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Job à l’étranger : ce que vous allez gagner et… dépenser

Job à l’étranger : ce que vous allez gagner et… dépenser
© Elena R / Fotolia

Votre job à l'étranger doit vous permettre de vivre sur place sans dépenser l'intégralité de votre salaire. Avant de partir, informez-vous sur ce que vous allez gagner et sur le coût de la vie dans votre pays d’accueil. Petit tour d’horizon de ce qui vous attend aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne et en Allemagne.

En règle générale, un job à l’étranger sert à vous loger, vous nourrir et à couvrir vos frais quotidiens (transports, sorties, visites, laverie…). L'idéal bien sûr est de décrocher un job pas trop mal payé et ainsi de mettre de l’argent de côté pour votre retour en France. Mais même si ce travail ne fait pas votre fortune, vous serez riche d’une nouvelle expérience.

Partez avec une petite réserve d'argent

"Comme on ne sait jamais quand on va trouver son job et ce qu’on va gagner, avertit Perrine qui a travaillé en Nouvelle-Zélande, le meilleur conseil que je puisse donner est de partir avec une réserve d’argent." Les jobs de cueillette qu’elle a trouvés étaient payés le strict minimum. "Pour remplir une benne de pommes de 1 m³, se souvient-elle, il fallait compter 6 heures pour gagner 12 $."

Aux États-Unis

Le salaire minimum, qui varie selon les États, est très bas, mais vous toucherez généralement plus.

  • Ce que vous pouvez gagner : entre 4 et 8 $ de l’heure

Aux États-Unis, chaque État a un salaire minimum différent, qui varie entre 4 et 8 $ de l’heure (3 à 6 €). Ce salaire minimum est souvent appliqué pour les jobs les moins qualifiés, comme dans les fast-foods. "Mais pour la plupart des jobs, vous pouvez demander plus", précise le responsable américain du département des langues du Celsa, Kyle Schneider, aux étudiants qu’il conseille dans leurs recherches.

  • Pas de contrat

Aux États-Unis, vous ne signerez pas de contrat mais un simple document de mise en relation avec votre employeur, qui validera votre embauche mais ne vous protégera pas autant qu’un véritable contrat de travail. Autrement dit, si vous ne faites pas l’affaire, vous pourrez être renvoyé du jour au lendemain.

  • Le paiement de votre salaire : toutes les deux semaines

Il est d’usage aux États-Unis d’être payé toutes les deux semaines. Sachez toutefois que quel que soit le moment du mois où vous commencerez à travailler, vous recevrez votre salaire sans délai, dès la fin de vos deux premières semaines. "Ce qui n’est pas toujours le cas en France", fait remarquer Kyle Schneider.

  • Ce que la vie va vous coûter : moins chère au Kansas qu’à New York

New York, San Francisco, Los Angeles et Chicago sont des villes très chères où il est difficile de vivre avec un petit job. De plus, les taxes sur les produits, qui varient d’un État à l’autre, ne sont pas indiquées dans les rayons des magasins, et votre facture à la caisse est toujours plus salée que ce que vous aviez calculé. Privilégiez les villes moyennes et moins touristiques, comme Portland ou Austin, qui vous offriront une première expérience plus authentique de l’Amérique.

Au Royaume-Uni

Vous ne serez pas payé autant selon votre âge et vous ne signerez pas forcément de contrat.

  • Ce que vous pouvez gagner : £6 de l’heure après 21 ans

Le salaire minimum en Angleterre dépend de votre âge. Si vous avez plus de 21 ans, vous serez payé au minimum £6,08 de l’heure (7,43 €). En-dessous de 21 ans, vous gagnerez £4,98 de l’heure (6,09 €) et, si vous avez moins de 18 ans, vous ne toucherez que £3,68 (4,50 €). Le salaire minimum est le même partout mais, à Londres, les employeurs vous proposeront souvent un salaire un peu supérieur car la vie y est bien plus chère.

  • Votre contrat : plus souvent oral qu’écrit

Pour un job d’une durée inférieure à 2 mois, votre employeur ne sera pas obligé de vous fournir un contrat écrit et, bien souvent, vous vous mettrez d’accord oralement. En Angleterre aussi, vous pouvez donc vous faire renvoyer plus facilement puisqu’un contrat oral prend fin à partir du moment où votre employeur vous informe oralement que vous ne travaillez plus pour lui.

