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SNU : les inscriptions pour la session 2020 sont lancées

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SNU : les inscriptions pour la session 2020 sont lancées

Mis en place en 2019, lors d'une première session de test dans 13 départements, le service national universel (SNU) est étendu cette année à toute la France. Les inscriptions pour la session de juin 2020 ont été lancées, toujours sur la base du volontariat. Le ministère de l'Éducation nationale, en charge du dispositif, espère convaincre 30 000 jeunes de participer.

Les jeunes âgés de 15 à 17 ans vont pouvoir prendre part, s’ils le souhaitent, au service national universel (SNU). Il faudra pour cela obtenir l’accord de leurs parents ou tuteurs légaux.

SNU : inscriptions jusqu’au 3 avril 2020

Pour rappel le SNU se déroule en 3 parties. Les deux premières sont obligatoires.

Dans un premier temps, les jeunes volontaires devront faire un séjour de cohésion d’une durée de 15 jours dans un autre département que le leur. Durant cette phase, qui se déroule après la classe de 3e, ils expérimenteront la vie en collectivité avec des camarades issus de tous horizons. C’est l’une des volontés affichées du SNU, à savoir permettre un brassage social et territorial entre les jeunes. Durant ce séjour, ils participent à des activités sportives, éducatives et civiques, comme des temps de parole démocratiques, la levée du drapeau, l’apprentissage du code la route ou des gestes de premiers secours. Le tout en revêtant l’uniforme qui a été créé l’année dernière par des lycéens professionnels en section mode.

Ensuite, les participants devront effectuer une mission d’intérêt général au choix d’une durée de 12 jours (84h minimum). Celle-ci pourra se dérouler à proximité de leur domicile, au sein d’une association, d'une collectivité, des armées par exemple, ceci en dehors des heures de cours ou durant les vacances. Les jeunes seront invités à définir leur projet de mission durant le séjour de cohésion, avec l’aide des encadrants.

Les jeunes qui le souhaitent pourront prolonger leur engagement de 3 mois minimum à 12 mois, dans le département de leur choix, entre leurs 16 et 25 ans. C’est la 3e partie du SNU qui est facultative.

Les inscriptions au SNU 2020 sont ouvertes jusqu’au vendredi 3 avril, 17 heures, sur le site dédié.

Les candidats retenus pour effectuer le SNU auront une réponse fin avril-début mai. Le séjour de cohésion se déroulera du 22 juin au 3 juillet 2020.

SNU : un dispositif qui va devenir obligatoire ?

Le gouvernement souhaite rendre obligatoire le service national universel (SNU) d’ici 2024. Qu’en ont pensé les premiers participants ? L'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep), qui a évalué le dispositif du SNU, dresse un bilan qui apporte des éclairages. L’Injep a ainsi réalisé 400 entretiens auprès des encadrants et des jeunes, dans les 14 centres ayant accueilli le SNU en 2019.

Il en ressort que 84% des participants estiment qu’une généralisation du SNU serait utile à la société. Parmi les raisons qui ont convaincu les jeunes de participer, sont cités « le fait de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes (76%), suivi de l’idée de faire partie des premiers volontaires du SNU (67%) et de découvrir un nouveau territoire (61%) ». La dimension patriotique du SNU n’est pas la raison la plus invoquée, même si le module sur les activités de défense, de sécurité et de résilience nationale a été perçu comme « plutôt intéressant » (48 %) et même « très intéressant » par 45 % des jeunes. Le « brassage social et territorial, ouvrant à la découverte de l’autre et à son acceptation (autres régions, autres profils de jeunes, autres cultures, autres idées) a rendu « l’expérience « exceptionnelle » et « unique ».

Certains ont regretté qu’il n’y ait pas assez de sport, d’autres que les pédagogies employées durant les divers modules ne soient pas assez actives pour les participants mais le plus souvent sur le modèle du cours magistral, qui rappellerait trop le cadre scolaire. Huit lycées, trois centres de vacances, une résidence du Crous (centre régional des œuvres universitaires et scolaires), un hôtel et un foyer de jeunes travailleurs ont accueilli l’année dernière les premiers volontaires du SNU.

Outre la question de la logistique (certains départements ont dû disperser les effectifs faute d’espace d’accueil suffisamment grand), se pose la question du financement d’un tel dispositif qui devrait accueillir chaque année 800 000 jeunes s’il est rendu obligatoire.

Lire aussi : Service national universel (SNU) : témoignages de jeunes.

 

CIDJ © CIDJ
Actu mise à jour le 13-02-2020 / créée le 13-02-2020

Crédit photo : Unsplash