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Céline, technicienne de maintenance sur éolienne : être autonome et très à l'aise en hauteur

Céline, technicienne de maintenance sur éolienne : être autonome et très à l'aise en hauteur

Céline Maitre est technicienne de maintenance d’éolienne. Après un Bac STI et un BTS électro-technique puis un passage de 3 ans comme responsable maintenance d’un centre de recyclage, elle intègre en 2011, Enercon Service France comme technicienne de maintenance éolienne. Depuis 5 ans, elle grimpe chaque jour à plus de 50 mètres pour entretenir un parc d’une soixante éoliennes. Rencontre avec une jeune femme qui n’a pas peur du vide !

Au lycée, Céline s’orientait plutôt vers un bac S. "Mais je sentais que cela ne me correspondait pas. Trop sérieux, trop théorique, j’avais besoin de quelque chose de plus technique. Mon professeur de physique m’a conseillé le bac STI. Il a eu raison. Je ne regrette pas mon choix. Je me suis sentie très vite à ma place. Même si j’étais la seule fille de la classe." Elle enchaîne par un BTS électro-technique. "C’est un cursus très large. On touche à l’électricité, la mécanique, l’automatisme. On peut devenir technicien de service dans tous les secteurs. Jamais je n’aurais pensé à cette époque travailler dans l’éolien." Avant même d’avoir obtenu son diplôme, elle est recrutée dans un centre de recyclage. "Les filles dans ce domaine sont rares. Mon CV se fait tout de suite remarquer", ajoute-t-elle.

Son travail : avant tout de la prévention

Au bout de 3 ans, elle décide de changer d’entreprise. Elle trouve très vite un nouveau poste de technicienne de maintenance éolienne spécialisée en électricité. Son job, s’assurer au quotidien du bon fonctionnement des éoliennes. "Nous travaillons par équipe de 2 ou 3 personnes. Chaque jour, nous nous déplaçons sur les sites pour contrôler les éoliennes. Nous faisons surtout du préventif, explique Céline. Je nettoie, je vérifie que les boulons sont bien serrés ou ne sont pas cassés, que tout est bien huilé, je remplace quand c’est nécessaire, je fais aussi des tests de sécurité. Nous suivons un protocole de maintenance très précis. Si quelque chose ne va pas, je le mets sur le rapport que je fais après chaque intervention. Et quand c’est nécessaire, bien entendu, je répare."

Il ne faut pas avoir le vertige ni être claustrophobe

Le travail le plus important se fait en hauteur. "Les éoliennes sur lesquelles je travaille font 48 à 56 mètres de haut, ce qui n’est pas très haut car nous sommes dans une région très ventée. Mais j’ai aussi travaillé en Allemagne sur des éoliennes de 130 mètres de haut ! Je dois avouer que j’ai eu peur. Il ne faut pas avoir le vertige ni être claustrophobe car on peut aussi aller réparer à l’intérieur des pales et ce sont des espaces très confinés. En bas, c’est la partie haute tension et seuls les employés ayant la formation adaptée sont habilités à travailler dans cette partie de l’éolienne. Pour obtenir cette habilitation,  il faut faire une formation de 3 jours tous les deux ans."

J’aime travailler dehors et être autonome

"Ce que j’aime le plus dans mon métier ? Je ne suis pas dans un bureau. J’aime travailler dehors et être autonome. On est dans l’action. Il faut avoir une bonne condition physique. J’aime aussi travailler au milieu des grands espaces. On est au calme. Et puis, j’apprends tout le temps. Nous avons des formations régulièrement. En 5 ans, j’ai l’impression d’avoir appris chaque jours quelque chose de nouveau. On a aussi la possibilité de bouger si on le souhaite. Je suis toujours partante pour découvrir ou me former sur quelque chose de différent. Je suis allée donner un coup de main en Allemagne, faire une formation en Norvège. D’ailleurs, je recommande de perfectionner son anglais si vous souhaitez travailler à l’étranger." Le moins ? Travailler dehors a aussi des mauvais côtés : le vent, le froid, c’est dur physiquement. Et puis, il faut garder en tête qu’il y a toujours un risque de s’électrocuter, un risque de chutes aussi.

De nombreuses possibilités d'évolution

Céline est maintenant jeune maman. Pendant sa grossesse, elle a arrêté de monter sur les éoliennes et intégrer les bureaux pour aider l’assistante administrative. Mais elle compte bien retrouver son poste dès la fin de son congé parental. La suite ? Evoluer d’ici quelques années vers un poste de coordinateur technique, par exemple. C’est un métier de support technique qui demande de l’expérience. On peut aussi devenir technicien SQA. Ce professionnel a pour rôle de former et de contrôler le travail des techniciens comme Céline. Il est également possible de devenir coordinateur régional. Une chose est sûre, le secteur recrute et promet de belles carrières. 

Emilie Grégoire et Valérie François

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