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Nuit debout : des jeunes, militants ou pas, témoignent

Nuit debout : des jeunes, militants ou pas, témoignent
© Valérie François

Le mouvement « Nuit debout » dure maintenant depuis plusieurs semaines et rassemble chaque jour des centaines de personnes. Parmi elles, de nombreux jeunes, des militants, des spectateurs ou de simples visiteurs. Témoignages.

Nuit debout : du jamais vu

Youen est militant du mouvement étudiant. C'est la première fois qu'il assiste à un tel rassemblement. « On voit une jeunesse qui veut s’organiser (…) parce qu’elle manque de moyens d’expression et d’occasions de se rencontrer. »

Mao, elle, est étudiante en première année de géographie. Impossible pour cette militante engagée dans un mouvement politique de ne pas être présente. « Je suis pour une démocratie plus participative, je milite pour ça depuis plus d’un an. »

Victor, étudiant en digital business, semble ravi de cette mobilisation. « Avec Internet, on aimait bien s’indigner derrière nos écrans. Là c’est du concret, ça a l’air de marcher, donc c’est bien. »

D’après Julien, 23 ans, étudiant en chinois à Paris, « ça permet surtout de recréer du lien entre les gens. Il n’y aura pas de révolution demain mais, à mon avis, c’est le genre de mouvement et d’initiative qui vont pouvoir se remettre en place et recommencer ».

Un mouvement qui doit s’organiser ?

Depuis le début de « Nuit debout », chacun peut prendre part aux débats et s'exprimer sur n’importe quel sujet. Le mouvement s’organise. « Pour que le mouvement perdure, il est absolument nécessaire d’avoir une organisation », explique Mario, 25 ans. Cet Espagnol à la recherche d’un emploi ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec le parti politique espagnol Podemos fondé en 2014. « Avant la naissance du parti, tout était très organisé. L’organisation c’est ce qui donne du poids au mouvement pour qu’il puisse ensuite être actif politiquement. »

Miguel, étudiant en cinéma à Paris, espagnol également, rejoint l’avis de Mario. « Il serait intéressant que d’ici à quelques mois ou dans quelques années naisse un parti politique. Mais, pour le moment, je pense que c’est un mouvement en gestation. »

Margaux, 21 ans, prône aussi une organisation du mouvement. « Sans organisation, c’est le chaos. Cependant, je pense qu’il ne faut pas de leader mais des médiateurs pour donner des temps de parole, par exemple ».

Difficile de trancher pour Sarah, enseignante à Marseille. « On a tendance à avoir besoin d’organisation pour bâtir quelque chose parce que cela peut devenir compliqué, notamment pour des discussions qui rassemblent plusieurs centaines de personnes. » Mais pour conserver une totale liberté d’expression de l’ensemble des participants aux Nuits debout, elle ajoute « qu’il faut une certaine désorganisation dans cette organisation pour laisser place à la liberté ».

Guillaume Marchal

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FAQ
Militer, est-ce un métier ?

Non, le militantisme est une activité bénévole. Les militants se distinguent ainsi des personnes qui font de l’activisme ou de la politique leur profession.

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Quelles sont les activités d’un militant politique ?

Distribuer des tracts, faire du porte-à-porte, faire signer des pétitions, participer à des débats ou militer sur internet grâce aux réseaux sociaux.

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Puis-je militer ailleurs que dans un parti politique ?

Oui, il est possible de militer dans de nombreuses organisations : associations féministes, environnementales, pour les droits humains, syndicats lycéens ou étudiants...

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