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Exploration spatiale : des étudiants expérimentent la vie comme sur Mars

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Six étudiants et un diplômé de l'école d'ingénieurs de l'Isae-Supaero mettront le cap, mi février, sur le désert de l'Utah, aux États-Unis, pour rejoindre la « Mars Desert Research Station ».

Six étudiants et un diplômé de l'école d'ingénieurs toulousaine Isae-Supaéro mettront le cap, mi-février, sur le désert de l'Utah pour rejoindre la « Mars Desert Research Station ». Une fois sur place, aux États-Unis, ils expérimenteront des conditions de vie proches de celles d'une future mission habitée sur la Planète rouge. 

De hauts plateaux rocailleux d'où se dessinent d'étroites vallées et des collines rouges qui bordent un horizon sans âme qui vive... la géologie propre à l'Utah, dans le centre ouest des États-Unis, prête à rêver. À 10 kilomètres de Hanksville, bourgade comptant à peine 150 quidams, figure, posé au beau milieu du désert, un ensemble d'installations blanches couronné par une bâtisse en forme cylindrique. Ce complexe, c’est la « Mars Desert Research Station » : la base de recherche martienne dans le désert. Exploitée par la Mars Society, une association américaine, elle héberge chaque année des dizaines d'équipes du monde entier pour des séjours de trois semaines à un mois. 

Pour une durée de 30 jours, à compter du 12 février 2023, six étudiants toulousains et un diplômé de l’Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Isae-Supaéro), participeront à une mission unique en son genre : expérimenter la vie comme s’ils se trouvaient sur Mars. 

L'utilité d'un tel déplacement réside surtout dans la possibilité de mener des expériences sur les réactions humaines au confinement au sein d'une future base humaine sur une autre planète. Les niveaux de concentration, de bien-être, l’influence de l’architecture de la structure, de la disposition des pièces et leur taille, constituent autant de données étudiées pendant, et à l'issue du séjour.

Depuis 9 ans, l'Isae-Supaéro permet à une demi-douzaine d'étudiants de deuxième année de résider au sein de la « Mars Desert Research Station ». « Pour la première fois, nous partons pour un mois entier. Les promotions précédentes y étaient logées plutôt pour des durées de 2 à 3 semaines. Ce projet constitue pour nous une chance immense », se réjouit Marie Delaroche, 21 ans, qui fait partie des six étudiants de l’Isae-Suparero choisis pour mettre le cap sur le désert de l’Utah. Cette année, l’école ambitionne de voir les recherches menées sur place aboutir à des publications scientifiques. Mais, avant d’être savantes, les publications auront lieu à un rythme quotidien sur les réseaux sociaux du projet

Six étudiants et un diplômé de l'Isae-Supaero vont expérimenter la vie comme sur Mars pendant un mois.

Une fois sur place, chaque étudiant se verra, en plus de son rôle scientifique initial, attribuer une fonction spécifique. Passionnée par la transmission des savoirs scientifiques, Marie Delaroche, s'est vue confier la charge de journaliste. La mission comportera aussi un commandant de bord, une responsable scientifique, un ingénieur, un botaniste, un agent santé et sécurité et un astronaute. 

Même s'il ne reproduit pas l'absence de gravité terrestre, le site reproduit des conditions de vie proches de celles imaginées pour une future mission habitée sur la Planète rouge. En particulier l'exiguïté des lieux : l’édifice principal en forme de cylindre mesure 8 mètres de diamètre, réparti sur deux étages. La « Mars Desert Research Station » comprend aussi une serre, un dôme de recherches scientifiques, un observatoire solaire et un atelier robotique.

La base spatiale de la Mars Desert Research Association

Qui dit Planète rouge dit aussi manque d’oxygène et port obligatoire du scaphandre pour les sorties « extra-véhiculaires ». Trois fois par semaine, celles-ci serviront à entretenir le matériel et à réaliser des expériences météorologiques, de physique atmosphérique et de photogrammétrie. Ces moments d'évasion, en dehors de la station, pourront durer plusieurs heures. 

La capacité à nouer de bons rapports sociaux, à gérer la pression et la promiscuité ont été autant de critères déterminants dans la sélection des jeunes désignés pour la mission. « Depuis toute petite, je pratique la navigation à voile. J’ai l’habitude des espaces confinés », explique Marie Delaroche, choisie parmi une trentaine de candidats pour ce projet.

La jeune femme est convaincue de l’avantage concurrentiel sur un CV que lui offre un tel déplacement. Si elle n’a pas encore en tête de plan professionnel tout tracé, elle se voit parfaitement poursuivre une carrière en lien avec la vulgarisation scientifique, notamment auprès des jeunes.

Pour rappel, leurs péripéties seront à suivre, à partir du 12 février 2023, sur leur compte Insta.

 

Florian Mestres © CIDJ
Actu mise à jour le 17-01-2023 / créée le 17-01-2023

Crédit photo : Isae-Supaero / MDRS

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