  • Le paiement de votre salaire : au mois, à la semaine ou à la journée

Pour les jobs de barman ou de serveur, il est courant d’être payé à la semaine, voire à la journée. Mais pour tous les autres emplois, même les moins qualifiés, vous serez payé à la fin du mois. Bien qu’il ne soit pas rare de recevoir son salaire en cash à la fin de la journée, sachez que cette pratique n’en est pas moins illégale. Votre employeur est censé vous payer par virement bancaire, et vos impôts sont prélevés directement à la source, ce qui veut dire que vous n’aurez rien à déclarer.

Plus d’information (en anglais) sur les salaires et les contrats en Angleterre sur Directgov, rubrique Employment.

  • Ce que la vie va vous coûter : Londres et le Sud plus chers que le Nord

“J’encourage les jeunes à chercher un job en dehors de Londres et à s’aventurer dans le reste du pays, s’ils veulent vivre à moindre coût", conseille Nikki, une jeune Anglaise qui travaille et vit à Sheffield, dans le Nord du Royaume-Uni. Londres est la ville la plus chère du Royaume-Uni et l’une des plus chères d’Europe. Plus généralement, tout le Sud du pays est plus cher que le Nord, même si l’alimentation reste partout relativement abordable, en particulier dans les supermarchés que vous trouverez à tous les coins de rue.

Salaire minimum en Europe : à savoir avant de partir
Dans les pays européens, il n’y a pas toujours de salaire minimum obligatoire. 10 des 27 pays membres de l’Union européenne n’en ont pas, ou bien dans certaines branches seulement. Pour les pays qui en ont un, vous pouvez consulter le détail des salaires minimums sur le Journal du Net.

En Espagne

Vous gagnerez beaucoup moins que dans d’autres pays d’Europe, mais la vie en Espagne est moins chère.

  • Ce que vous pouvez gagner : moins de 3 € de l’heure

"Malgré la crise, l’Espagne a toujours fortement besoin de jeunes pour les emplois saisonniers", explique Yolande Hernandez, DRH française installée à Madrid. L’été, les coins touristiques ne désemplissent pas, mais la concurrence est rude pour trouver un job car les jeunes Espagnols sont aussi plus nombreux à chercher du travail. Si vous parvenez à en décrocher un, sachez en tout cas que le salaire minimum est faible : moins de 3 € de l’heure.

  • Votre contrat : attention aux clauses abusives

"Le contrat oral est autorisé mais, comme en France, le contrat écrit s’impose." Yolande Hernandez souligne aussi que, toujours en raison de la crise, "les contrats contiennent de plus en plus souvent des clauses spéciales, qui peuvent être abusives". Pour éviter les mauvaises surprises en fin de mois (salaire moins important que prévu, notamment), lisez donc votre contrat en détail avant de le signer, même s’il est en espagnol !

  • Le paiement de votre salaire : tous les mois

Le travail au noir est encore monnaie courante en Espagne mais, comme ailleurs, il reste illégal. Si votre employeur propose de vous payer en liquide, demandez à être payé par virement bancaire mensuel. Pour ouvrir un compte espagnol (et ainsi éviter les frais de transfert vers votre compte français), vous devez vous munir d’un numéro d’identification d’étranger que vous obtiendrez avec une simple pièce d’identité, en vous rendant à la mairie de la ville espagnole où vous travaillez.

  • Ce que la vie va vous coûter : moins qu’en France

Avec la crise, la tendance des prix en Espagne est à la baisse mais, avec ou sans crise, Madrid ou Barcelone sont de toute façon moins chères que les capitales française ou anglaise. Vous pouvez aussi trouver un job dans des plus petites villes touristiques de la côte atlantique ou méditerranéenne : gare alors, comme dans toutes les stations balnéaires du monde, aux pièges à touristes !

En Allemagne

Votre contrat précisera vos horaires… qu’il sera important de respecter !

  • Ce que vous pouvez gagner : pas le même minimum partout

En Allemagne, le salaire minimum n’est pas fixé par la loi mais par les syndicats dans chaque branche d’activité. Pour chaque offre de job, un salaire très différent peut donc vous être proposé et c’est à vous de comparer ce qui est le plus avantageux, entre l’intérêt que le job représente à vos yeux et le salaire qui vous sera versé pour votre travail.

