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Thanatopracteur : je travaille sur le corps de personnes décédées

Thanatopracteur : je travaille sur le corps de personnes décédées
© CB

À 24 ans, Claire est thanatopracteur au Service de thanatopraxie parisien. Elle pratique des soins de conservation et d'hygiène sur les corps de personnes décédées. Sa profession fait peur à la plupart des gens. Pourtant, c'est avec naturel et décontraction qu'elle nous explique pourquoi elle a choisi ce métier où l'on côtoie la mort au quotidien. Interview.

Comment avez-vous eu l'idée de devenir thanatopracteur ?

“Quand j'étais à la fac de biologie, une amie m'a dit qu'elle voulait se lancer dans ce métier. Elle a prononcé le mot un peu barbare de thanatopracteur. Je lui ai demandé ce que c'était. Elle m'a expliqué que c'était la même chose que croque-mort !

La première image qui m'est venue était celle du personnage, dans Lucky Luke, avec son vautour et son mètre qu'il sortait avant les duels ou les bagarres pour préparer le cercueil des gens...”

Et vous avez voulu en savoir plus ?

“J'ai cherché à découvrir ce métier sur Internet. Le côté technique et pratique du soin m'a vraiment intéressée. Le lendemain, j'en ai parlé autour de moi. Une professeure m'a dit qu'une de ses amies, qui avait perdu sa fille d'un cancer un an auparavant, avait trouvé que le thanatopracteur avait fait un très beau travail. Elle avait retrouvé sa fille sereine, sans souffrance. Cela lui a permis d'accepter un peu plus facilement le fait qu'elle soit partie.

Tout cela m'a poussée à me renseigner davantage et à chercher un professionnel qui accepterait de me faire découvrir son métier. Même si j'étais très motivée, je voulais être sûre de supporter de voir des personnes mortes !”

Comment s'est passée la première rencontre avec un défunt ?

“Déjà, cela n'a pas été très facile de trouver un thanato qui accepte que je vienne voir un soin de conservation. C'est un milieu très fermé, mais finalement j'ai réussi. Au début, comme tout le monde, l'idée que la personne morte se réveille d'un coup m'a traversé l'esprit. Mais très rapidement, je n'y ai plus pensé. Et je n'ai pas été dégoûtée ni choquée. Au contraire, quand le soin a été fini, je sentais que j'étais capable de faire ce métier. Et je ne me suis pas trompée, j'aime le métier que j'exerce aujourd'hui.”

Thanatopracteur, immersion au coeur d'un métier peu connu

Pratiquer des soins d'hygiène et de conservation sur des défunts, c'est le métier de Claire, thanatopracteur. Entre deux injections de formol, elle a accepté de vous plonger dans la réalité de son quotidien professionnel. Écoutez son témoignage.

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Emilie Grégoire

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