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Des épiceries solidaires accompagnent les étudiants dans le besoin

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Jeune fille dans un supermarché

En cette période délicate, certains étudiants, privés de petits boulots ou de stages, ont un budget très serré. Pour leur venir en aide, des épiceries sociales et solidaires existent partout en France. Tour d’horizon.

Avant l’épidémie, un étudiant sur cinq vivait déjà sous le seuil de pauvreté. Avec les effets de la crise sur la situation de l’emploi, la situation financière de nombreux jeunes s’est dégradée.

Des produits vendus entre 10 et 30% du prix

Par méconnaissance ou gêne, certains étudiants n’osent pas solliciter l’aide alimentaire. Pourtant, remplir son frigo ne devrait pas être un luxe et c'est pourquoi de nombreuses associations sont là pour les soutenir.

Installés au plus près des campus, les AGORAé sont des lieux de vie gérés par des étudiants et des jeunes en service civique où sont implantées des épiceries. On en compte plus d’une vingtaine sur le territoire dont deux à Strasbourg, Paris, Lyon et Reims, ainsi qu’à Nice, Amiens, Aix, Marseille, Saint-Etienne, Nanterre, Caen, Clermont-Ferrand, Metz, Nancy, Troyes, Lille, Valenciennes, Grenoble, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Orsay.  Huit autres épiceries sont en cours d’ouverture à Toulouse, Besançon, Créteil, Angers, Rouen, Toulon, Avignon et au Havre.

Ces épiceries solidaires s’adressent aux étudiants qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et pour qui le « reste à vivre » est insuffisant pour subvenir à leurs besoins. On trouve dans les rayons des produits alimentaires et d’hygiène ainsi que des fournitures scolaires issus de la Banque alimentaire ou des commerces de proximité, le tout vendus « entre 10 et 30% » des prix du marché. « Un paquet de pâtes coutera 10 centimes et un shampooing 24 centimes » lit-on sur le site de l'Université Paris Saclay, soit un panier de courses pour environ « 5-6 euros ».

La participation financière ainsi que les conditions d’accès varient d’une épicerie à l’autre. Le site de l’Andes (association national des épiceries solidaires) propose une carte interactive des épiceries solidaires de leur réseau. On y retrouve les adresses des AGORAé mais pas que. En tout, 400 épiceries solidaires y sont référencées.

Les épiceries se développent et semblent plus que jamais nécessaires tant la demande est croissante. « Depuis le début du premier confinement, on a reçu plus de monde que depuis la création de la première AGORAé en 2011 » indique, par téléphone, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) qui gère le projet des AGORAé. En fonction de sa situation financière, l’étudiant peut également être redirigé vers d’autres structures.

Le Secours populaire, par exemple, dispose d'antennes universitaires qui viennent en aide aux étudiants et gèrent une trentaine d’épiceries sur toute la France. Ces épiceries sont implantées dans les facs, comme à l’Université Paul Valéry à Montpellier, dans les antennes mobiles, via les Solidaribus, ou au sein des antennes locales du Secours populaire.

La Croix-Rouge gère, en parallèle de ses actions de distribution alimentaire (paniers, repas chauds…), 80 épiceries sociales qui s’adressent aux étudiants les plus précaires orientés par un travailleur social.

Les Restos du coeurs n'ont pas d'épiceries mais apportent également un soutien aux jeunes, notamment via la distribution de repas chauds et de paniers repas. « Près de la moitié des personnes accueillies a moins de 25 ans et 39% d’entre elles sont mineures, selon les dernières statistiques publiées par l’association. Les étudiants représentent 8% des bénéficiaires.»

A qui s'adresser?
Vous pouvez obtenir plus d'informations auprès de votre université, du centre communal d'action sociale de votre ville ou directement auprès de ces associations. Attention, certaines épiceries sont susceptibles d'être fermées pendant les vacances.

La rédaction © CIDJ
Actu mise à jour le 06/01/2021 / créée le 06-01-2021

Crédit photo : Image d'illustration : Atoms/ Unsplash

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