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Hôtellerie de luxe : connaître les codes pour intégrer le secteur

Hôtellerie de luxe : connaître les codes pour intégrer le secteur
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Vous aimeriez travailler dans un palace ou un hôtel luxueux ? N'hésitez pas à pousser les portes de ces grands établissements. Les opportunités y sont nombreuses et les recruteurs peinent à trouver les bons candidats. Zoom sur les codes de ce secteur si particulier...

Un tiers des recrutements se fait par le bouche-à-oreille

Les candidatures spontanées fonctionnent assez bien. Elles permettent aux recruteurs de constituer un vivier de candidats potentiels notamment sur les postes où il y a du turn-over. "Pour les postes administratifs, gardez un œil sur les réseaux sociaux LinkedIn de l’entreprise que vous visez", conseille  Sabrina Craunot, directrice des ressources humaines du Shangri-La Hotel, Paris. Consultez la presse spécialisée. Le Journal des Palaces et le site de l’hôtellerie-restauration sont des références dans le secteur et relaient de nombreuses offres d'emploi.

Les annonces circulent aussi beaucoup de façon informelle. "À Paris, nous sommes, à l’heure actuelle, 8 palaces, tout le monde se connaît, c’est un microcosme. Nous recrutons un tiers de nos collaborateurs par le bouche-à-oreille", révèle Alexandra Pirzadeh, responsable des recrutements à l'hôtel Le Meurice. "Après une première expérience dans le milieu, gardez contact avec vos anciens chefs et collègues, envoyez vos vœux en début d’année, passez leur dire bonjour de temps en temps, faites leur savoir que vous êtes en recherche d'emploi, conseille Alain Jacob, du cabinet de recrutement AJ. 

 "La cooptation fonctionne très bien dans le monde des palaces", informe Sabrina Craunot. Cette technique permet aux salariés de recommander la candidature de personnes qu'ils connaissent. Si vous avez dans votre entourage des gens qui travaillent dans ce type d'établissement, parlez-en avec eux. 

Soyez mobiles !
En France il y a une douzaine de palaces, concentrés principalement dans des régions touristiques : Paris et alentours, bord de mer ou à la montagne. Vouloir travailler dans de beaux établissements nécessite parfois de travailler loin de chez soi. 

Multipliez les stages, construisez-vous un parcours cohérent

"Une candidature est avantagée s’il y a une cohérence dans le parcours d’un candidat : une appétence pour le luxe dès le départ. D’où l’importance de bien choisir ses stages, et d’opter pour ceux qui seront les plus formateurs", conseille Ludovic Corpechot, general manager à l'hôtel Napoléon. Travailler dans un palace vous permet de travailler dans un cadre idyllique mais vous ne mènerez pas pour autant la vie de palace ! Les métiers sont exigeants. Montrez que vous en avez conscience et que ce n'est pas que le côté paillettes et bling-bling qui vous attire ! "Avoir fait ne serait-ce qu'un premier stage dans un bel hôtel, permet de montrer qu’on s’est intéressé au secteur et que l'on a déjà une petite idée de son fonctionnement", ajoute Richard Alexandre, chef d’établissement du CFA Médéric.

Osez le stage de 3e dans un grand hôtel !
"Si le secteur vous intéresse, n'hésitez pas à candidater auprès des grands établissements pour votre stage d'observation. Vous ne serez probablement pas en contact direct avec les clients, mais cela vous donnera un bon aperçu du milieu. Ce sera un plus pour postuler dans une formation hôtelière", conseille Richard Alexandre, chef d'établissement du CFA Médéric.
Lire aussi notre dossier sur le stage de 3e.

Présentation soignée : adoptez les codes de l'hôtellerie dès l'entretien

"Dans l'hôtellerie de luxe, nous attachons beaucoup d'importance à l’attitude générale du candidat, sa manière de se tenir, sa tenue vestimentaire, et sa locution, car il sera en contact avec une clientèle particulièrement exigeante", confie Alexandra Pirzadeh, responsable des recrutements. Chaque salarié doit être tiré à quatre épingles, car il est vecteur de l'image de son hôtel. Adoptez donc les codes de l’hôtellerie dès votre première rencontre avec un recruteur. 

"L'attitude compte sans doute davantage que le savoir-faire car on considère que la technicité de nos métiers peut s'apprendre mais la façon dont on va s'occuper d'un client et appréhender la relation, requière des qualités que l'on a ou que l'on n'a pas. Lors d'un entretien nous allons rechercher chez le candidat un sourire, une courtoisie, une capacité d'écoute", ajoute Sabrina Craunot.

Soft skills exigées pour travailler dans cet univers si particulier

"Travailler dans un palace ou un hôtel de luxe fait rêver et renvoie une image valorisante", constate Sabrina Craunot, directrice des ressources humaines du Shangri-La Hotel, Paris. Mais il faut savoir qu'intégrer le milieu c'est aussi plonger dans un univers un peu à part. "On est amené à cotoyer des personnes richissimes", prévient Jean-Christophe Azzopardi, chef concierge à l'Hôtel du Palais à Biarritz. "Au début cela peut même être très déstabilisant. Lorsque l'on voit par exemple une vingtaine de membres de la famille Lavazza, propriétaire des cafés de la même marque, débarquer, c'est impressionnant car les demandes sont vertigineuses et on n'a pas le droit à l'erreur."

Dans l’hôtellerie de luxe, les soft skills, c'est-à-dire le savoir-être compte beaucoup. Contrairement aux compétences techniques qui s’acquièrent, les soft skills sont des compétences liées à la personnalité : capacité à travailler en équipe, politesse, sourire, patience, humilité, sens de l’accueil et du service... Autant de qualités indispensables pour intégrer le secteur !

"Quand on travaille dans un établissement de luxe, on vise en permanence l'excellence, admet Filipe Rodrigues, chef concierge au Negresco. En très peu de temps, on doit répondre aux demandes de la clientèle mais aussi anticiper ses besoins. On doit instaurer une relation de confiance et faire en sorte que les clients se sentent chez eux."

Lire aussi notre article Travailler dans l'hôtellerie de luxe : quels profils, quelles qualités ?

Multipliez les expériences, mais gare à ce qu'elles ne soient pas trop courtes !
Les recruteurs apprécient que le candidat ait fait plusieurs maisons. C’est un signe de dynamisme et de curiosité. Mais attention à ce que ces expériences ne soient pas trop courtes. "Un CV où le collaborateur change de maison tous les quatre mois, ce n’est pas vraiment rassurant. On s'interroge sur les raisons et on se méfie. Post-diplôme, une expérience significative dure au moins 1 an", estime Sabrina Craunot, directrice des ressources humaines du Shangri-La Hotel, Paris.

Laura El Feky

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