Colocation : abécédaire des arnaques

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Les escrocs ne manquent pas d’imagination pour s’adapter et renouveler sans cesse leurs arnaques. En matière de colocation comme ailleurs, pour ne pas vous faire avoir, restez sur vos gardes !

L comme « location contre faveurs »

Face à la multiplication des annonces abusives, la plus grande vigilance s’impose. D’autant qu’on note une augmentation sensible des « offres contre faveurs », c’est-à-dire à caractère sexuel. Ces annonces offrent des loyers à des prix dérisoires, parfois même gratuits, en échange de faveurs pour le moins douteuses…

Attention toutefois à ne pas confondre « faveurs » et « services » : la « location contre services », elle, est souvent proposée par les seniors dans le cadre de la colocation intergénérationnelle.

Sur internet, privilégiez les sites de petites annonces avec login et mot de passe où une équipe dédiée modère le contenu des messages. L’inscription est généralement gratuite et votre adresse e-mail n’apparaît pas. Ainsi, vous êtes assuré d’échapper à bon nombre d’annonces incertaines…
 

M comme « marchands de listes »

Les agences des « marchands de listes » ont pignon sur rue et ressemblent à s’y méprendre à des agences immobilières. C’est d’ailleurs pourquoi autant de personnes tombent dans le piège chaque année ! Il s’agit d’ailleurs d’entreprises légales, mais les « marchands de listes » sont à éviter ab-so-lu-ment.
Leur truc ? Vendre des listes de noms de propriétaires, moyennant des sommes pouvant atteindre 800 € dans certains cas. Problème : la plupart des listes ne sont pas valables, inutilisables ou périmées ! Et l’argent investi, bien sûr, n’est jamais remboursé…
 

S comme « scammeurs »

Les scammeurs sont ces escrocs qui abusent de la crédibilité des victimes en utilisant les messageries électroniques pour leur soutirer de l’argent. Vous avez déjà probablement reçu, par exemple, un mail d’une personne affirmant posséder une énorme somme d’argent et qui vous sollicite pour effectuer un transfert en échange d’un pourcentage de la somme ? Eh bien, c’est un scam !

Les scammeurs se font passer parfois pour des propriétaires louant des appartements spacieux, dans des quartiers prisés, avec des colocataires de rêve et pour une somme minime. Arnaque typique : après quelques échanges d’e-mails, ils prétextent être à l’étranger pour ne pas vous faire visiter l’appartement et vous demandent de leur envoyer une caution par mandat international. En contrepartie de quoi vous êtes censé recevrez un contrat signé par leur avocat, puis les clés de l’appartement… qui n’arriveront jamais.
 

S comme « sous-location »

La solution de la sous-location peut en tenter plus d’un. Or, si elle est plus simple à première vue, cette forme de location, informelle, n’est pas sans danger.

La sous-location est en général interdite par le contrat du locataire. Lorsqu’un locataire sous-loue une partie de son logement sans l’accord du propriétaire, le sous-locataire n’a ni bail ni quittance de loyer, et ne peut bénéficier d’aucune des aides au logement. En cas de problème, il n’a aucun recours pour justifier de son droit à occuper ce logement.

Le sous-locataire n’a pas accès au bail et peut se faire escroquer sur le montant de sa part de loyer. Dans certains cas, il peut même, sans le savoir, payer très cher pour la sous-location d’une HLM…

Enfin, s’il y a mésentente ou conflit, la situation peut dégénérer et aucune des deux parties n’aura de recours légal.


En savoir plus

Les CLLAJ (Comités locaux pour le logement autonome des jeunes) vous conseillent sur toutes les questions relatives au logement.
> Le CLLAJ de Paris tient une permanence ouverte à tous au CIDJ, tous les mardis de 14h à 17h30
> Coordonnées des CLLAJ sur www.uncllaj.org rubrique "Où trouver un CLLAJ" ?

L’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement) délivre information, documentation et études sur le logement www.anil.org rubrique "Votre Adil".

 

Valérie François © CIDJ
Article mis à jour le 19/03/2018 / créé le 27-06-2011

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