  • Votre contrat : il contient tous les détails

Votre salaire et vos horaires seront spécifiés dans un contrat écrit. "Attention, les Allemands sont souvent très à cheval sur les horaires. Pour mes collègues, pas question d’arriver en retard", se souvient Mathieu, 27 ans, qui a travaillé à Cologne. Sachez cependant que les Allemands travaillent un peu plus que leurs voisins européens, avec une moyenne de 41,2 heures par semaine.

  • Le paiement de votre salaire : à la fin du mois

Vous serez payé à la fin de chaque mois de travail et, comme au Royaume-Uni, vos impôts seront prélevés à la source. Vous n’avez donc normalement pas à vous en soucier, sauf si vous travaillez sur une longue période. Il pourra alors vous être demandé de remplir une déclaration corrective d’impôts, pour ajuster d’éventuels écarts avec ce que vous avez touché dans l’année.

  • Ce que la vie va vous coûter : les villes allemandes souvent abordables

L’Allemagne est relativement abordable avec un petit budget, notamment à Berlin qui reste bien moins chère au quotidien que Paris ou Londres. En revanche, le prix des logements grimpe dans des villes comme Stuttgart ou Munich.
Payer pour travailler ?

Vous n’êtes pas seul à chercher un job à l’étranger et les offres sont rares. Si votre recherche ne donne rien, sachez que des agences proposent de trouver, à votre place, un job ou un stage dans le pays de votre choix, pour la durée que vous souhaitez. La proposition est alléchante mais, attention, leurs services ne sont pas gratuits. Et même s’ils garantissent de trouver pour vous et de ne rien vous faire payer à l’avance, assurez-vous que leur prestation ne vous coûtera pas plus cher que ce que vous rapportera votre job.

Deux sites proposent ce genre d'offres :
Travel Works
International Trainee Network (en anglais).

Perrine a passé sept mois en Nouvelle-Zélande.
Elle a voyagé à travers le pays et a trouvé des jobs à chaque étape.
Perrine a notamment travaillé dans des exploitations agricoles.

Guillaume Marchal

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FAQ
Que faire si je me sens isolé dans un pays dont je parle mal la langue ?

Le mieux est d'aller à la rencontre d’autres francophones, que vous trouverez facilement dans les lieux de rencontre des Français de la ville où vous travaillez (cafés, associations françaises…), tout en persévérant pour progresser dans la langue du pays, ce qui est toujours long et difficile.

Travailler à l'étranger
Y a-t-il un salaire minimum dans tous les pays ?

Non seulement tous les pays n’ont pas de salaire minimum, mais, dans les pays où un minimum est prévu, celui-ci peut varier selon des critères différents. Exemples : aux États-Unis, le salaire minimum dépend de l’État dans lequel vous travaillez ; en Allemagne, il dépend de la branche d’activité de votre job ; en Angleterre, de votre âge (plus ou moins de 21 ans)…

Travailler à l'étranger
Traduire mon CV en anglais, c'est suffisant pour trouver un job aux États-Unis ?

Non, traduire votre CV ne suffit pas ! Il faut aussi adapter son contenu aux habitudes et aux attentes des employeurs américains. Pour les États-Unis, insistez avant tout sur ce que vous savez faire, en décrivant par des phrases courtes les tâches concrètes que vous avez réalisées lors de vos expériences professionnelles et/ou bénévoles.

Travailler à l'étranger
Quel type de job puis-je espérer dans un pays dont je parle la langue ?

Si vous vous débrouillez bien dans la langue du pays choisi, même sans être bilingue, vous pouvez postuler pour tous les jobs en contact avec un public, qu’il s’agisse de clients à servir, de touristes à renseigner ou de jeunes à encadrer. Le choix est donc vaste !

Travailler à l'étranger
Puis-je trouver un job dans un pays dont je ne parle pas la langue ?

Oui ! Si vous ne maîtrisez pas la langue du pays mais que vous connaissez tout de même quelques mots d’anglais pour vous faire comprendre, vous pouvez trouver des jobs qui ne nécessitent pas de parler beaucoup : cueillette, vendanges, travaux fermiers, rangement et nettoyage dans les établissements hôteliers, les bars et les restaurants…

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