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Ordinateur, smartphone, Mp3, réseaux sociaux : à consommer avec modération

Ordinateur, smartphone, Mp3, réseaux sociaux : à consommer avec modération
© Fotolia

Difficile de se passer de son smartphone ou de sa tablette pour communiquer avec ses amis sur les réseaux sociaux, regarder une vidéo ou écouter de la musique. Mais attention à ne pas en abuser car ils peuvent aussi être nocifs. Nos conseils.

Smartphones, tablettes, ordinateur, Internet, réseaux sociaux font partie de notre quotidien à la maison, au lycée ou dans la rue. « Ils ont impacté de façon importante la vie sociale dans toutes les classes d’âge, en particulier chez les jeunes qui en sont de grands utilisateurs » souligne une étude de l'observatoire régional de santé des Pays de la Loire parue en janvier 2016.

Pour contacter amis et proches ou consulter du contenu sur Internet, les mobiles et ordinateurs rythment nos journées. « J'ai un ordinateur dans ma chambre, je l'utilise en moyenne 2 heures par jour le soir, pour regarder des films ou des séries. Quant au smartphone, je l’ai en permanence dans la main. Je ne passe pas beaucoup d'appels : je l’utilise plutôt pour envoyer des sms à mes amis et aller sur Facebook ou Snapchat », résume Leelo, 17 ans.

« Les adolescents ont un rapport presque adhésif avec leur smartphone. C'est un peu comme un doudou sans fil. Il leur octroie un espace de liberté au sein du foyer.
Pendant que ses parents regardent la télé le soir, un ado va pouvoir tchatter avec sa copine dans son lit pendant plusieurs heures, au risque d'abîmer son sommeil 
», analyse Michaël Stora, psychologue et cofondateur de l'Observatoire des mondes numériques en sciences humaines (OMNSH). 

Car s’ils font partie de notre quotidien, les tablettes, smartphones, ordinateurs et leur contenu (Internet, réseaux sociaux….) ne sont pas sans risque pour notre santé. Mieux vaut donc prendre certaines précautions quand on les utilise.

Réseaux sociaux : prenez de la distance

Snapchat, Instagram, Facebook… Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser les réseaux sociaux pour communiquer avec nos amis, envoyer une photo ou suivre les dernières tendances en matière de mode vestimentaire ou alimentaire.

Mais il est parfois nécessaire de prendre du recul sur ce qui est diffusé. Certains défis en vogue sur la toile ne sont pas sans danger. Que penser par exemple du A4 challenge qui consiste à prouver que sa taille est plus fine qu’une page A4 ? « Un des principaux problèmes des adolescents, en particulier des filles en matière d’alimentation, est cette mode du « thin gap » (le fait d'avoir un espace assez large entre les cuisses) qui engendrent des problèmes de carences et de santé », prévient le professeur Patrick Tounian, chef du service nutrition pédiatrique à l’hôpital Trousseau à Paris. 

Attention aussi aux photos que vous publiez sur les réseaux sociaux. Les clichés dénudés peuvent engendrer des réactions et des commentaires pas toujours agréables, comme en témoigne le cyber-harcèlement et le cyber-sexisme dont sont de plus en plus victimes les internautes, en particulier les jeunes filles

Ce type de harcèlement sur Ia toile est d’autant plus redoutable qu’il a une portée publique et peut engendrer une souffrance psychique pouvant mener à la dépression voire au suicide si la victime est isolée. En cas de cyber-harcèlement, il ne faut donc surtout pas hésiter à se confier à une personne de confiance : ami, professeur, infirmière scolaire...

« Pour ma part, je n’utilise pas Facebook : ça ne m’intéresse pas de connaître la vie des gens, leur intimité. Je suis plutôt Twitter pour être au courant des dernières infos », témoigne Erwan, 20 ans. « De mon côté, je trouve ça un peu superficiel, poursuit Ambre, 19 ans. Je préfère communiquer en direct avec mes amis, leur envoyer un message, sans que tout le monde soit au courant ou, encore mieux aller les voir. »

Protégez vos neurones

Smartphone, wifi, bluetooth, le sans-fil est à la mode. Mais pour se connecter, les portables, tablettes et autres Mp3 utilisent des ondes. Et selon plusieurs études, elles pourraient présenter un risque pour la santé. L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) évoque notamment une « possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, chez les utilisateurs intensifs de téléphones portables (ceux qui téléphonent plus de 40 minutes par jour). »

Pour limiter les méfaits des ondes, il est donc recommandé d’utiliser son téléphone avec un kit main libre à fil (les oreillettes sans fil dégagent aussi des ondes) et de réduire la durée des conversations. Évitez aussi de téléphoner si la réception n’est pas bonne car les ondes sont alors plus fortes.

