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Bac 2018 : que faire si vous ne l’avez pas eu ?

Jeune recalé au bac

Cette année, sur les 765 500 candidats au bac, 88,3% ont décroché le diplôme.Pour les autres, plusieurs solutions sont envisageables. La plus raisonnable est de repasser le bac, mais il est également possible de suivre des études supérieures ou de travailler en alternance.

Près de 80% des élèves qui repassent le bac, le décrochent

Après un échec au bac, le plus sage est de le repasser car ce diplôme est quasiment toujours exigé pour poursuivre ses études dans le supérieur. D'après le ministère, ce diplôme multiplie par 4,5 vos chances de trouver un emploi. Ce serait dommage d'abandonner, d'autant que près de huit jeunes qui redoublent sur dix, le décrochent à la deuxième tentative.

Pour le repasser, plusieurs solutions s'offrent à vous. Il est possible de vous réinscrire dans le même établissement. En effet, depuis la rentrée 2016, une place au sein du lycée d’origine est assurée aux élèves recalés. Pour cela, il faut rapidement prendre contact avec l'établissement. 

Ceux qui préfèrent changer de cadre et intégrer un autre lycée devront prendre contact avec leur académie pour connaître les places vacantes.

Pour se préparer à l'examen, il est également possible de suivre des cours du soir ou à distance ou même de passer le bac en candidat libre, c’est-à-dire sans refaire une année de terminale.

Dans tous les cas, vous pouvez demander à conserver vos notes supérieures à 10, et ne travailler que les matières où vous avez échoué, à moins que vous ne décidiez à changer de série ou à vous orienter vers un bac pro en un an.

Lire aussi notre article Sans le bac, vous pouvez trouver une formation à la rentrée.

Poursuivre ses études sans le bac

Quelques formations sont ouvertes aux non-bacheliers. C’est le cas du BPJEPS, un diplôme de niveau bac dans le domaine de l’animation et du sport. Idem, dans le secteur de la santé et du social, plusieurs diplômes d'état n'exigent pas le bac et préparent aux métiers d'aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier ou accompagnant éducatif et social.

Sans le bac, il est également possible de préparer un BTS dans des domaines variés tels que l'hôtellerie, le commerce ou encore l'industrie. Les conditions varient d'un établissement à l'autre, certains établissements exigent aux élèves d'avoir obtenu au moins 8/20 au bac quand d'autres se contentent d'un niveau bac. Un conseil, ne vous inscrivez pas tête baissée dans le premier établissement prêt à vous accueillir. Renseignez-vous sur les coûts de formation et les taux de réussite de l'établissement.

Lire aussi notre article Sans le bac, vous pouvez trouver une formation à la rentrée

Pour ceux qui souhaitent se frotter au monde du travail, l’alternance vous permettra d’acquérir une expérience professionnelle tout en préparant un bac pro, un CQP ou un BTS. Cette formule aura également l’avantage de vous faire économiser les frais de scolarité, souvent coûteux si vous intégrez un établissement privé.

Lire aussi notre article Pour travailler sans le bac, pensez à l'alternance.

Du côté des écoles d’art,  une cinquantaine d'établissements privés accueillent des non-bacheliers. C’est le cas notamment de l’ESAA Aquitaine, l'Esag Penninghen ou l'école Camondo. Renseignez-vous auprès des établissements pour connaître leurs conditions d'admission. Les écoles publiques d'art accordent également des dérogations aux non-bacheliers, mais pas à ceux qui viennent tout juste de rater l'examen afin de les encourager à repasser le bac l'année suivante.

Lire aussi notre article Les écoles d'art : et si on n'a pas le bac ?

Enfin, pour ceux qui souhaitent suivre des études supérieures de droit sans le bac, la capacité en droit est un diplôme qui se prépare en deux ans à l'université en cours du soir ou à distance.

Pour en savoir plus sur La capacité en droit

 

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Vous avez décroché et vous souhaitez reprendre une formation ? Lisez aussi notre article sur le DAEU, un diplôme qui permet d'entrer à la fac destiné aux personnes ayant interrompu leurs études, âgés d'au moins 24 ans (ou 20 ans et justifiant de deux années d’activité professionnelle) 

 

Laura El Feky © CIDJ - 19/07/2018

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Crédit photo : Scott Webb/ Unsplash