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Le break de Jean : un an de volontariat en Hongrie pour s'ouvrir

Le break de Jean : un an de volontariat en Hongrie pour s'ouvrir
© J.M.

"Au départ, je voulais juste me rendre utile", confie Jean. Son bac en poche, il part en Hongrie dans le cadre du Service volontaire européen (SVE). Là-bas, il s’investit aux côtés d’adultes handicapés. Depuis ces quelques mois avec eux, il a construit son projet professionnel : il poursuit ses études pour devenir éducateur spécialisé.

À l’approche de son départ, Jean a eu quelques craintes. Comme toujours avant le grand saut. "J’avais un peu peur pour la langue. Le hongrois, c’est quand même une vingtaine de déclinaisons et pas de racines latines !" Mais ce qu’il a vécu l’an dernier reste pour lui "une très bonne expérience" qu’il conseille à tous ceux qui sont tentés par le volontariat.

"J'ai décidé de partir en Europe comme volontaire"

"Après mon bac ES (économique et social), j’ai eu envie de m’impliquer dans un projet concret sur le terrain. J’ai d’abord pensé aux chantiers de bénévoles et découvert par hasard l’existence du Service volontaire européen (SVE). Je suis donc entré en contact avec le CIDJ avec qui j’ai recherché un projet qui me corresponde, rencontré d’anciens volontaires et postulé dans différentes structures. J’ai envoyé une quarantaine de candidatures, reçu trois réponses positives et choisi de rejoindre un institut médico-professionnel hongrois pour travailler aux côtés d’adultes handicapés."

"Un peu angoissé avant le départ"

"Même si mes proches trouvaient mon projet intéressant, ils m’ont fait part de leurs craintes : se retrouver dans un pays qu’on ne connaît pas, loin de sa famille et de ses amis, sans savoir parler la langue locale, c’était un pari risqué ! Du coup, j’ai un peu angoissé. Mais je ne me suis pas découragé.
Sur place, j’ai pris trois mois de cours de hongrois enseignés en anglais pour apprendre les bases de la langue. Les éducateurs parlaient anglais. Avec les autres, j’ai d’abord réussi à créer des liens différemment, avec des sourires, des dessins, de la musique… Puis, au fur et à mesure, je me suis débrouillé pour échanger en hongrois.
J’ai aussi découvert la vie quotidienne en dehors de chez mes parents. C’était la première fois que j’avais mon logement et que je devais effectuer des tâches quotidiennes pour respecter les règles d’une colocation."

"J'ai créé un potager, organisé un voyage !"

"J’ai beaucoup apprécié la liberté que m’a laissée la fondation pour mener mes projets. Nous fabriquions des bougies, bracelets, etc., pour lesquels les adultes handicapés étaient rémunérés. Puis nous leur proposions des activités pédagogiques. Je me suis par exemple investi pour créer un potager et organiser un séjour d’une semaine en France.
Malgré ce que m’apportait cette expérience, ça n’a pas toujours été simple d’avoir envie d’affronter une nouvelle journée de travail sans pouvoir communiquer dans ma langue maternelle. Mais j’ai finalement échangé avec les responsables du centre et nous avons convenu de changer mes activités pour les trois derniers mois, notamment pour me permettre de souffler un peu grâce à un rythme de travail moins soutenu."

"Une bonne expérience pour découvrir mes capacités"

"Ce SVE m’a permis de mieux me connaître et de découvrir mes capacités. Ce projet en Hongrie m’a également confirmé mon envie de travailler dans le social.
Le lendemain de mon retour définitif en France, j’ai commencé une licence de psychologie, mais le fonctionnement de la fac n’a finalement pas répondu à mes attentes. Après mon année de pratique, le décalage a été trop important. J’ai donc envoyé des dossiers de candidature pour intégrer à la rentrée prochaine un DUT éducateur spécialisé. Je croise les doigts ! En attendant, je vais travailler en tant qu’animateur dans une association qui organise des séjours pour des enfants et adolescents autistes."

Aurélien est parti 6 mois dans l'Ouest canadien pour un séjour linguistique.
Autour de Vancouver, Aurélien a profité des nombreux espaces naturels.
Aurélien s'est aussi impliqué dans la promotion de l’écotourisme local.

Virginie Gruenenberger

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