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Le son : un univers, des métiers

« Le son » est un mot valise qui qui désigne tout à la fois la musique, sa diffusion, sa qualité, ses caractéristiques physiques… Dans le domaine professionnel, le son désigne un métier qui se décline dans différents contextes ayant beaucoup de points communs et quelques spécificités. Voici quelques éléments permettant de mieux comprendre cet univers.

UN ENVIRONNEMENT A HAUTE TECHNOLOGIE.

Il fut un temps ou la chaîne HiFi domestique était un modèle réduit d’un dispositif de reproduction professionnel. On y retrouvait les mêmes composants à l’échelle domestique.

Aujourd’hui, on écoute la musique au travers d’appareils connectés sans fils pilotés par le smartphone. Le lien entre l’univers personnel et professionnel est rompu.
La simplification des appareils domestiques a été de pair avec une complexité toujours plus grande des équipements professionnels. Le son est un des rares domaines où les évolutions s’empilent par strates. On souhaite faire fonctionner dans des environnements actuels ultra informatisés, des matériels vintage des années 60 qui n’ont pas été prévus pour cela.

Un professionnel du son doit d’abord et avant tout être un expert de son environnement technologique.
Il est celui ou celle qui maîtrise les machines. Ceci est le point commun à tous les métiers du son.
Et cela influe bien sûr sur les études qui sont à nette dominante scientifique.

C’est sur cette base de compétences que se différencient les différentes applications. On distingue généralement 3 grands secteurs d’activité.

LE SON A L’IMAGE

Coupez le son au cinéma et à la télévision, et tout s’arrête. Sans le son, l’image n’existe pas. Véritable spécialisation dans le domaine des techniques du son, le son à l’image se décline en 3 situations de travail :

 

  • 1.    La captation au cinéma. Sur un plateau de cinéma, le couple perchman – chef opérateur réalise la captation du direct, appelé « sons in ». Très proche de l’action et des acteurs, ils assurent la continuité sonore du film, garantissant la qualité de la prise de son quel que soit le contexte et la nature des plans.
  • 2.    La post production regroupe l’ensemble des opérations permettant de finaliser la bande son du film. Elle s’effectue dans un studio d’enregistrement ou un auditorium spécialisé.    
    Les « sons in » issus de la captation au tournage sont transférés dans un logiciel dédié. Ils sont nettoyés et traités. L’ingénieur du son enregistre tous les sons additionnels (ambiances, bruitages, voix off, doublages), et les synchronise à l’image.
  • 3.    La télévision : Sur un plateau de télévision de type « talk show », les techniciens assurent la mise en place des équipements, la gestion des micros, l’éventuelle diffusion vers le public. L’ingénieur du son assure le mixage antenne.

Les employeurs sont les chaines de télévisions, les sociétés de production cinéma ou télévision, les auditoriums de mixage.

Le BTS audiovisuel option son est la formation de référence de ce domaine. C’est un enseignement exigeant recrutant majoritairement des bacheliers scientifiques, mais qui doivent être ouverts à la culture générale, et la culture cinématographique en particulier.
C’est aussi le diplôme permettant de préparer les concours des grandes écoles publiques recrutant à niveau bac + 2 : L’école Louis Lumière et la FEMIS.

LE SON POUR LA MUSIQUE

Le « son pour la musique » désigne les secteurs ou l’ingénieur du son est directement en contact avec les musiciens, travaillant sur un projet musical. L’activité se décline en 2 situations de travail :

  • 1.    Le spectacle vivant. Poids lourd de l’emploi, le spectacle vivant est un incontournable du métier de technicien du son C’est la façon la plus évidente pour travailler dans le son pour la musique. Du poste fixe dans une salle de spectacle à la vie itinérante des tournées d’artistes, la tension du direct, le contact privilégié avec les artistes, la richesse des situations vécues rendent ce secteur particulièrement attractif.
  • 2.    L’enregistrement. C’est l’image mythique du métier : la grosse console dans un environnement high tech. Toujours d’actualité, cette image se complète par l’omniprésence de l’informatique qui a impacté profondément les méthodes de travail. Le studio représente la dimension la plus artistique du travail de l’ingénieur du son. Imposé par l’artiste, il est le garant du projet.

Les employeurs sont les sociétés de prestation technique, les salles de spectacles et théâtres, les studios d’enregistrement et de répétition, les productions d’artistes.

Le cursus « Technicien Supérieur Son – Musiques Actuelles », titre d’Etat de niveau III (bac+2) est la formation phare du secteur du son pour la musique permettant un apprentissage liant constamment technologie et musique. Le niveau de recrutement est identique au BTS audiovisuel option son.

LA PRODUCTION MUSICALE

Depuis le développement des home-studios et de l’informatique musicale, la création, la composition et la production de musique ont beaucoup évolué. Musicien-technicien est une réalité de la création contemporaine.

Le producteur est celui (ou celle) capable de faire éclore un artiste, c’est-à-dire déceler un talent, imaginer un univers musical, et manager la réalisation des séances. La musique électronique a donné beaucoup de pouvoir au producteur en en lui permettant d’agir directement sur la composition. 

La maîtrise de la création, de l’informatique musicale et des techniques d’enregistrement ouvre la porte au Sound Design, c’est-à-dire à la création d’univers sonores de films, publicités, jeux vidéo.

La formation dédiée à la production et au sound design s’appelle « Production Musicale Studio ». Nettement moins axée sur la technique que les formations précédentes, elle s’adresse à un public plus large ayant avant tout un projet musical sérieux.

DE LA TECHNIQUE A L’ARTISTIQUE

Les formations citées plus haut amènent à un statut de technicien supérieur, validant le haut niveau de technicité attendu dans ces métiers. Fort de ces acquis, il est possible de commencer à intégrer la dimension artistique réelle de l’activité. C’est le passage au statut d’ingénieur du son.

L’ingénieur du son est celui ou celle qui, fort de sa maîtrise des outils, a su capter la confiance des artistes pour lesquels il travaille. Partie prenante du projet artistique, il est en capacité d’en influer le cours, donnant un avis sur l’orchestration ou l’interprétation, imprimant sa marque sur le mixage.

Sur scène ou en studio, l’ingénieur du son est toujours dans l’intimité de la création artistique.

Peu de cursus amènent au niveau d’ingénieur du son. La formation « Ingénieur du son – Musiques actuelles » de EMC SON a été classée N°1 des meilleurs bachelors audiovisuels en 2016 et est l’une des plus prisée. Accessible aux titulaires d’un diplôme de niveau III en techniques du son, elle prépare spécifiquement à acquérir la capacité à être un interlocuteur artistique crédible.

 

EMC SON