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Le break d’Aurélien : six mois pour muscler son anglais au Canada

Le break d’Aurélien : six mois pour muscler son anglais au Canada
© A.J.

"Ces six mois à l’étranger, j'en avais besoin après deux années studieuses à la fac et un bac pro", raconte Aurélien. À 21 ans, il a travaillé pour financer son projet : décoller pour Vancouver et suivre des cours d’anglais. À son retour, il s’est inscrit en licence pro.

Après l’effort, le réconfort. C’est un peu la devise d’Aurélien, qui s’est beaucoup investi pour valider ses deux premières années de licence de géographie option climatologie et environnement. Pour ce titulaire d’un bac pro, acquérir la méthodologie nécessaire au travail en fac n’a pas été évident. Mais les résultats ont suivi et Aurélien s’est accordé un break au Canada avant de poursuivre sa formation… requinqué et content de son expérience !

Un départ à l’étranger, ça se prépare bien en amont !

"Je voulais partir dans le cadre du Programme Vacances Travail (PVT), mais je m’y suis pris beaucoup trop tard pour déposer ma demande. Ces visas-là partent en un temps record dès l’ouverture des inscriptions ! Un peu déçu mais pas découragé, je n’ai pas voulu renoncer à mon projet. Sans PVT, je pouvais quand même me rendre six mois au Canada, mais sans avoir le droit d’y travailler. Je me suis adapté. J’ai choisi de partir en séjour linguistique avec un organisme privé. Et très vite, j’ai décidé que ce serait à Vancouver. Le Québec, je trouvais que c’était un peu la facilité et je voulais surtout progresser en anglais. Et puis l’Ouest canadien fait rêver quand on veut, comme moi, travailler dans l’environnement ! D’ailleurs, j’ai été bénévole sur place dans une association impliquée dans la promotion de l’éco-tourisme de l’Ouest canadien."

Des petits boulots pour financer son break

"Le souci, c’est le coût d’un tel séjour. Au total, pour les 6 mois, avion, hébergement en famille d’accueil, nourriture et frais personnels compris, j’ai payé environ 10 000 euros. Et je ne suis pas très dépensier !
Évidemment, je n’avais pas un tel budget. Et comme mes parents n’avaient pas les moyens de m’aider, je me suis organisé autrement. Durant quelques mois, j’ai enchaîné les petits boulots en tant qu’agent routier et animateur commercial pour mettre de côté. J’ai aussi défendu mon projet avec le soutien de mon maire pour obtenir une bourse de la Région Ile-de-France de 500 €. C’était toujours ça de pris !"

Garder à l’esprit sa reprise d’études

"Avant mon départ, j’ai consulté mes professeurs de l’université de Versailles-Saint-Quentin, qui m’ont encouragé dans ma démarche. Je me suis aussi renseigné sur les formations qui m’intéressaient pour savoir comment se passaient les inscriptions.
Rentrer en mars m’a laissé quelques mois pour organiser mon retour aux études. Heureusement, car pour mon admission en licence pro Gestion des services de l’environnement au CFA (Centre de formation des apprentis) d’Alembert, j’ai dû passer des entretiens en mai, puis rechercher une entreprise.
J’ai finalement été recruté comme apprenti par une filiale du groupe Safran. Et je pense que mon expérience à l’étranger a joué en ma faveur. Mon niveau d’anglais a sans doute aidé pour intégrer un groupe présent à l’international. J’ai aussi mis en avant les initiatives environnementales que j’avais repérées au Canada, réputé pour être précurseur en la matière. Et j’ai bien sûr mentionné mon investissement dans le milieu associatif."

De bons souvenirs et l’envie de repartir

"Mon bilan de cette expérience ? Je garde de très bons souvenirs de mon séjour canadien. Ma famille d’accueil était géniale, j’ai été séduit par Vancouver et la nature qui entoure la ville. Les Rocheuses, notamment, c’est magique ! Et puis je crois que je me souviendrai toute ma vie de ma première rencontre avec un ours !
Après ma licence pro, j’aimerais repartir un an en Australie, en préparant cette fois mon dossier en amont pour profiter du PVT. L’idée serait de décrocher un boulot de guide dans un parc national."

Aurélien est parti 6 mois dans l'Ouest canadien pour un séjour linguistique.
Autour de Vancouver, Aurélien a profité des nombreux espaces naturels.
Aurélien s'est aussi impliqué dans la promotion de l’écotourisme local.

Virginie Gruenenberger

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