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Retour en France : les démarches à ne pas oublier !

Retour en France : les démarches à ne pas oublier !
© Aaron Amat / Fotolia

Votre expérience à l’étranger touche à sa fin et vous prévoyez rentrer en France ? On parle souvent des démarches pour partir, mais il en existe aussi pour revenir. Assurance, recherche d’emploi, reprise d'études … Il faut parfois s’y prendre plusieurs mois à l’avance pour un retour en France réussi. Suivez le guide !

Le retour en France n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Anticiper son retour et prendre de l'avance sur toutes les démarches administratives qui vous attendent permet de vivre plus sereinement cette étape.

Vous souhaitez reprendre des études ?

Votre expérience au bout du monde vous a donné envie de reprendre des études à zéro ? Vous avez moins de 26 ans et vous souhaitez vous inscrire en première année de l’enseignement supérieur à la rentrée ? Rendez-vous sur le site Admission Post Bac (APB). Vous pouvez ouvrir un compte à partir de mi-janvier, et vous devrez saisir vos vœux de reprise d’études avant la mi-mars.

Lire aussi notre dossier sur la procédure APB.

Vous avez déjà validé une ou plusieurs années en France et vous souhaitez rentrer pour continuer vos études ? Renseignez-vous directement auprès de l’université que vous visez pour connaître la procédure d’admission. On vous demandera généralement d’envoyer un dossier de candidature (lettre de motivation, résultats des autres années…).

Besoin de faire reconnaître votre diplôme étranger ? En France, il n’existe pas d’équivalence juridique entre les diplômes obtenus à l’étranger et les diplômes français mais le Centre ENIC-NARIC France établit des attestations de comparabilité pour le(s) diplôme(s) obtenu(s) à l’étranger, www.ciep.fr Rubrique Diplômes et tests / Équivalence des diplômes - ENIC-NARIC.

Vous cherchez à travailler ?

Avant même de rentrer vous pouvez déjà commencer à regarder les annonces sur le site de Pôle emploi, de l’Apec ou les sites spécialisés dans votre domaine.

Vous pouvez vous rendre au consulat français de votre pays d'accueil. Les comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP) proposent une aide aux français à la recherche d’un emploi.

Valorisez votre expérience salariée ou bénévole
La VAE, validation des acquis de l'expérience, permet à ceux qui justifient d'au moins trois années d'expérience d'obtenir une certification. Vous pouvez vous adresser aux comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle, ou au consulat de votre pays d’accueil. Lors de votre prochain passage en France, rendez-vous dans un centre ou point information conseil de votre région afin de bénéficier d’un accompagnement personnalisé.
Plus d'informations sur  http://www.vae.gouv.fr/ 

Sans emploi, inscrivez-vous à Pôle emploi

Si avant de partir vous bénéficiez d’une indemnité chômage, vous conservez vos droits à l’assurance chômage à votre retour.
Si vous étiez affilié au Pôle emploi services quand vous étiez à l'étranger, à votre retour inscrivez-vous comme demandeur d’emploi. Vous pourrez sous certaines conditions obtenir une allocation chômage qui prendra en compte la base des salaires de l’expatriation.

En recevant l’indemnité chômage vous bénéficiez automatiquement de la couverture assurance maladie, assurance vieillesse et retraite complémentaire.

Si vous n’êtiez pas affilié au Pôle emploi services, vous ne percevrez pas d’indemnité chômage à votre retour en france. Vous pouvez néanmoins percevoir un revenu minimum, l’allocation temporaire d’attente (ATA). Elle est destinée aux travailleurs salariés expatriés  de retour en France et non couverts par le régime d’assurance chômage. Pour cela, vous devez justifier d’une durée de travail de 182 jours au cours des 12 derniers mois.

Si vous percevez une indemnité chômage par un pays de l’union européenne vous pouvez sous certaines conditions transférer vos prestations chômage en France.

Pensez à vous faire radier du registre des Français de l'étranger 

Avant de partir, prévenez le consulat de votre pays d'accueil, faites-vous désinscrire du registre des Français de l'étranger et rendez votre carte de français résidant. Cette démarche vous désinscrira automatiquement des listes électorales de votre centre de vote à l'étranger. Cette radiation vous permettra de vous réinscrire, à votre retour, sur les listes électorales de votre commune en France.

Souscrivez à l'assurance maladie

Plusieurs cas de figure, si durant votre séjour à l'étranger vous avez cotisé à la CFE (Caisse des français de l'étranger),  vous bénéficiez du maintien de vos droits pendant 3 mois.

Si vous touchez des indemnités chômage à votre retour, cette allocation vous ouvre des droits à l’assurance maladie.

Si vous n’avez aucune couverture sociale, vous pouvez demander à la CPAM de votre domicile de bénéficier de la couverture maladie universelle (CMU).

Laura El Feky

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FAQ
Comment fonctionne l’assurance-maladie à l’étranger ?

Si vous partez dans l’UE, la carte européenne d’assurance-maladie permet la prise en charge de vos soins pendant 1 an. En dehors de l’UE, ou si vous partez pour plus d’1 an, soit vous êtes détaché et vous cotisez à la Sécurité sociale française, soit vous êtes expatrié et vous cotisez au régime de votre pays d’accueil.

Partir à l'étranger
Où et comment paye-t-on ses impôts quand on travaille à l’étranger ?

Dans la plupart des pays, vos impôts sont retenus directement sur votre salaire. L’endroit où vous payez vos impôts dépend de votre domiciliation fiscale. Si aucune convention n’a été signée entre la France et votre pays d’accueil, vous êtes imposé dans le pays de votre domiciliation fiscale. Si vous êtes non-résident fiscal en France, vous payez vos impôts à l’étranger.

Partir à l'étranger
Peut-on transférer ses allocations chômage à l’étranger ?

Si vous touchez le chômage avant votre départ, vous pouvez le transférer dans un autre pays de l’UE pour 3 mois maximum. Pour cela, faites remplir par Pôle emploi le formulaire U2 (1 mois d’attente) et remettez-le dans les 7 jours après votre arrivée aux services de l’emploi de votre pays d’accueil.

Partir à l'étranger
Lorsque l’on travaille à l’étranger, est-ce que l’on cotise pour sa retraite en France ?

Détaché à l’étranger, vous cotisez au régime français d’assurance vieillesse. Expatrié (résidence hors de France supérieure à 183 jours/an), vous êtes affilié au régime de votre pays d’accueil et vous devrez réclamer votre retraite à son administration.

Partir à l'étranger
Combien de temps faut-il partir à l’étranger pour progresser en langue ?

Le plus longtemps possible, mais tout contact avec le pays, même court, est bon à prendre, à condition de faire l’effort de parler.

Etudes supérieures