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Sportifs professionnels : le quotidien d'un basketteur et d'un footballeur

Sportifs professionnels : le quotidien d'un basketteur et d'un footballeur

Ils ont moins de 25 ans et vivent de leur passion ! Warren Racine, 21 ans, est basketteur professionnel pour la JSF Nanterre. Hugo Vidémont, 23 ans, est footballeur au sein de l’AC Ajaccio. Entre rêve éveillé et envers du décor, ils nous racontent leur quotidien. Avec leurs points communs et leurs différences.

Des journées chargées et intensives

Comme son nom l’indique, le sport professionnel est un métier, une profession à temps plein. Ceux qui imaginent que les sportifs se la coulent douce et gagnent leur vie en s’amusant se trompent lourdement. Pour Warren, basketteur, c’est 5 heures d’entraînement par jour : « Mon emploi du temps quotidien est partagé entre les entraînements individuels et collectifs, les séances de tir et les soins. »

Hugo, footballeur, s’entraîne 2 heures par jour, sauf le mardi. « C’est la journée la plus importante de la semaine. Pesée à jeun le matin avant le petit déjeuner au stade et l’entraînement physique. Puis, à nouveau, entraînement à 15h30, avec le ballon. À la fin de cette séance, nous avons des soins pour la récupération. » En plus de ce planning, les deux joueurs doivent jouer un match en fin de semaine.

De la crédibilité mais plus d’exigence 

Tous les deux l’affirment avec fierté : ce n’est pas parce qu’ils sont plus jeunes qu’ils sont moins crédibles dans le vestiaire. « ll n’y a pas d’âge pour se faire respecter, il faut avoir du caractère, sinon on se fait vite marcher dessus dans ce milieu ! », s’exclame le footballeur. Warren se dit « logé à la même enseigne et pas du tout mis à l’écart par les joueurs plus seniors. »
Dans les deux cas, les jeunes joueurs se doivent d’être irréprochables, bien plus que leurs collègues : « En tant que jeune joueur, je dois en faire plus que les autres, reconnaît Warren Racine. L’entraîneur et le groupe sont plus exigeants ». Hugo Vidémont est d’accord : « On te laisse passer beaucoup moins de choses. Mais être jeune, c’est la santé, donc il faut en profiter ! (rires) ».

De nombreux clichés

Là encore, les deux tombent d’accord, les sportifs professionnels souffrent souvent des idées fausses que se font certaines personnes de leur métier. Le basketteur le déplore : « Il y a énormément de clichés. Les gens associent sportif professionnel à vie facile. Certes, nous vivons de notre passion, mais rien n’est facile dans ce milieu, et nous ne vivons pas dans le luxe. »
Hugo préfère ne pas y prêter attention : « On entend souvent "courir derrière un ballon, ce n’est pas un métier". Mais ceux qui disent cela sont souvent des personnes jalouses ou qui n’aiment pas le football. »

Notre corps est notre outil de travail

Derrière tous ces préjugés se cachent de nombreux sacrifices, « le travail de l’ombre », comme l’appelle Hugo. Les sportifs de haut niveau n’ont pas la même vie, sociale notamment, que la plupart des gens. « Cette vie fait rêver, mais on doit aussi faire de nombreux sacrifices pour réussir. Il faut faire attention à tout : sorties,  vacances, sommeil, nourriture… Une excellente hygiène de vie est primordiale pour éviter les blessures », poursuit le footballeur.

Warren confirme : « En tant que sportif de haut niveau, on a beaucoup moins de temps pour sortir et voir ses amis, il faut sans cesse travailler. Personnellement, j’ai dû arrêter mes études pour me consacrer pleinement au basket. Je suis également un régime particulier pour prendre du poids, mis en place par mon préparateur physique. Notre corps est notre outil de travail. Si on ne fait pas attention à notre hygiène de vie, il est impossible de suivre le rythme. »

Les salaires

Côté salaire, les deux hommes ne sont pas sur un pied d’égalité. Hugo Vidémont ne s’en cache pas, il gagne 10 000 euros par mois. « Je n’ai aucun problème avec ça. Mes meilleurs amis ne sont pas footballeurs, et j’essaye de me montrer généreux avec eux, quand on part en vacances par exemple. Je leur offre régulièrement des cadeaux, ça me fait vraiment plaisir. »

Warren touche beaucoup moins d’argent que son homologue footballeur. En plus de ces deux ans de moins passés dans l’élite, son sport est bien moins médiatisé que celui d’Hugo. Sans rentrer dans les détails, il explique que les jeunes de son âge sont payés entre 1 200 et 2000 euros par mois : « Sans parler uniquement des jeunes joueurs, je trouve que globalement, les basketteurs professionnels ne sont pas assez payés par rapport à la dureté de notre sport. Mais je suis logé par mon club, ce qui représente une dépense en moins. »

Vivre de sa passion est un privilège

Au final, même si le métier de sportif professionnel est très exigeant et implique certaines contraintes, les deux hommes le reconnaissent, ils sont loin d’être à plaindre. Vivre de sa passion est un luxe dont beaucoup aimeraient profiter. Hugo Vidémont en a parfaitement conscience : « Nous faisons le métier dont nous avons toujours rêvé. On se lève tous les matins pour faire ce qu’on aime. Et même s'il y a des moments difficiles, le jeu en vaut la chandelle.»

Warren Racine confirme : « Je suis très fier et heureux d'avoir réalisé mon rêve et je suis conscient que beaucoup aimeraient être à ma place. »

Théo Cavroy

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