rapport est né un plan d’action de quinze mesures, présenté début avril par les ministres de l’enseignement supérieur et de la santé, Frédérique Vidal et Agnès Buzyn.

Un constat alarmant

Le rapport de la psychiatre Donata Marra met en avant plusieurs enquêtes réalisées par les organisations étudiantes, qu’il s’agisse d’étudiants en soins infirmiers, d’étudiants en médecine ou d’internes et chefs de clinique-assistants hospitaliers.

Dans tous les cas, ces enquêtes dévoilent des troubles d’anxiété, de dépression et de pensées suicidaires plus forte chez les étudiants en santé que chez les jeunes, de manière générale. Ainsi 66 % de la population des étudiants en médecine et jeunes médecins se disent anxieux et 78 % des étudiants en soins infirmiers se déclarent souvent ou tout le temps stressés.

Au-delà de facteurs individuels, propres à chaque étudiants, les conditions dans lesquelles se déroulent les études en santé peuvent expliquer la situation des étudiants. Manque d’encadrement en stage, peu de soutien des pairs, d’échanges ou de lieux d’écoute, manque de temps pour exercer une activité culturelle ou sportive, non-respect du temps de travail, … Autant de facteurs qui expliquent la présence généralisée d’anxiété chez ces étudiants.

De meilleures conditions de travail en stage

Le gouvernement prévoit d’améliorer les conditions de travail pendant les stages en imposant le respect strict du temps de repos et de la limitation du temps de travail fixée à 48h. Pour les stages qui se dérouleraient loin du domicile des étudiants, le gouvernement envisage la mise en place d’aides visant à améliorer l’accueil et l’hébergement des étudiants.

Egalement, à l’issue de chaque stage, les étudiants devront, de manière systématique, évaluer leur stage avec la mise en place d’une procédure de réexamen de l’agrément ou des conventions en cas d’évaluation insatisfaisante.

Création de structures de soutien et d’accompagnement

Pour accompagner les étudiants qui seraient en souffrance, des structures d’accompagnement devront être ouvertes dans toutes les facultés de santé. Tous les étudiants devront y avoir accès de manière anonyme.

Un centre national d’appui devrait aussi être créé et rassembler les enseignants de toutes les formations en santé. Ces derniers pourront recevoir une formation spécifique pour mieux appréhender et décrypter une situation de souffrance chez les étudiants.

Moins de compétition dans l’accès aux études de santé

Avec l’objectif de rendre les jeunes véritables acteurs de leur orientation, le gouvernement prévoit la mise en place de modules d’information sur les études en santé. Le but est de ne plus voir des jeunes choisir cette voie de formation par défaut, mais comme un véritable choix éclairé et réfléchi.

Egalement, pour mettre un terme à la compétition entre les étudiants dans l’accès aux études de santé, les cursus devront être repensés pour se recentrer sur les compétences. Il s’agira par exemple de développer les expérimentations d’alternative à la PACES (première année commune aux études de santé).

Marine Ilario © CIDJ
Actu mise à jour le 16/05/2018 / créée le 17-04-2018

Crédit photo : Tim Gouw - Unsplash

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