La nuit, éteignez votre smartphone, ou à défaut, programmez-le en mode avion. Moins inoffensif qu’un doudou, il ne doit pas se glisser sous l’oreiller ni même rester sur le matelas mais être placé à une bonne longueur de bras !

Au-delà du cerveau, d’autres organes doivent être protégés des ondes, c’est le cas du cœur et des organes génitaux. Le téléphone dans la poche de la chemise ou du jeans, on évite ! 

Et lors de votre prochain achat, privilégiez un téléphone avec un DAS (débit d’absorption spécifique) bas. Le DAS calcule le niveau d'exposition maximal de l’utilisateur aux ondes électromagnétiques, pour une utilisation à l'oreille. La réglementation française impose que le DAS ne dépasse pas 2 W/kg. 

SMS : gare à vos pouces !

Mais l’usage prolongé du téléphone portable peut aussi avoir de fâcheuses conséquences sur… les doigts !

Connaissez-vous la « textonite » ? C’est une nouvelle maladie qui s’est développé en même temps que l’usage des smartphones. Elle se caractérise par une tendinite du pouce et touche les utilisateurs acharnés de SMS qui rédigent des textos à longueur de journée.

Pour limiter les risques de développer une textonite, réduisez la taille de vos SMS, alternez les mains pour rédigez vos messages et faites des pauses  ! Pas besoin non plus de faire la course quand vous écrivez des SMS, au risque de fatiguer votre pouce.

Regardez devant !

Concentré sur le texto que l’on écrit ou le selfie que l’on est en train de prendre, on en oublie parfois le monde extérieur. Résultat : le nombre d’accidents liés à l’utilisation du téléphone portable ne cesse de grimper.

Collisions avec un passant, un skater, un cycliste ou un panneau de signalisation, les conséquences de l’accident peuvent s’avérer plus graves quand l’utilisateur du téléphone se fait renverser par une voiture du fait de son inattention.

Les jeux et applis ne font que renforcer cette tendance à la distraction. Certains chasseurs de Pokemon n’hésitent pas à braver des dangers pour parvenir à attraper une espèce rare !

Et évidemment ce sont les jeunes les plus concernés. Selon l’étude Opinion Way « Les piétons et le téléphone en ville » parue en avril 2016, 95 % des 18-24 ans déclarent utiliser leur smartphone pour téléphoner dans la rue, 92 % pour lire ou envoyer des textos ou mails et 79 % pour écouter de la musique. 

Ménagez vos oreilles ! 

« Avec le développement des supports nomades (smartphone, tablette, mp3…), le temps d’écoute de musique au casque est en augmentation notamment chez les jeunes générations », résume le docteur Anne Tallec. Or, l’écoute prolongée d’une musique au casque peut abîmer les oreilles et provoquer des acouphènes et à plus long terme la surdité

« Lorsque l’on écoute au casque de la musique même basse pendant plus d’une heure, on s’expose à des risques auditifs d’autant plus qu’on a tendance à augmenter le volume car les fichiers mp3 sont souvent de mauvaise qualité. 
Pour protéger ses oreilles, au bout d'une heure d'écoute, il faut faire des pauses », rappelle Johan Terrail, chargé de mission pour le projet risques auditifs, à l’association Avenir santé.

Pour bien dormir, on déconnecte !

Évitez aussi de vous endormir en écoutant votre lecteur Mp3 car si ce n’est pas bon pour vos oreilles, cela impacte aussi votre repos. « Lorsque l’on écoute de la musique, le corps sécrète des hormones de plaisir. Le cerveau n’est donc pas au repos et le sommeil n’est pas réparateur », poursuit Johan Terrail. 

Au-delà de son lecteur mp3, pour trouver le sommeil, il est important de se mettre soi-même en « mode off ».
« Les jeunes font souvent plusieurs choses à la fois : ils sont capables de tchatter tout en visionnant une vidéo ou en écoutant de la musique sur leur smartphone. Ces activités sont hyper stimulantes et retardent l’endormissement », analyse Sylvie Royant Parola, psychiatre spécialiste du sommeil. 

Équipés de diode bleues, très actives pour les rétines, les écrans des tablettes, smartphones et ordinateurs ne facilitent pas l’endormissement. Le soir avant d’aller vous coucher, optez plutôt pour un film sur le téléviseur de vos parents, un roman sur une liseuse ou sur un bon vieux livre en papier !

Isabelle Fagotat

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