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Au Canada, l’employé est vraiment choyé - Témoignage

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Travailelr au Canada

Jackie, 29 ans, est installée à Montréal. Malgré son manque d'expérience et de diplôme, elle a vite trouvé du travail. Le Canada lui a donné une chance qu'elle n'aurait peut-être pas eu en France. Témoignage.

Quel métier exerces-tu au Canada ?

Je suis responsable de qualité pour l’entreprise New Rest Inflight, caterer et fournisseur aérien.

Comment as-tu trouvé ce poste ?

J’ai trouvé ce poste par hasard. Je suis arrivée au Canada dans le cadre d’un PVT (Programme Vacances Travail). Après avoir fait un petit boulot pendant 9 mois, j’ai démissionné et pris un mois de vacances. À mon retour, j’ai répondu à une annonce, l’entreprise cherchait une personne parlant l’allemand. Cela a été décisif pour mon embauche, car je suis germanophone.

Comment s'est déroulé ton entretien d'embauche ?

Mon entretien, bien qu’effectué avec le grand patron, a été très informel. Ce dernier s’est montré plus intéressé par ma personnalité que par mes diplômes. Le courant est bien passé, il m’a embauchée malgré mon manque d’expérience et mon absence de diplôme dans ce domaine. *

Quels sont les avantages de travailler au Canada selon toi ?

 

La mentalité anglo-saxonne présente de multiples avantages. On te laisse ta chance plus facilement. La qualité des conditions de travail compte beaucoup, l’employé est vraiment choyé. La hiérarchie est horizontale, c'est-à-dire que les relations hiérarchiques dans l’entreprise sont très détendues et beaucoup moins formelles qu’en France, tout le monde se tutoie et tutoie le patron. Quelle que soit sa qualification, l’individu a une place centrale dans l’entreprise. Il y a beaucoup de turn-over et l’ascension sociale est très importante. Les jeunes accèdent rapidement à de hauts postes à responsabilité.

Quels sont les inconvénients ?

Lorsque l’on arrive au Canada dans le cadre d’un PVT (Programme Vacances Travail), il est plus difficile de trouver un emploi. Les employeurs sont frileux, car ils savent qu’on est là que pour un an. D’autre part, les visas sont très longs à obtenir, il faut faire sa demande longtemps à l’avance. Et puis les Français ont la réputation d’être des travailleurs peu fiables, qui débarquent en terrain conquis. Cependant, une bonne maîtrise du français est très appréciée et recherchée par les employeurs.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui souhaite partir travailler au Canada ?

Il faut oser se lancer. Le Canada est un pays dynamique et entreprenant, où chacun est apprécié pour ses qualités humaines autant que professionnelles. Les Canadiens sont plus confiants a priori, ils laissent plus de chances aux individus pour faire leurs preuves et accordent moins d’importance aux diplômes et aux qualifications.

 

Le profil de Jackie
Après un bac littéraire, elle a étudié l’histoire et les relations internationales, mais n’a pas validé toutes ses matières et n’a donc pas obtenu de diplômes. Elle a aussi suivi des cours d’allemand et le parle couramment.

Valérie François © CIDJ
Article mis à jour le 21-05-2018 / créé le 08-12-2011