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Stress, alcool, sommeil, sexualité : bilan de santé des étudiants

Stress, alcool, sommeil, sexualité : bilan de santé des étudiants
© Kolett / Fotolia

Santé, sexualité, nutrition, stress, mal-être, sommeil, alcool et drogue. En détaillant six grands pôles, la Smerep a rendu publique une étude sur la santé des étudiants et des lycéens. Un bilan qui n’est pas catastrophique mais qui pourrait s’améliorer.

Les jeunes, face aux difficultés financières

Le regard que portent les jeunes sur leur santé est plutôt positif puisque 84% des étudiants se déclarent en bonne santé. Un optimisme qui les pousse à ne pas consulter un médecin dès qu’ils sont malades. Plus d’un jeune sur deux estime que ses symptômes ne sont pas graves et préfèrent attendre que ça passe et ils sont 45% à pratiquer l’automédication.

Un renoncement aux soins également dû aux difficultés financières que subissent les jeunes durant leurs études. En moyenne, un étudiant a un budget mensuel de moins de 380 € provenant essentiellement de l’aide des parents, de la bourse ou encore d’un job. En effet, ils sont près de 30% à avoir une activité rémunérée en plus de leurs études. Sur l’ensemble des dépenses mensuelles des étudiants, la santé n’arrive qu’en 4e position derrière les bars et restaurants, le shopping ou encore la culture.

Nourriture, alcool ou drogue pour lutter contre le stress

L’étude passe en revue les habitudes alimentaires des jeunes. Il en ressort que si 1 jeune sur 3 a déjà fait un régime, ils sont le même nombre à ne pas faire attention à ce qu’ils mangent. Une majorité d’entre eux grignote même régulièrement entre les repas. Pour autant, une majorité d’étudiants et 8 lycéens sur 10 pratiquent une activité sportive régulière.

La Smerep détaille aussi la consommation de psychoactifs chez les jeunes à savoir la consommation d’alcool et de drogue. La majorité des étudiants a déjà consommé de l’alcool. La première consommation intervient en moyenne à 15 ans et 40% des étudiants en consomme régulièrement. Près de 3 étudiants sur 10 ont déjà consommé du cannabis et le quart des étudiants est fumeur de tabac. Un moyen pour une grande partie des jeunes de décompresser et déstresser.

Un stress particulièrement présent chez les étudiants et les lycéens. 4 étudiants sur 10 se sentent souvent angoissés ou stressés. Les études, les problèmes affectifs et les problèmes financiers sont les principales sources de stress.

Près de 6 étudiants sur 10 souffrent également de problèmes de sommeil dont en majorité des problèmes lors de l’endormissement. Près de 20% dort moins de 6h par nuit. Plus de 7 étudiants sur 10 se sont déjà sentis débordés et submergés par le quotidien au cours de l’année en raison de leurs études. Un chiffre en hausse par rapport à 2016.

Des pratiques sexuelles à risque

En moyenne, le premier rapport sexuel pour les hommes et pour les femmes intervient à 17 ans. L’étude fait ressortir que l’oubli du préservatif est répandu, par confiance en son partenaire ou par choix. Plus inquiétant encore, près d’1 étudiant sur 2 n’utilise pas systématiquement un préservatif et même, 77% des étudiants ne se fait pas dépister à chaque changement de partenaire. La confiance en la fidélité et la stabilité de la relation en sont les premières raisons. L’utilisation du préservatif sert en priorité pour les étudiants à éviter une grossesse ou pour se protéger des IST (infections sexuellement transmissibles). La protection contre le virus du sida ne vient qu’en 3e position.

Et pour cause, pas moins de 27% des jeunes ont de fausses idées sur le sida. 19% pensent que le virus peut s’attraper par une piqure de moustique et 7% en embrassant une personne séropositive. Les étudiants sous estiment les risques de transmission du sida puisque pour 1 étudiant sur 10 une guérison du sida est aujourd’hui possible. En réalité les traitements permettent de vivre avec la maladie mais pas de la combattre. Les centres de planning familial vous accueillent gratuitement et répondent à vos questions.

Contraception, avortement, maladies sexuellement transmissibles, vous pouvez parler de tout et sans tabou. Pour en savoir plus, lisez notre article "Les centres de planning familial : des lieux où parler sexualité et contraception" et retrouvez notre dossier "Santé, sexualité, nutrition, dépendances ... On en parle"

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