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Commissaire-priseur

  • Commerce - Immobilier
"Adjugé, vendu !" Le commissaire-priseur propose aux enchères publiques des objets d’art, du mobilier ou des articles divers. Soit mis en vente par des particuliers ou des entreprises, soit provenant de saisies judiciaires. Il opère dans une salle ou hôtel des ventes.

Description métier

Le commissaire-priseur s'occupe de l'inventaire, de l'expertise et de la vente d'oeuvres et d'objets d'art. Il peut être chargé soit des ventes judiciaires, soit des ventes volontaires.

Les ventes volontaires aux enchères publiques doivent être organisées et réalisées par des commissaires-priseurs exerçant au sein de sociétés commerciales.Dans ce cas, la vente est réalisée à la demande d’un particulier. Le commissaire-priseur bien qu’exerçant dans une société commerciale ne pratique pas le commerce : il n’achète pas pour revendre, il revend pour le compte d’un client : c’est un acte civil.

Le commissaire-priseur, en tant qu'officier ministériel, est le seul habilité à diriger des ventes judiciaires, c’est-à-dire d’objets saisis lors de faillites ou de redressements judiciaires. On recense environ une peu plus de 400 commissaires priseurs judiciaires en France. A compter de 2022, les commissaires priseurs judiciaires et les huissiers de justice vont fusionner dans une nouvelle profession de commissaire de justice. 

La plupart des commissaires-priseurs exercent la double activité : vente volontaire et vente judiciaire même si la première domine plus largement. 

Le commissaire-priseur procède aussi à l’expertise des tableaux, meubles, bibelots ou des marchandises et des matériels mis en vente.

Les ventes effectuées par les commissaires - priseurs concernent donc toutes sortes de biens hormis les biens immobiliers (réservés aux notaires). Mais il se spécialise souvent dans un type d'objet ou de période.

Le travail de ce dernier commence généralement bien en amont de la vente. Lorsqu’il a en charge la vente des objets de valeur, en plus de l’estimation des biens, il peut être amené à organiser des expositions pour présenter ces objets (meubles, tableaux, argenterie, livres).

Il se charge aussi de la constitution de catalogues. Les ventes prestigieuses font parfois oublier que dans l’immense majorité des cas, les ventes aux enchères peuvent ressembler à des vide-greniers ou dépôts-ventes faits de bric et de broc…

Grande connaissance de l’art, bon contact avec le public et sens de la mise en scène sont des qualités requises pour devenir un bon commissaire-priseur. Sans oublier un gros carnet d'adresses...

A Paris, les ventes se déroulent le plus souvent à l’hôtel Drouot. En région, les ventes se font à l’hôtel des ventes.

 

Études / Formation pour devenir Commissaire-priseur

Pour exercer la profession de commissaire-priseur, 2 voies sont possibles :

Voie universitaire

Il faut être titulaire d’un diplôme universitaire en droit et en histoire de l’art, tous deux de niveau bac + 3. Hors université, les formations artistiques peuvent aussi s’acquérir à l’Ecole du Louvre ou en écoles privées  (Eac, Icart, Iesa, Ideth, Christie's Education, Cesam Culture…).Ces formations permettent d'obtenir une équivalence d'un bac + 3 en équivalence. 

Ces diplômes permettent de se présenter à l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur dont les épreuves, écrites et orales sont d’ordre juridique et artistique.

Le succès à cet examen débouche sur un stage rémunéré de 2 ans et l'habilitation à diriger des ventes volontaires. Les modalités de ce stage sont définies avec la Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires (CNCPJ).

Pour effectuer des ventes judiciaires, il faut passer ensuite un examen d’aptitude judiciaire qui comporte 3 épreuves orales de 30 minutes sur la réglementation professionnelle, la pratique des ventes et le droit.

Voie professionnelle

Après 7 ans d'activité comme clerc ou salarié au sein d'un office de ventes volontaires, possibilité de passer un examen d'aptitude volontaire. Comme pour la voie universitaire, vient ensuite l'examen d'aptitude judiciaire.  
 

D'ici 2022, les commissaires priseurs judiciaires qui souhaitent devenir commissaire de justice doivent suivre une formation spécifique.

 

Salaires

Les revenus d’un commissaire-priseur dépendent du type de vente qu’il organise.

La rémunération du commissaire priseur  en matière volontaire est libre. La commission qu’il perçoit sur la vente d’un objet mis à prix est directement liée à la somme atteinte lors de l’adjudication. Le vendeur cède généralement 7 % et l’acheteur 9 % du prix atteint. Le commissaire-priseur associé à une maison de vente est intéressé aux résultats de l'entreprise. 

La rémunération du commissaire-priseur judiciaire est réglementée. Ses revenus dépendent des inventaires réalisés et du montant des ventes, sur lesquelles le professionnel prélève un pourcentage, fixé par décret (17% au total pour une vente judiciaire aux enchères publiques, % sur le montant de l'estimation). 

Selon certaines enquêtes, la moyenne des revenus annuels des commissaires priseurs est de 56 000 € à 80 000 € par an.

Evolutions de carrière

Le commissaire priseur judiciaire est titulaire d'un office ou possède des parts dans une société civile professionnelle. 

Le commissaire priseur volontaire peut débuter comme salarié, associé. Il peut évoluer vers un poste de dirigeant d'une société de ventes volontaires. Certains peuvent également vers le choix de devenir expert d'art. 


Crédit photo : Yingko - Fotolia

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